‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 33 sur 235 · Hér., IV, lo · texte numérisé non relu

Hér., IV, lo

8. CoLLiGNON, Hisl. de la sculpture grecque, l, p. 133 et suiv. Une tradition fait de Glaukos un Chiotc.

9. Hérodote, I, 51 ; Palsaxias, X, 16, 1 ; Athénée, XII, p. 514 F.

10. Hér., III, 60; Aristote, Politique, VIII, 9, 4 : "Epya IloÀJxpâTeia.

11. On attribuait une invention navale |à Polycrate (Alexis, dans Athénée, XII, p. 540 E; Lysimaque cité par Suidas, Sajxîojv 6 Btjixo;). Il avait une ttotte de 100 navires (Hér., III, 39).

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tion des tapis ' et la bijouterie -', ou aura une idée de la diversité des métiers que pratiquaient les ouvriers samiens au vi*^ siècle.

A en croire Thucydide, cet état de choses était commun à toute rionie-^ Il ne fut pas interrompu par la soumission de la contrée à la Perse. Gouvernées par des tyrans qui garantissaient leur obéissance, ces villes désormais n'eurent d'autre souci que de tirer le meilleur parti possible de leurs ressources, et il est vraisemblal)le que leur annexion à cet immense empire fut à certaiils égards une bonne fortune pour elles, parce qu'elle étendit jusqu'au cœur de l'Asie le ravonnement de leur activité commerciale.

Dans la Grèce d'Occident, c'est-à-dire en Sicile et en Italie, le développement de l'industrie fut peut-être entravé par la proximité de Carthag-e^, par la concurrence de la Grèce propre et de la Grèce asiatique, et par la fertilité exceptionnelle dun sol qui tournait de préférence les g-ens vers l'ag'riculture. Néanmoins, la puissante marine du tyran Gélon de Syracuse-', l'énorme accroissement de la superficie et de la population de la capitale, les travaux publics qui furent entrepris dans cette cité, à Agrigente, à Himèi-e et ailleurs, les ex-voto déposés dans les temples, l'abondance du monnayage local '', tout cela montre que la Sicile ne demeura pas en dehors du mouvement économique que nous décrivons, et il en fut de même des villes helléniques d'Italie, si l'on en juge d'après ce c{ue les auteurs nous racontent de Sybaris", dont la destruction remonte à 510.

Le fait saillant du v*^ siècle fut la primauté qu'Athènes exerça alors dans tout le monde grec. Malgré l'antagonisme, tantôt latent, tantôt déclaré, de Sparte, les Athéniens se placèrent durant cette période à la tête de l'Hellade^ et leur prépondérance ne fut pas moins marquée dans le domaine industriel et commercial que dans tous les autres.

1 . Inlroduclion à Samos dos moutons à laine fine de Milet et de l'Attique (Athéniîe, XII, p. 1)40 D. Cf. Thkocrite, XV, 125).

2. Le fameux anneau de Polycrale était l'œuvre de Théodoros (Hér., III, 41). Pythagore de Samos avait pour père un bijoutier (Diogène La^ïrce, VIII, 1, 1).

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