L’HOMME ASTRAL
§ 1. — Le Corps Invisible de l’Homme.
Il esc presque impossible de comprendre les rapports de là Magie et de l’Hypnose si Ton ne connaît pas, au moins d’une façon générale, les théories de l'occultisme concernant la constitution de l’homme. Nos lecteurs habituels connaissent déjà les enseignements traditionnels à ce sujet ; mais il est nécessaire de rappeler certains points importants pour permettre à tout lecteur de saisir le caractère des expériences que nous allons relater.
Il y a une différence immédiatement perceptible entre un cadavre et un homme vivant, il y a aussi une différence sensible entre un crétin des Alpes et un homme en pleine possession de toutes ses facultés intellectuelles. Aussi l’occultisme a-t-il toujours enseigné à travers les âges que l’être humain était composé de trois principes : le corps physique ou le cadavre, la vie
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OU médiateur plastique (corps astral) qui anime chacune des cellules du corps physique et enfin l’Esprit immortel SC manifestant par l’intelligence et la volonté.
Et ici, il nous faut revenir encore sur une question primordiale :
L'existence d’un principe intermédiaire entre l'Esprit immortel et le corps physique est-elle une réalité ou une h]jpothèse philosophique ?
Les philosophes et les métaphysiciens, au chapitre « Médiateur plastique » de leurs dictionnaires, annoncent gravement « qu’admettre l’existence d’un principe intermédiaire entre l’âme et le corps, c’cst « reculer la difïîculté et non la résoudre ».
A cela il n’y a qu’un petit malheur. C’est qu’il existe des organes physiques destinés à entretenir la vie, sans que la conscience ait à s’en occuper le moins du monde et que les plus subtils raisonnements philosophiques ne parviendront jamais à détruire les fonctions du nerf grand sympathique. Quand je dors, « mon âme » n’agit pas sur moi et ne se manifeste pas à ma conscience (sauf dans les illogismes du rêve) et cependant cela n’empêche pas mon cœur de battre et mon estomac de digérer. Faut-il admettre avec certains philosophes que mon esprit immortel se livre lui-même à la douceur de la fabrication des excrétions organiques ? Si quelque raisonneurvoulaitsoutenirunetelle absurdité, l’anatomie et la physiologie se chargeraient de le remettre sur la voie de la logique en lui montrant, la première, que les muscles à fibres lisses existent et, la seconde, que les fonctions de la vie végétative sont indépendantes presque entièrement des actes de la conscience.
Comment se rendre compte des phénomènes de l’hypnotisme si l’on no possède pas quelques données même élémentaires de psychologie? Or, ces données que nous avons développées de notre mieux dans notre Traité Élémentaire de Magie pratique, nous allons les résu-
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mer aussi succinctement que possible en quelques pages.
Laissant de côté les fonctions de réparation et d’entretien du corps physique auxquelles préside cet inconscient, ce corps astral, ce médiateur plastique, comme on voudra l'appeler, nous allons nous occuper uniquement ici des fonctions psychologiques.
Les sensations que nous recevons du monde extérieur sont accompagnées d’appétits, d’impulsions, de passions qui viennent de nous-mêmes. Nous pouvons nous laisser aller à ces appétits et à ces impulsions ou nous pouvons empêcher cet entrainement. De là notre liberté.
Il y a en nous un être impulsif passionnel qui, dès qu’il a un désir, une envie, pousse tout l’organisme vers la satisfaction de cette envie et il y a un être raisonnant libre qui peut arrêter ces impulsions ou s’y laisser aller à son gré.
Fabre d’Olivet que nous considérons comme le plus éminent des psychologues modernes a représenté ces impulsions par des roues engrenées les unes aux autres.
Suivons cette voie et représentons cet animal qui est en nous, cet être impulsif par une roue engrenée sur d’autres petites roues qui entraînent les bras et les jambes. Nous aurons ainsi une image frappante des faits réels. La roue centrale, une fois mise en mouvement par un appétit ou un désir, entraînera les membres vers la satisfaction de cet appétit.
Comment représenterons-nous, dans ce cas, la volonté libre de l’homme ?
Par un frein quelconque agissant sur cette roue et pouvant soit arrêter la roue, soit la laisser tourner.
Deux mains tenant la roue en un point quelconque représenteront parfaitement ce frein.
Cette image très simple indiquera donc clairement ce que nous voulons dire. Il est temps maintenant de
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revenir à des considérations scientifiques. Cherchons quelques détails au sujet de l’action possible de l’esprit immortel sur le corps physique au moyen de cet intermédiaire dont nous avons parlé.
Le corps physique est l’instrument d’action sur lequel peut opérer l’esprit. Mais l’esprit n’ag-it pas directement sur les cellules de l’organisme qu’il veut mettre en mouvement, l’esprit utilise à cet effet une force spéciale qui est la. force nerveuse. Arrêtons-nous avant d’aller plus loin et donnons quelques images pour bien faire comprendre notre affirmation.
Quand je veux toucher une note d’un piano c’est mon cerveau qui est l’instrument de ce vouloir et pourtant CO n’est pas lui qui va accomplir l’action indiquée. C’est le bras, obéissant à l’impulsion du cerveau, qui va se lever et permettre à la main de toucher la note demandée. Dans ce cas, le cerveau e.st l’image do l’esprit, et le piano est l’image du corps physique. Entre le cerveau et le piano, il y a le bras, de même qu’entre l’esprit et le corps physique, il y a la force nerveuse. Dans les deux cas, bras ou force nerveuse, sont des instruments d’action.
Si mon bras est paralysé, c’est-à-dire si la force nerveuse ne réunit plus ce bras au cerveau, est-ce que cela veut dire que la volonté d’agir sur le piano est détruite ? Non n’est-co pas.
Eh bien si, pour une cause quelconque, l’esprit n’a plus à sa disposition de force nerveuse, il ne peut plus agir sur le corps physique, cela veut-il dire que cet esprit n’existe pas ? Personne ne le supposera et cependant voilà un des principaux arguments invoqués par le matérialisme pour nier l’existence de l’Esprit immortel. On confond l’opérateur et ses outils et on applique à l’opérateur les accidents arrivés uniquement à son outillage.
Veut-on une autre image d’un ordre différent ? Ce
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télégraphiste qui envoie une dépêche représente l’esprit, l'appareil qui reçoit la dépêche représente le corps physique et le courant électrique qui réunit le télégraphiste et l’appareil récepteur représente le médiateur plastique ou corps astral.
C’est toujours en confondant le courant électrique avec le télégraphiste que les matérialistes vont chercher des arguments. Nous jugeons inutile d’insister davantage. Nos lecteurs auront saisi l’importance et l’action de cette force nerveuse intermédiaire psycho-psychologique entre l’esprit et le corps. C’est à elle que certains auteurs ont donné le nom cVàme, disant que l’homme est composé d’Esprit, d’Ame et de Corps, Spiritus, anima, et corpus de saint Paul.
Cette force nerveuse a donc une importance considérable puisque c’est elle qui fait tout marcher dans l’organisme et c’est en agissant sur elle que l’esprit arrête net les impulsions de l’Être passionnel, de l’animal qui est en chacun de nous.
Mais pour cela il faut un exercice, il faut l’habitude d’étudier ses passions et de leur résister et beaucoup d’êtres humains ayant totalement perdu cotte habitude ont rompu volontairement les relations do leur esprit avec l’être impulsif et subissent passivement des impulsions qu’ils enregistrent et auxquelles ils ne résistent jamais. Ce ne sont plus que des moitiés d’hommes dont ils n’ont souvent que le nom.
Mais il ne faut pas croire que l’action de l’esprit se borne uniquement à arrêter les entraînements de l'être impulsif. A côté de cette fonction, purement passive, l’esprit en a une foule d’autres dont une est surtout capitale ; c’est la faculté de faire exécuter ses idées par l’organisme ou plutôt de plier l’organisme à l’exécution d’une idée fermement arrêtée. Cela s’exécute comme toujours par l’intermédiaire de la force nerveuse.
Par exemple, mon esprit conçoit l’image d’un triangle
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et veut réaliser cette image sur le plan physique, c’est à-dire la rendre matérielle d’idéale qu’elle est.
Aussitôt mon esprit présente cette image au corps astral, la force nerveuse se met en mouvement etvaactionner les cellules de la main pour leur faire reproduire, au moyen d’un crayon, l’image qui est dans le cerveau.
Dans ce cas, c’est l’esprit lui-même qui a mis en action les membres pour réaliser une de ses idées. Ce cas est bien différent de celui où l’organisme ayant faim, la main est « poussée » vers un étalage de boulanger. Mais l’esprit sachant qu’il va s’agir d’un vol, « arrête net » le mouvement du bras. Ces deux exemples nous semblent éclairer assez bien les deux cas. Nous n’entrerons pas davantage dans l’analyse de ce phénomène qui soulèverait d’importantes questions accessoires (morale, responsabilité, etc., etc.)
L’idée a une action toute spéciale sur l’être impulsif et peut le mettre en mouvement aussi bien que la sensation et, chose bien digne de remarque, l’esprit n’a pas à intervenir toujours dans la réalisation d’une idée ; l’être impulsif, « dressé par l’habitude comme on dresse un animal, » a le pouvoir de mettre, mécaniquement presque, les membres en action pour réaliser cette idée. Faut-il un exemple entre cent.
Une ménagère qui tricote en faisant la causette avec ses voisines répond au cas actuel. Qu’est-ce qui dirige les doigts? Qu’est-ce qui leur fait exécuter un dessin figuré parles mailles du tricot ? Est-ce l’esprit ? Pas le moins du monde puisqu’il est occupé à assembler des idées sur les potins des voisins. Qu’est-ce donc alors ? C’est ce que la philosophie contemporaine appelle « l’inconscient », ce que nous appelons « l’être impulsif » ou le « corps astral » et ce que le médecin appelle des « mouvements réflexes ». On peut lui donner une foule de noms ; mais il n’en est pas moins vrai que cela existe et existe bien positivement et que cela n’est ni
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l’esprit, ni le cadavre. Après appelez-le comme vous voudrez, pourvu que vous ayez bien compris son action.
Cet être impulsif a une intelligence personnelle qui lui permet d’exécuter une épreuve matérielle d’après un modèle donné d’une idée. Et ici la physiologie va nous fournir de précieuses indications.
De même que cet être impulsif faisait marcher les doigts de la ménagère pour lui faire assembler la laine d’après un dessin jadis appris et imposé par l’esprit, de même cet être impulsif construit et répare l’organisme d’après une forme type établie d’avance et sans que l’esprit ait à intervenir.
Je me suis écorché le bout du doigt et j’ai détruit une foule de ces fines ciselures caractéristiques des phalangettes. Est-ce que mon esprit va s’occuper de cette réparation ! On sait bien que non. C’est mon être impulsif, mon corps astral, qui va, silencieusement, refaire une aune ces petites ciselures « dans leur dessin primitif, » Il refait ainsi chaque morceau de moi-même d’après le modèle type que la nature lui a une fois fourni. Et c’est là ce qui explique comment nous gardons, ou à peu près, la même physionomie, alors qu’en moins de six ans, toutes les cellules de notre corps ont été détruites et remplacées plusieurs fois. Le « corps astral » est là qui accomplit sans fracas sa patiente besogne et qui modèle le corps physique d’après le type déterminé par la nature. Nous avons déjà consacré plusieurs chapitres de notre « Traité élémentaire de Magie Pratique » à cette action et nous n’y reviendrons pas. Qu’on se souvienne seulement de cette faculté qu’aie corps astral d’exécuter passivement « l’idée ».
On voit ainsi le double aspect sous lequel se présente à nous ce corps astral.
1“ En bas, dans ses relations avec le corps physique, il fait sa petite cuisine, transforme les aliments et va porter le chyle dans le sang, assiste à l’oxydation du glo-
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lüliil. (le veille I.i; CORPS ASTltA.1,.
El;it (le soimuell (naturel ou |)rovo(|ue, ET LE CORPS l'HYSlQUE.
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bule sanguin par l’air, à son électrisation par le fluide solaire, puis va reporter consciencieusement le sang, receleur de matière et de force, aux cellules qui en ont besoin. Il met en réserve dans le ganglion lymphatique la matière non utilisée, dans le ganglion sympathique la force non utilisée pour constituer la réserve de cette précieuse force nerveuse qu’il met à la disposition de l’esprit. Si l’organisme est attaqué, c’est encore lui qui le défend de son mieux, amenant au point menacé les réserves des cellules embryonnaires chargées de manger les microbes. Enfin c’est un travail de femme d’intérieur auquel l’esprit n’a rien à voir et le corps astral s’en acquitte de son mieux. Voilà pour le bas.
2“ Mais ce corps astral est aussi en relation avec les membres et les organes à fibres striées qui sont du domaine direct de l’esprit. En bas, le corps astral était le maître, ici il devient le serviteur. S’il a besoin d’aliments et qu’il pousse les jambes et les bras pour aller en chercher et si l’e.sprit ne juge pas le moment encore venu, toute l’impulsion est arrêtée par un coup sec imprimé à la force nerveuse par la volonté de l’esprit qui a toutes libertés, même dans certains cas, celle de se suicider en se laissant mourir de faim. Le corps astral, a beau réclamer de la nourriture, l’esprit ne lui en donne pas, parce qu’il a le pouvoir de résister à toutes les incitations de l’être impulsif, quand il le veut.
D’autre part, l’esprit n’a qu’à formuler un jugement, à fixer l’idée qu’il faut réaliser et aussitôt le corps astral se mettra en mouvement, consacranMous scs efforts à obéir dans la mesure de ses moyens, au maître tout-puissant.
Mais, encore une fois, pour que tout cela se produise il faut que l’esprit ait à sa disposition de la force nerveuse, c’est-à-dire que tout marche « physiologiquement ». Voyons ce qui se produit dans les cas où il manque un des facteurs de l’harmonie, dans le cas d’une marche « pathologique ».
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Je sors d’une longue maladie, je suis en convalescence. Que fait mon corps astral ? Il met les bouchées doubles et emploie toute la matière et toute la force disponibles à faire de nouvelles cellules pour remplacer celles que la maladie a emportées ou détériorées. Dans ce cas^ il ne reste plus assez de force nerveuse pour permettre à l’esprit d’agir activement, ce qui fait que mes facultés intellectuelles sont faibles, non pas parce que l’âme n’existe pas (argument matérialiste), mais bien parce que mon esprit n’a pas à sa disposition la force nerveuse nécessaire pour transmettre ses idées au corps physique. C’est le courant électrique, ce n’est pas le télégraphiste qui est faible.
Autre exemple. J’ai beaucoup travaillé tout le jour. J’ai soumis mon cerveau et tout mon système nerveux à un travail considérable. Queva-t-il arriver ?
A la fin de la journée mon esprit n’a plus assez de force nerveuse. Il cesse peu à peu ses rapports avec mon corps, je me sens fatigué et je m’endors, c’est-à-dire que mon esprit laisse la place libre au corps astral. Celui-ci profitant du sommeil, va vite refabriquer la force nerveuse usée, refaire les cellules nerveuses détruites et quand la force nerveuse sera en quantité suffisante, mon esprit entrera de nouveau en contact avec mon corps, » je reprendrai conscience de mon corps », je m’éveillerai frais et dispos, prêt à de nouvelles dépenses de force nerveuse.
Comprenez bien cela et vous verrez comme les arguments dits physiologiques des matérialistes sembleront ridicules et mesquins.
§ 2. — L’Hypnose. — La Suggestion.
Unfait des plus curieux c’est que le corps astral obéira toujours à l’idée quelle que soit l’origine réelle de cette idée. Voilà ce que les anciens connaissaient bien et qui
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formait une section de la Magie, voilà ce que Icscontemporains viennent de découvrir grâce aux phénomènes de l’hypnose. Examinons ces phénomènes.
Je prends un être humain impressionnable, c’est-àdire chez qui la force nerveuse est douée d’une grande faculté de déplacement, et par un procédé quelconque (procédéd’hypnotisation), jebrise subitement les rapports entre la force nerveuse et l’esprit. Aussitôt les yeux se ferment ou le regard devient fixe. L’esprit n’est plus en rapport avec le corps physique, je dis que mon sujet est hypnotisé.
Si, par des procédés appropriés, j’amène ce sujet àme parler ou à m’entendre, ce n’est plus que l’être impulsif, que rintclligence du corps astral qui est devant moi ; c’est la roue des impulsions saiis Le frein de la Raison, c’est une machine et non pas un être humain. C’est alors moi qui deviens l’esprit de ce sujet et son corps astral réalisera mes idées et exécutera mes ordres aussi passivement qu’il réalisait les idées et exécutait les ordres de l’esprit qui dirige son propre corps. Voilà la clef de ce qu’on appelle la suggestion.
On ne saurait trop insister ici et des exemples me paraissent nécessaires. J’ai comparé jadis l’être humain à une équipage dont le cocher représente l’esprit, le cheval représente le corps astral et la voiture représente le corps physique.
Le cheval obéira à celui qui tiendra les guides et, si l’on attache les bras du cocher et qu’un autre prenne les guides, cet autre conduira la voiture où bon lui semblera sans que le cocher puisse être rendu responsable. Voilà l’image des transformations produites par la suggestion.
L’idée venue de l’extérieur agit d’autant plus fortement que l’esprit a moins d’action sur l’être impulsif et peut moinsarrêter ses emportements. Aussi tous ceux qui veulent augmenter la puissance des sensations ou des idées venues de l’extérieur sur leur sensibilité, brisent-ils
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peu à peu les rapports entre l’esprit et le corps physique en dispersant leur force nerveuse. L’alcool, l’opium et ses dérivés, le haschisch brisent, de même que les procédés de l’hypnotisme, l’harmonie psychique et prédisposeront à cette dispersion des forces nerveuses, soit pour le bien, soit pour le mal. L’entrainement magique a pour but, au contraire, d’augmenter au maximum la puissance et le contrôle de l’esprit sur l’Être impulsif.
Un sujet hypnotisé disperse sat force nerveuse. C’est là encore un point de doctrine connu des anciens et qui vient d’être expérimentalement retrouvé par M. de Rochas ainsi que nous le verrons parla suite.
Une suggestion donnée pendant le sommeil peut se manifester aprèsle réveil du sujet ; mais alorscette suggestion détermine un mouvement de l’être impulsif dont l’esprit ignore l’origine ; mais qu’il peut arrêter s'il en a l’hahitude. Les personnes habituées à suivre passivement toutes leurs impulsions ne chercheront pas davantage à résister à une impulsion hypnotique qu’à un désir quelconque de l’état de veille. Mais les personnes volontaires, habituées à dominer leurs entraînements, résisteront parfaitement à une impulsion hypnotique et s’évanouiront plutôt que d’accomplirune suggestion qui déplaît à leur conscience. Nous eu avons eu plusieurs exemples frappants dans le cours de notre carrière médicale
Quoiqu’il en soit, le sujet hypnotisé est un précieux instrument d’investigation dont nous allons nous servir pour explorer le domaine de la magie, ou plutôt quelques sections de ce domaine. Nous n’avons d’autre but que de poser des questions à résoudre et de formuler des hypothèses. Nous attendrons ensuite avec confiance le jugement du temps pour justifier, sinon nos expériences, du moins les immuables théories de la tradition qu’elles ont la prétention d’éclairer.
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§ 3, — Comment produit-on l’Hypnose ?
[Etats superficiels).
Toute excitation anormale d’un des centres impulsifs produit la rupture des rapports qui unissent l’être impulsif à l’homme de volonté.
De là, l’existence de certains états psychiques qui se manifestent dans l’être humain et aussi dans les animaux, états qu’on a classés sous le nom général d’Hypnotisme et de Magnétisme.
Le Magnétisme, qui utilise les forces fluidiques émanées de l’être humain, est une des branches expérimentales de la Magie ainsi que l’a fort bien vu le baron du Potet ; mais ce n’est pas tou/e la. Magie comme une étude trop superficielle a pu le faire dire, car on diercherait vainement dans cette « Magie dévoilée » une description quelque peu sérieuse des Astres et de la détermination pratique de leur influence.
L’Hypnotisme forme, ainsique l’a fort bien démontré M. de Ptochas, une sorte de transition entre l’état de veille et les états magnétiques désignés par l’expérimentateur précité sous le nom « d’États profonds do l’Hypnose ».
Laissant donc de côté toutes les discussions théoriques, nous allons voir quels sont les différents moyens pratiques qu'on peut mettre en usage pour déterminer l’hypnose chez un être humain.
Nous classerons ces pratiques de la façon suivante :
1“ Détermination de l’État de réceptivité hypnotique du sujet ;
2” Hypnotisme du sujet ;
3“ Détermination des phases et états profonds de l’Hypnose ;
4“ Différents procédés de réveil des sujets.
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