Platon, Loi^, XI, p. 920 B et C, p. 921 B
3. ARisrOTK, Gouv. des Athén., 'M) : Ta; t; ajXrjtpîoa; xal Ta; '^aX-pîa; zal Ta; z'.Oap'.'JTpta; ojt'j'. ^/.o-ojTtv rj-'o; arj -X=îovo; ïj ôuîîv opayrjLaïv [j.tTOtoOrJ'jOVTai, /.«v -.Av.'jj; TVjv a'jT/)v~'jnoj5â!^'')a'. XaÇsîv, o'jTOij5iay.)vr,poù''3i /.a', to) Àa"/ovT'. [j.'.aOojiiv.
182 LA imain-d'œlvre industrielle dans l'ancienne gkèce
que nous avons perdu, mais dont il est facile de deviner la teneur 1.
Sauf ces rares exceptions, les salaires étaient librement débattus entre les intéressés, et la loi se bornait à assurer Texécution du contrat qui liait l'un à l'autre l'employeur et l'ouvrier ; elle obligeait celui-ci à fournir le travail qu'il avait promis, et celui-là à en acquitter le prix 2. Il y avait des g^ens assez dépourvus de scrupules pour renvoyer sans argent l'homme dont ils avaient utilisé les services 3. Ce dernier avait alors la faculté de s'adresser aux tribunaux par la voie de la oiy.Ti [j.-.aGoj ^. Mais il valait encore mieux conjurer cette injustice que d'avoir à la réprimer. Aussi les Pariens témoignèrent-ils leur gratitude à un agoranome qui pendant sa charge avait forcé les patrons à payer les salaires « sans procès ^ » .
On ne remarque pas que les ouvriers aient jamais eu recours à une grève pour obtenir une augmentation de salaire. D'abord il est douteux que l'Etat eût toléré un pareil procédé. De plus, la concurrence servile rendait difficile le succès de toute tentative de ce genre ; car un patron brusquement abandonné par son personnel aurait pu aisément le remplacer par des esclaves achetés ou loués, c'est-à-dire par des gens qui n'avaient pas à faire leurs conditions.
Les Grecs distinguaient le salaire à la tâche {^1(j^iù\}.ol) et le salaire à la journée (7.aOr,[j.£p{atov).
Du premier nous avons peu de chose à dire, par la raison toute simple que les chiffres dont fourmillent les documents ne nous éclairent en rien sur l'état des travailleurs. Voici par exemple un tailleur de pierres qui reçoit dix-huit drachmes pour
1. Lebas, Inscriptions d'Asie-Mineure, 4 : Tojç -oÀàoj; y.wÀûojai xoivw-
VEÏv Trj; Tropôij-Eiaç' 7:pôç oÈ Toûxoiç, àvTÎ oûo oÇoÀwv ojo à'jaâpia -j-oir^Kaa'. tov vauXov, 01' auTO xoO'xo /.al a'jvejTrjy.drs; xxi /.oiX'Joviîç xôv [îiouXoasvov -opOu.sûî'.v, OTZfoç ÈTzâvaYxsç aùxoT; oi oso'asvot xr,; ropOasîa; ypwvxai, ôaoîo); os •/.a; -£pî. xi; aXÀa; -opOjj.îfa; xazoupyoCîa'. /.axà xaùxa' ïooçî x^ [^'^'•'^-fi ''•*'■ '^''II-'-';' zx^à cÎTr,Yr|(javxo