PARIS
CIÎAMUEL, Éditeur
\j, RUE DE SAVOIE, O
PRÉFACE
Pleins de foi en leur mission, les savants contemporains ont voulu jeter à bas tout V antique édifice des philosophies et des traditions en criant \ « Plus de théories métaphysiques : de la critique et des faits ».
Minutieusement, avec un labeur ininterrompu de génération en génération ils interrogèrent la Nature vivante d,ans tous ses domaines, la Matière leur manifesta les secrets de la vie, qu’elle supporte et qu'elle manifeste, comme le ressort de montre manifeste V élasticité qui est son âme cachée. La vie à son tour leur dévoila son moteur secret, son principe et sa fin : dieu éternellement viv ant et éternellement aimant dans la Nature : l’esprit immortel présent dans V homme incarné.
Alors un grand trouble envahit les savants constitués en académies.
Les uns, rares oh combien! eurent le courage d'étudier les faits de l'Esprit comme ils auraient étudié ceux de la matière.
Les autres, aveuglés par l'orgueil et gonflés de suffisance, voulurent imposer des bornes aux possi-
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bilitès de la Nature et diviser les faits en faits dignes d’être observés par eux, et sérieux, et faits indignes de leur observation et négligeables. Comme si quelque chose était négligeable dans la Vérité.
Or ces vieilles idées touchant la Magie, les Etres spirituels, les Atmosphères psychiques invisibles et les actions à distance, ces idées enseignées depuis plus de 30 siècles dans les sanctuaires d'Egypte, on espérait bien ne plus jamais en entendre parler et on comptait les voir reléguées dans les oubliettes de l’histoire en compagnie des Sciences Occultes.
La découverte de l’Hypnotisme semblait devoir décourager à jamais les défenseurs du monde invisible, en mettant tous les faits étranges, sur le compte de l’auto, altèro ou pseudo-suggestion, la sacrosainte suggestion qui explique aux sceptiques de tout poil et de toute race les religions en même temps que les miracles, les héros aussi bien que les saints.
Mais, horreur, la suggestion, l’hypnotisme ouvrent tout grand la porte aux expériences de V extériorisation de la sensibilité et de la motricité et de là à la Magie dans toutes ses sections c’était bien la peine de tant se donner de mal pour asseoir sciei^tifiquement la négation de l’Esprit immortel et de Dieu ! On les retrouve tous deux au tournant de la route et, bien qu’on les injurie et qu’on les nie encore par coquetterie, avant vingt ans, ils auront tous deux reconquis leur droit de cité. Alors on verra que VEternel n'eid pas de meilleurs prêtres que ces savants qui l’interrogeaient en croyant se passer de lui et qui lui ode-
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valent le mcrile de ses œuvres dans V espoir d'inventer les lois immuables de V infini. Si ces recherches se terminent par la réconciliation de la Science du cceur et de celle du cerveau, le siècle, ne fait vraiment pas mauvaise figure dans VUistoire. Que les clergés perdent leur cléricalisme sectaire pour devenir des corps aussi savants que religieux, que les académies perdent leur aveuglement sectaire concernant tout ce qui touche au monde des Esprits et des âmes et deviennent des centres aussi religieux que savants, que Vhoynme digne de ce nom, découvre par la souffrance et l’humilité cette voie droite dans le milieu du philosophe chinois, aussi éloignée de Voltaire que de Loyola mais en combattant et n’injuriant personne, alors le mariage du Sauveur et de l’Esprit sera proche, l’humanité sortira triomphante de sa voie douloureuse et les sages répandront en silence la richesse la plus enviable de toutes, la seule qui survit à toidesles défaillances: la.vays.di] cœur.