‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 137 sur 235 · Démosthène, XXXVII · texte numérisé non relu

Démosthène, XXXVII

8. CIA, II, 834 h (add.), col. II, I. 31 : Koç-.voi Tor(;) or.uiocîîo'.? àva/ùiax-. (-0) 'EXsy^ivtov.

9. Ibid., IV, 2, 83i h, col. I, 1. 44 : "0?('Jv)Tpa (7:5r;o)o'j, o) o[ or.ao^'.O'. îpvârovTat.

10. Aristote, Gouv. des Athén. , 54 : 'Oooroioù; -ivT£, oU -ç.oi-i-%/.-ï<. OT)(AOaîouç IpY^Ta; ï/o-ji'. ta; ôooù; iz'.i/.Euâri'.v.

11. ScHOL. d'Aristoph.\ne, Guêpes, 1007 (d'après Andocide). Peut-Atre l'individu était-il un comptable, et non pas un ouvrier.

Il n'était pas rare qu'un industriel confiât à autrui la police de de son atelier. « La science du maître, dit Aristote, consiste dans l'usage qu'il fait de ses esclaves. Elle n'a rien d'ailleurs de bien considérable ni de bien important; il suffît de savoir prescrire ce que l'esclave doit savoir accomplir. Aussi tous ceux qui peuvent se dispenser de cette peine en donnent-ils la charg-e à un intendant, tandis qu'eux-mêmes se lancent dans la politique, ou étudient la philosophie'. »

Ces régisseurs étaient d'ordinaire des esclaves ou des affranchis. Il n'est pas sûr que Moschion, l'esclave du droguiste Conon, remplît cet office; car Démosthène l'assimile aux autres ouvriers, tout en déclarant qu'il était très avant dans les bonnes grâces de son maître, et qu'il en profitait pour le voler''. Mais il n'y a pas d'hésitation possible pour Midas, l'esclave d'Athénogène. Celui-ci avait à Athènes une parfumerie oîi il vendait, à ce qu'il send)le, les produits de son industrie en même temps que les articles de ses confrères -^ Midas, qu'il y avait installé à sa place, le gérait à sa guise. 11 engageait les dépenses, encaissait les recettes et contractait des emprunts, mais toujours au nom d'Athénogène, à qui il rendait compte tous les mois. Quant à lui, il n'encourait de ce chef aucune responsabilité propre. Le passif engendré par ses opérations retombait sur celui dont il était le préposé ;« et cela est équitable, remarque Hypéride, car si un esclave a fait une bonne affaire ou que son industrie marche bien, le bénéfice en revient au maître ^. » Aussi, lorsque Athénogène. céda son fonds, toutes les dettes dont Midas l'avait grevé incombèrent à l'acquéreur. Le père de Démosthène avait dans sa fabrique un esclave du nom de Milyas. Avant de mourir, il l'affranchit par testament, et pendant la minorité de son fils cet individu exerça la fonction de chef d'atelier sous le contrôle du tuteur Aphobos •''. Quand Nicias exploitait lui-même ses mines du Laurion, il avait choisi pour commander à ses esclaves un intendant qui lui coûtait très cher '\ On n'a pas rencontré

i. Aristote, Polil., I. 2, 23 : A'.o oaoi; Iço-Jiii ar; aÙTOJ; /.azonxGav, £7:(xf/or:o; XâaSavj'. -aÛTrjv -J]v zvxr]'/, tljzoI oï 7:oXiTê'JOVTa'. fj ç;À03000j7'.v.

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