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rie? Où, les asiles fondés pour le pauvre, les hospices ouverts à la souffrance, les refuges offerts aux orphelins, aux abandonnés? Je regarde de toutes parts. Je ne vois rien de pareil, ou plutôt, au sommet de presque toutes les maisons de bienfaisance, j’aperçois la croix catholique, tandis que le triangle de la Maçonnerie ne brille qu'au sein des loges et sur le tablier des frères.
La franc-maçonnerie canadienne n’a donc pas pour but final la charité chrétienne, ou bien elle a singulièrement failli à sa mission.
Du reste, les statistiques officielles nous montrent clairement que la bienfaisance n’est pas du tout le but principal de l'Ordre ; pas plus ici qu'ailleurs.
Voici un tableau que je trouve dans l'annuaire maçonnique pour 1881.
Etat des recettes et dépenses de la Grande Loge de Québec de 1870 à 1880.
Années. Aumônes reçues. Cotisations. Charités.
1870 gnslesides BIODS : :. seubires OR Et dou éupe 1983 osocesoee 1872 OM L EME 1681 $ 10 1873 siisteriees 1663 150
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11] || 1 Années. Aumônes reçues. Cotisations. Charités TU 1875 $4000 2358 270 [MEN 1870 230 1576 510 EL 1877 260 2343 351 D!
ER (1 1878 126 1572 80 LI 1879 237 2049 433 ji 1880 240 1827 228 1 il Total... $5,103 $19,275 $2,032 , {ll A Voilà donc le bilan de la Grande Loge pour 10 pe ans.
| il Elle a reçu comme cotisation des | ORDER ati éranensessse ten rie $19,275 D'âmes charitables croyant naïvement P à la bienfaisance maçonnique... 5,103 d Sur ces 24,378 piastres, la Grande Loge a dépen- N sé en impressions, régalias, salaires d'officiers, $r4,577, et pour la charité la modeste somme de # 2032 piastres ! % 2032 piastres d’aumônes en 10 ans! dé Divisez cette somme entre les 68 loges qui ont ?
été fondées dans la province de Québec; vous aurez une moyenne de 28 piastres et quelques centins par loge, soit : dewx piastres de charité par
Charités.
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année ! Décidément, la franc-maçonnerie canadienne n’est pas une société de Saint-Vincent de
Paul.
Si les profanes comptent sur la MaÇonnerie pour soulager leurs infortunes, ils seront amèrement déçus dans leurs espérances.
En voici un triste exemple :
Le 8 juin 1881, un grand feu réduisait à la plus profonde misère des milliers de familles à Québec.
Le député Grand Maître pour le district de Québec et Trois-Rivières disait dans son rapport à la Grande Loge: (page 70.)
“Le 14 juin j'ai reçu du F. Melvin de St. Jean, New-Brunswick, une lettre m'informant qu’une somme d'argent avait été votée pour venir en aide aux maçons, victimes du grand feu qui a dernièrement ravagé notre ville... Heureusement, je pus le remercier de son offre bienveillante, &{ décliner l'assistauce qu'il offrait, car aucun membre de la maçonnerie n'en avait besoin.”
Et des miliers de familles étaient alors réduites à la dernière des misères ! Partout, on faisait des
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sppels à la charité! Partout, on tendait la main pour les pauvres incendiés !
Mais parce qu'aucun maçon ne se trouvait parmi les victimes, le fr. Ficht refuse l’aumône qu'offraient les frères de St. Jean, et regarde froidement souffrir ces milliers de malheureux !
Peut-on être à ce point sans entrailles et sans cœur ?