‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 192 sur 235 · Halssoullieu, Revue de Philologie, 1898, p. 3o8-3o · texte numérisé non relu

Halssoullieu, Revue de Philologie, 1898, p. 3o8-3o

180 LA MAIN-d'œLVRË industrielle t»ANS l'ancienne GRECE

être lésé en ce sens qu'il n'avait pas le monopole des travaux à exécuter dans les limites de sa cité; mais, en échange, il était admis à ceux des cités voisines, et s'il était obligé de partager avec les autres, les autres étaient obligés de partager avec lui. J'ajoute que la liberté commerciale allait de pair avec la liberté industrielle. L'écoulement des produits faln-iqués était très aisé, et l'on peut dire que tout artisan grec travaillait autant pour les étrangers qvie pour ses compatriotes. La clientèle dun Athénien n'était pas enfermée en Attique ; elle embrassait tout le monde hellénique, et même tout le monde antique. Il n'avait à compter qu'avec la distance, et avec la concurrence de ses rivaux.

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