‹ La maçonnerie canadienne-française [microforme]Chapitre 40 sur 71 · NE | |; D · texte numérisé non relu

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les disciples d’une religion purement naturelle ? Or la Maçonnerie n’est que cela.

‘“ Le clergé protestant (en Allemagne) est en grande partie initié. Le culte protestant est exercé par des ministres qui ne croient pas même à la divinité de leur mission, puisque dans ces loges ils professent le rationulisme. Faut-il, dès lors, s’étonner que de tels hommes montrent si peu de zèle pour remplir une fonction qui n’est pour eux qu’un moyen d’existence ? Faut-il s'étonner qu’on ne les voit plus paraître au lit des malades et des mourants, qu’ils n'aient plus aucun souci de l’état de leurs ouailles... En un mot, faut-il s'étonner qu’ils soient si indifférents pour la plus belle et la plus importante partie de leur mission P

“ Quand les personnages les plus éminents d’une société apprennent dans les loges à xe considérer la foi du peuple que comme une vaine superstition … quand on les voit consacrer leur culte au #aturalisme… il faut s'attendre à voir un peuple dégénérer et rétrograder jusqu’à la barbarie.” (Eckert t. I. p. 124.) °

Que pensent de ces lignes les révérends maçons canadiens ? |

Auront-ils bonne grâce à parler à leurs ouailles de la nécessité de la Révélation quand eux-mêmes la rejettent positivement comme maçons ?

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Montreront-ils le Christ comme l’unique médiateur, quand ils nient en loge, et sa divinité et sa mission ?

Feront-ils encore appel à la Bible pour régler la croyance et les mœurs, quand la raison humaine, éclairée par la lumière maçonnique, est donnée comme suffisante pour mener l’homme à sa perfection morale ?

“ La religion de la Maçonnerie, dit le Rev. Day ‘ Brownles, c’est le pur déisme.

‘ Elle ne croit ni au Fils de Dieu, notre Sau- “ veur, ni à l'Esprit Saint, notre sanctificateur.

‘ Elle ne croit pas davantage à la Bible, puis- ‘“ qu’elle en arrache l'Evangile qui en est le cou- “‘ ronnement.

‘ Sa foi n’est rien autre chose que la pure raison.”

Etre chrétien et vouloir devenir franç-maçon, c'est une apostasie.

De quel nom pourrons-nous donc qualifier la conduite d’un homme qui, après s'être agenouillé devant l’autel maçonnique, monte en chair pour y prêcher la doctrine évangélique ?

Y a-t-il là manque d'intelligence religieuse ou hypocrisie délibérée et dégradante ?

Que nos révérends maçons répondent. (a)

(a) ‘En 1757, en Ecosse, le synode de Stirling, de la confession presbytérienne, adopta unc résolution privant les Francs-Maçons de toute participation aux sacrements, mais

ces dispositions ne furent pas appliquées.” (V. Mackay, Lexicon, p. 246.)

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