MIROIR. — AUTEL
Une fois les invisibles évoqués par les paroles et les parfums, quand la substance psychique mise à leur disposition leur a permis de se matérialiser suffisamment, il s’agit de multiplier et de faciliter le moyen de manifestation. C’est alors qu’on place entre l’opérateur et les êtres ambiants, un écran formé d’une substance qui réfléchit la force psychique et les images astrales sans les absorber. Le cristal est particulièrement remarquable à ce point de vue. De là l’emploi des miroirs magiques (2).
Mais le plus simple et, souvent aussi, le meilleur des miroirs magiques, c’est la coiq)e de cristal remplie d'eau pure, parce que l’eau attire violemment le fluide psychique et fixe les images que le cristal réfléchit ensuite très facilement.
Nous avons répété très souvent la fameuse expérience de Cagliostro (vision dans la carafe ou la coupe) et no as avons obtenu de surprenants résultats, non seulement avec de jeunes enfants, mais encore avec des personnes de tout âge. Mais revenons au sujet.
Le sujet était placé au milieu du cercle, on évoque le père du sujet (ce père est encore vivant).
Rien ne se produit.
Le sujet déclare ne rien voir. (Si, dans ce cas, il y avait influence de la suggestion le sujet aurait certainement vu.) On appelle trois fois le père au nom d'Anaël. Résultat également négatif.
On fait a'ors un miroir mngique au charloon.
Aussitôt le Père évoqué apparaît dans le miroir. Le
(1) Cf. Sédir ; les Incantations ; in-18, dessins ; Chamuel 1897.
(2) Voyez l excellente étude de Paul Sédir, sur les Miroirs magiques, 1 vol in-12. Chamuel, 1895,
sujet le voit, Le pere est très changé, pâle. Sa figure est glaciale.
L'autel magique
Un assistant ayant la main du sujet évoque MENTALi-MENT un être défunt.
Le sujet décrit une apparition dans le miroir. L’être qui apparaît n’a pas de barbe, on ne voit pas ses cheveux, etc. (suit la description qui correspond bien, paraît-il, à l’être évoqué).
Le sujet est amené devant l'autel magique.
Le m’avoir doré apparaît resplendissant et entouré d’anges aux ailes dorées et aux corps blancs.
Le Pentagramme de l’autel magique apparaît entouré d’une belle lumière bleue.
L’Epée magique consacrée est lumineuse et cette lumière se relie à celle du Pentagramme.
La Croix Martiniste consacrée est entourée d’anges rouges à genoux qui prient.
Le sujet assiste au début d'une cérémonie magique.
Quand la cérémonie magique est commencée tous les objets de l’autel sont lumineux et sont gardés par un ou plusieurs anges.
A mesure que la cérémonie s’avance et pendant les coups de gong les anges chantent en volant autour de l’autel.
§ 2. — Manuel opératoire pour les noms magiques
Le sujet étant dans le cercle fermé on écrit avec de la craie sur un tableau placé à l’orient en dehors du cercle et par terre, les noms sur lesquels on désire expérimenter.
Le sujet voit d’abord une fumée blanche sortir du nom ; puis cette fumée prend consistance et l’apparition se dessine.
On efface ensuite le nom et on en écrit un autre.
Explication. D’après nous ces apparitions sont uniquement formées par astrale du nom invoqué.
Cette image astrale peut être aussi modifiée par les
LA MAGLK ET L’HYTXÜSE
idées personnelles du sujet quand il connaît le nom inscrit.
Le sujet est dans le cercle fermé ; on écrit au dehors les noms suivants : (en n’écrivant qu’un nom à la fois qu’on efface avant d’écrire le nom suivant).
Anael. Le sujet est heureux. Il voit un ange protecteur, blanc qui flotte à 0 m. 40 c. environ de terre. Le sujet se met à genoux et embrasse l’ange.
Raphaël. Un ange avec un manteau rouge.
Uriel. Un ange sombre et noir.
Le sujet étant dans le cercle, on écrit d*après la méthode habituelle les divers noms suivants :
Bouddha. — Le sujet ne voit d’abord rien et refuse de l’appeler. Invité à l’appeler, le sujet voit un être jaune et éblouissant. ,
Le signe de croix et la croix dessinée qui chassent les mauvais esprits, n'ont aucune influence sur l'être présent.
Allah. — Etre bleu, superbe, plus grand qu’Anaël. Le sujet embrasse cet être.
On évoque Anaël
Anaël se présente et se met à genoux.
Mahomet. — Etre méchant et laid qui fait peur au sujet. Le signe de croix fait disparaître cet être
Allah. — Etre resplendissant de lumière bleue, très sympathique au sujet. Le signe de la croix n’a aucune influence contraire sur cet être.
Bouddha. — Etre resplendissant vêtu de jaune éclatant et qui peut entrer dans le cercle, même quand il est fermé.
On fait le signe de croix, cet être fait un salut, mais reste impassible.
LA MAÜIE ET L’ilYTXOSE
Le nom ILVE.
L’almos])hère devient multicolore, une multitude d’anges aux ailes blanches portant le sceau de Salomon inscrit sur le front vont et viennent. Ils font entendre (pour le sujet) une musique ravissante.
{Expérience de contrôle de Sédir.)
Salomon. — Ce nom était écrit en caractères hébraïques; le sujet vitun pentagramme puis un hexagramme se former dans l’air. Au milieu de l’iiexagramme se forme une tête majestueuse d’homme brun. Il a une auréole et, sur sa robe blanche, une étoile brillante.
{Expérience de contrôle de Sèdir] .
Bouddha. — Le sujet voit se former un cercle d’un jaune resplendissant au milieu duquel apparaît une tête orientale immobile, les yeux mi-clos et ayant l’air d’un sphinx.
{Expérience decontrôle de Sédir.)
§ 3. — Mode expérimental pour l’étude des signes
Le signe mie fois tracé sur le tableau, on note d’abord la description faite par le sujet. Ensuite on remet au sujet l’épée en lui ordonnant de piquer les signes les uns après les autres. On note alors les réponses du sujet et ses actes.
Les expériences montreront l’utilité de cette pratique.
Le sujet étant dans le cercle, quatre lettres hébraiquessont disposées aux quatre point? cardinaux : iod à l’orient ; hé au nord ; vau à l’occident ; hé au nord.
Au nord où a été placée la lettre hé le sujet déclare voir une tête appartenant à une très bonne influence.
C’est en interrogeant cette tête que le sujet obtient
le moyen de sortir du cercle en dispersant avec une épée les têtes groupées à l’extérieur.
Cercle ouvert. Dans les mêmes conditions, le sujet étant replacé dans le cercle et le cercle étant ouvert les lettres sacrées s’opposent à l’entrée des mauvaises influences dans le cercle. Le sujet décrit un bon ange qui entre dans le cercle et chasse les mauvaises influences groupées à l’entrée.
Le sujet est placé en dehors du cercle fermé. Il admire Anaël qui est dans le cercle. Mais le sujet refuse d’entrer dans le cercle.
On évoque la mauvaise larve. Aussitôt le sujet saute et entre dans le cercle.
Une fois au milieu du cercle le sujet décrit la larve qui est sombre et lui fait peur. Le sujet fait le signe de la croix, aussitôt la larve disparaît.
Le suiet étant placé dans le cercle fermé et tenant Vêpée, on dessine devant lui les signes suivants en priant le suiet de les piquer avec l’épée.
Une main ouve>-te.
Le croissant des musul.
mans.
Le nombre 1 dans un cercle.
Le nombre 4 dans un cercle avec le nombre 1 sur le 4 (signe de saint Martin.)
Pique très volontiers.
Refuse de piquer. Il a peur de ce signe. L’ange (qui est dans le cercle) dit au sujet de piquer sans crainte, ce qui est fait, mais avec hésitation.
Le sujet refuse de piquer. — Le refus persiste malgré toutes les sommations.
Avec beaucoup d'hésitation le sujet pique le signe. Aussitôt le sujet s’évanouit.
LA MAGIE ET L’ilYPNOSE
Le sujet ôtant dans le cercle fermé (voy. ci-dessus), on demande au sujet quels sont les signes préférés par lui ;
Du triangle ou du carré.
Du triangle, du carré ou du sceau de Salomon fl’hexagramme).
Le Pentagramme.
Des nombres 1, 2, 3, 4, 5, 6,7.
Quel est le plus beau et après
Des signes des nombres
Le point pour 1.
Deux parallèles pour2.
Le triangle pour 3.
Le carré pour 4.
L’hexagramine pointé pour 7.
Il préfère le triangle.
Le sceau de Salomon.
N’est pas aimé du suiet.
R. le 4.
R. le 2.
Le sujet aime le point et l’hex. pointé (1 et 7) et n’aime pas les autres signes.
Il semble exister une différence potentiel les signes et le sujet
1®' Cas. — Le courant va des signes au sujet (alors les signes sont dits mauvais).
L’épée mise en contact avec le signe plus faible que le sujet soutire la force de ce signe et le sujet déclare se trouver bien et piquer avec plaisir.
2® Cas. — Le courant va du sujet au signe. Mais si le signe est bon, puissant, il est plus fort que le sujet et alors, dès que la pointe de l’épée touche le signe, le courant va du sujet vers le signe c’est-à-dire que toute la force du sujet passe dans le signe et, en quelques secondes, le sujet s’évanouit. Réveillé dans cet état, le sujet est très faible pendant plusieurs jours.
Pour redonner au sujet toute la force perdue il suffit
LA MAGIE ET L’iIYENOSE
de poser le pommeau de l’épée sur le signe et la pointe de l’épée sur le cœur du sujet. Aussitôt le sujet reprend toute la force emprisonnée dans le signe et l’évanouissement disparaît.
Le sujet étant dans le cercle on lui présente diverses, figures magiques ainsi qui des nombres.
Le Sceau de Salomon fait apparaître de petits anges bruns dirigés par un homme vêtu de rouge.
Le chiffre 4 fait ajiparaître un ange brun d’origine jupitérienne.
Le pentagramme fait apparaître un ange vénusien portant sur le front le sceau de Salomon.
Le signe de Jupiter tracé dans un cercle, fait apparaître des êtres très laids et menaçants.
{Expérience de contrôle de Sédir.)
Des êtres fort laids et menaçants sont venus quand on a enfermé le signe de Jupiter dans un cercle-
Le signe de Jupiter tracé en l’air avec l’épée leur cause de la frayeur sans les faire partir. Ils di.sparaissent, à l’exception de leur chef, quand on traee le signe de la croix avec l’épéo. Pour faire disparaître le chef il faut le dissoudre avec l’épée.
{Contrôle de Sédir.)
Le chiffre 4 enfermé dans un cercle fait apparaître des hommes à turban de figure brune, portant le signe de Jupiter sur le front et qui se retirent en jouant une marche très belle et d’un rythme lent.
{Expérience de Sédir.)
La croix fait apparaître un homme brun vêtu de rouge avec une croix noire sur la poitrine.
{Expérience de Sédir).
LA MAGIE ET L’iiYPXOSE
De l’Etude des cérémonies.
Nous avons fait quelques expériences très curieuses sur l’étude des cérémonies religieuses au moyen de sujets hypnotisés. Nous avons employé deux méthodes à cet effet.
La première méthode consistait à emmener un sujet préalablement hypnotisé à l’état de rapport dans une église pendant la messe et dans un temple après avoir donné la suggestion de se rappeler les détails vus sans aucune omission. On faisait ensuite raconter au sujet ce qu’il avait vu.
La seconde méthode consiste à évoquer l’image 3.strâle d’une cérémonie et à faire décrire immédiatement ce que voit le sujet.
Nos recherches sur ce point sont trop récentes pour que nous puissions poser autre chose que deshypothèses. Nous allons donner deux ou trois expériences cependant pour permettre à nos lecteurs d’opérer de leur côté.
Une Eglise catholique au moment de la communion.
Une sorte de lumière éclatante sort de certains fidèles en prière cette lumière sort au niveau du cœur et vient se condenser autour du prêtre qui en est couvert. (Les fidèles qui viennent là uniquement pour « la forme » n’émanent aucune lumière).
Une lumière resplendissante entoure le calice qui contient les hosties sacrées, chaque hostie , est lumineuse.
Cette lumière vient se fondre dans celle du prêtre et dans celle du communiant.
L’intensité de lumière qui entoure le prêtre semble dépendre directement du nombre de fidèles réellement lumineux .
Un temple protestant un jour oii plusieurs communions
eurent lieu.
Même émanation lumineuse de la part de certains fidèles.
Cependant les lumières ne se condensent pas avec unité autour du pasteur, elle restent autour des fidèles.
Par contre les espèces de la communion (pain et vin) sont aussi très lumineuses et la fusion de lumière du communiant avec celle des espèces a lieu au moment de la communion.
Nous avons borné jusqu’à présent nos expériences à ces deux cultes.