‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 182 sur 235 · LIV · texte numérisé non relu

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170 LA main-d'œuvre INDUSTRIELLK dans l'ancienne GRÈCE-

ron et le corroyeur qui furent victimes d'Aristog-iton ' ; le père de Phocion qui fabriquait des pilons ^ ; le père d'Iphicrate qui était corroyeur"^; le père de Socrate, Sophroniscos, qui était tailleur de pierres^; Kleig^énès le baigneur, qui trompait ses clients sur la (jualilé de ses drogues ' ; le charcutier Agoracritos, qui dans les Chevaliers d'Aristophane étale sur la scène tout son attirail'^; Phrastor, l'infortuné mari de Néaera, « qui gagnait tout juste de quoi vivre ~ » ; enlîn le pauvre diable mentionné dans un plaidoyer de Lysias, qui en fut réduit à solliciter un secours de l'Etat ^.

Dans l'exploitation des mines -', on aperçoit à la fois de gros industriels qui avaient simplement la direction de l'entreprise et des individus qui travaillaient de leurs propres mains.

Nicias possédait au Laurion une concession qui occupait mille esclaves, et qui passa ensuite au Thrace Sosias. Epicratès tirait de la sienne ou des siennes un revenu annuel d'environ 600.000 francs. Diphilos amassa de la même manière une grosse fortune "'. Deux associés, Philippos et Nausiclès, furent presque aussi heureux que lui*'. Je citerai encore Antimachos, qui était peut-être le lîls d'un riche banc[uier '"- ; Panténète, qui avait à Maronée une usine garnie de trente esclaves et une mine ^'^; Epikydès, qui aiîerma au moins deux lots'^; et l'anonyme qui contracta sur son atelier métallurgique un emprunt hy^^othécaira de (i.OOO francs '"^

A côté de ces privilégiés qui n'apportaient à l'entreprise que

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