‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 31 sur 235 · BusoLT, Griech. Geschichfe, I, p. 4o0-4a · texte numérisé non relu

BusoLT, Griech. Geschichfe, I, p. 4o0-4a

30 LA main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GRÈCE

qui se posait en rivale de sa métropole'. Ils combattent l'oisiveté et enjoignent à tous les citoyens de vaquer à quelque profession ; ils se charg-ent même, à l'occasion, de leur procurer de la besogne -. Les bénéfices étaient tels qu'en dix ans on pouvait, dit-on, doubler son capital-'. Ce que nous savons du coffre de Kypsélos, consacré par Périandre à Olympie, atteste la prodigieuse habileté des bronziers de Corinthe à cette époque, puisqu'ils étaient capables d'exécuter une pareille « merveille de ciselure et d'incrustation'' » ; et il est notoire d'autre part que vers le même temps ses terres cuites se dispersaient dans la plupart des régions du monde ancien ■'.

Sicyone, sous la dynastie des Orthagorides, importait du cuivre de l'Espagne méridionale, peut-être par l'intermédiaire des villes italiennes de Siris et de Svbaris, et était renommée pour ses ateliers de métallurgie ''.

On voit par les poésies de Théognis qu'au vU' siècle Mégare offrait le spectacle d'un bouleversement complet des institutions, des idées et des fortunes. Tandis que les nobles s'appauvrissaient, des roturiers s'élevaient par la richesse mobilière au sommet de la société, et cet aristocrate de vieille roche, ce conservateur endurci, se familiarisait avec la pensée de faire du commerce ^.

Athènes, dès le vu*' siècle, possédait de nombreux ouvriers '^ et avait au moins une industrie très active, celle de la céramique ^. Mais c'est surtout au vi"", pendant lu tyrannie de Pisistrate et de ses fils, que les métiers y prirent une grande extension. Cette ville, jusque-là pauvre, obscure et repliée sur elle-même, commence alors à diriger ses regards vers la mer. Elle domine dans les Cvclades 'o, s'installe à Siorée en Troade ",

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