‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 125 sur 235 · Aristophane, Paix · texte numérisé non relu

Aristophane, Paix

7. Thucydide, VII, 27. Défection analogue de trois cents esclaves syracusains (Polyen, I, 43).

8. Plutarque, Thésée, 36; Schol. d'Aristophane, Chevaliers, 1312; Michel, 5o7 (BCII, XIV, p. 177, Foucarl).

118 LA main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GRÈCE

Déméter ', en Sicile le temple des Dieux Paliques ^^ à Gortyne plusieurs lieux sacrés, jouissaient du même privilège^. Il s'installait là à demeure, peut-être avec la faculté d'y faire un petit commerce pour vivre ^, et s'il lui répugnait de rentrer chez son maître 5^ il pouvait demander que celui-ci le cédât à autrui''. Il est douteux que la vente fût alors forcée; mais j'imag-ine que le maître g-énéralement s'v décidait. A Andanie, le prêtre appréciait les griefs de l'esclave, et s'ils ne lui paraissaient pas justifiés, il le restituait à son maître'. Parfois, c'était dans un endroit quelconque, par exemple dans un moulin, que l'esclave allait se cacher ^, ou bien encore il franchissait la frontière. Souvent le maître courait lui-même à sa poursuite ^. S'il ig-norait le lieu de sa retraite, il faisait par l'intermédiaire du crieur public une annonce indiquant le nom, le sig-nalement, le costume de l'esclave, et la récompense promise à qui le ramènerait '". Des gens de bonne volonté répondaient souvent à cet appel ". Nous avons le texte d'un décret où le peuple athénien félicite un Chiote d'avoir renvoyé en Attique des esclaves marrons qu'il avait découverts dans son île '-. C'était de la part d'un Etat un acte peu amical que d'accueillir sur son territoire les esclaves originaires d'im Etat voisin : tel est le reproche que les Athéniens adressèrent à Mégare avant la guerre du Péloponnèse '■\ Les conventions diplomatiques stipulaient volontiers l'obligation réciproque de repousser les fugitifs'^, et le roi de Macédoine Persée,' pour gagner la sympathie des Achéens, ne trouva rien de mieux que

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