‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 135 sur 235 · WF · texte numérisé non relu

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Mais ce qui primait tout, c'était réducation de la gouvernante et de l'intendant. 11 est vrai qu'à examiner les vertus qu'on exi- «^eait d'eux, il était dilïicile d'en trouver qui fussent pleinement satisfaisants. Xénophon recommande d'établir comme • gouvernante « celle qui paraîtra le moins portée à la gourmandise, à la boisson, au sommeil, à la fréquentation des hommes, qui de plus aura une excellente mémoire, et qui sera capable soit de prévoir les punitions que lui vaudra sa négligence, soit de songer aux movens de plaire à ses maitres et de mériter leur considération ». Les maîtres, ajoute-t-il, gagneront son alfection en l'associant à leurs joies et à leurs peines ; ils l'intéresseront à l'accroissement de leur fortune, « en la tenant au courant de leur position et en partageant leur bonheur avec elle » ; enfin ils développeront en elle le sentiment de la justice, « en plaçant l'homme juste fort au-dessus de l'homme injuste, et en montrant que le premier vit plus riche et plus indépendant que l'auti^e ' ». Quant à l'intendant, il faut qu'il soit intelligent, honnête, soigneux, dévoué, rompu à son métier, et qu'il ait de l'autorité. Il n'est pas mauvais qu'il aime l'argent, car alors on aura prise sur lui ; mais il ne doit j)as être ivrogne, dormeur ou sensuel '. Des gens si heureusement doués passaient pour être de véritables trésors ■', et les maîtres s'inspiraient le plus possible de cet idéal, lorsqu'ils dressaient leur personnel.

Une autre catégorie d'esclaves était celle des esclaves industriels. Quand les auteurs nous signalent un atelier, ils nous le représentent en général peuplé d'esclaves. Dans les Mémorables, Xénophon nomme vm meunier, un boulanger et des tailleurs mégariens et athéniens, qui font travailler chez eux des^ouvriers achetés en pays étranger ''. Gonon occupait des esclaves passementiers et des droguistes^; Léocrate et Sophillos, le père de Sophocle, des esclaves forgerons'^; Théodoros, le père d'Isocrate,

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