‹ La Maigreur et L'AmaigrissementChapitre 6 sur 20 · CHAPITRE PREMIER GÉNÉRALITÉS. — DÉFINITIONS · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER GÉNÉRALITÉS. — DÉFINITIONS

Chacun sait ce qu'on entend par le terme maigreur, et les définitions qu'on en pourrait donner ne vaudraient pas la conception très nette que le mot évoque en l'esprit : 1l en est de même pour amaigrissement et émacialion, termes qui désignent une diminution graduelle de la corpulence et du poids du corps au cours de différents états pathologiques.

I est plus difficile de s'accorder sur le point de savoir où commence la maigreur; le seul examen du facies ou de l’habitus extérieur ne suffit pas pour décider si un individu doit appartenir à la classe des maigres ; comme il y a de faux embonpoints, il y a de fausses maigreurs : la forme plus ou moins anguleuse du visage, la gracilité des membres ou de la taille ne fournissent que des renseignements erronés ou tout au moins inexacts. (

Un des meilleurs moyens d'apprécier la corpulence est de diviser le poids du corps exprimé en kilogrammes par la taille exprimée en décimètres ; le quotient ainsi obtenu sert à comparer les individus au point de vue de

l'embonpoint. Pour M. Boucuarp, chez l’homme normal

moyen ce quotient — 4,2, chez la femme normale, moo1ds ; RE :

moyenne => — 3,09. Il est presque inutile de faire ù Hauteur 9 PAOES

remarquer que ce ne sont là que dés données très approximatives ; en effet, le poids ne dépend pas seulement de la quantité de graisse, ne se mesure pas au volume de l’embonpoint, mais est aussi en rapport avec les masses osseuses et musculaires. Enfin, 1l est des causes d'erreurs pathologiques qu'il suffit de signaler (tumeurs, ascites, , : Poids etc.). Mais dans la pratique, le rapport ten peut

suffire comme point de comparaison.

Les moyennes établies par Quérezer vont nous donner

d'utiles renseignements.

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