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LA FRANC-MAÇONNERIE DANS LA PROVINCE DE QUÉPEC EN

* Etablissement de la Grande Loge de Québec.

Prenant modèle sur les maçons du Haut Canada qui, en 1854, avaient fondé une Grandé Loge Indépendante, les Frères de Québec voulurent, eux aussi, avoir une autorité suprême absolue pour tout le Bas-Canada.

En 1869 ils fondèrent la Grande Loge de la Province de Québec, et demandèrent à la mére Grande Loge de Londres de la reconnaître. Mais l'Angleterre était alors dans un moment de mauvaise humeur. Elle refusa à sa fille canadienne l'émancipation demandée. La fille passa outre. Forte de se: droits et de l’encouragement que lui donnèrent les autres, Gdes Loges sœurs, elle se constitua en Autorité Maçonnique Suprême pour toute la province de Québec.

L'Angleterre irritée de cette action hardie refusa de reconnaître la Gde Loge de Québec et d'échanger avec elle ses Grds Représentants.

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Voilà 14 ans déjà que dure cette pénitence publique et rien ne fait prévoir une réconciliation prochaine entre la mère et ia fille. Cela n’a pourtant pas empêché cette fille de grandi et de prospérer. ‘Elle a été reconnue pour légitime par la “ plupart des Grdes Loges sœurs de l'Univers et ‘ elle entretient près d'elles ses Grds Représen- ‘ tants.”

Expliquons pour les profanes, la signification de ces relations officielles de la Franc-Maçonnerie.

L'Unité maçonnique, dans le monde, se maintient par la correspondance officielle des Grandes Loges entre elles, et les Grands Représentants qu’elles s’envoient mutuellement. Les Grandes Loges ainsi unies, se considèrent comme Sœurs. Elles travaillent en harmonie au but de l'Ordre, et se doivent réciproquement secours et protec-

tion. (a)

(a) V. Rebold : History of Free Masonry (Boston 1879) p. 364.

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L'on a bien souvent dit que notre Maçonnerie anglo-canadienne ne ressemblait nullement à ja Maçonnerie continentale; qu’elle n’avait ni le même esprit, ni les mêmes tendances, et qu’enfin vouloir la montrer en union ou en sympathie avec les maçons d'Europe, c'était la calommier gravement.

Les catholiques savaient pourtant bien qu'il n’y avait là ni calomnie, ni fausse représentation. Mais il fallait prouver leurs dires par des pièces officielles. Là était la difficulté. La Maçonnerie veille avec un soin jaloux sur le secret de ses loges.

Mais le Grand Maître Graham lui-même nous fait connaître ces relations de famille de la Grande Loge de Québec avec les Grandes Loges d’Europe.

Voici ses paroles :

‘ La Grande Loge de Québec est en communion fraternelle avec toutes les autres Grandes Loges du Dominion, ainsi qu'avec celles des Etats-Unis, la Grande Loge d'Irlande et plusieurs autres Grandes Loges d'Europr:et autres contrées.”

“Nous entretenons une correspondance fraternelle, et nous échangeons nos Grands Keprésentants avec la plus grande partie de toutes les Grandes

Loges FARENES de francs-maçons du monde

entier.” (a) (Grand Master’s address, p. 49.) Voilà un aveu qui est bon à noter.

Afin d’en mieux faire comprendre l’importanc”. donnons de suite la liste complète de ces Grandes Loges régulières de francs-maçons, avec lesquelles notre Maçonnerie anglo-canadienne entretient des rapports d'amitié si intime.

Je prends cette pièce textuellement dans lannuaire maçonnique pour 1881.

Grandes Loges de francs-maçons en correspondance régulière avec la Grande Loge de Québec et qui échangent avec elles leurs Grands Représentants.

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