Blumner, I, p
H. TçavTT,: (Platon, Crafyle, 8, Phédon, 37), joâvTp-.a (Pollux, VII, 33), Tjvuoaîvo-JTX'. (MœRis, p. 210 de Bekker).
56 LA main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GRÈCE
sait plusieurs apprêts ; on la piétinait dans un mélange d'argile, de potasse et d'urine; on la battait, on létirait, on la cardait, on la tondait, et on la mettait sous presse^. Faut-il croire que tous Jes ouvriers d'un même atelier passaient successivement d'un travail à l'autre? C'est probable, si l'on réfléchit qu'il n'existe pas en grec de termes distincts pour les désigner, et qu'ils s'appelaient yvassiç.
Vu la simplicité habituelle du costume, j'imagine que les tailleurs et les couturières n'étaient pas embarrassés pour confectionner à volonté des tuniques ou des manteaux d'homme et de femme. Pourtant ici encore reparaît le principe de la division du travail, qui régissait l'industrie de l'alimentation. A Athènes, par exemple, tel individu ne faisait que des chlamydes, et tel autre des chlanides. A Mégare, presque toute la population vivait de la fabrication des exomides, vêtements communs que portaient les esclaves et les gens du peuple-. A Pellène en Achaïe, celle des manteaux pelucheux devait occuper un grand nombre de bras'^ On sait enfin la vogue qu'avaient dans toute la Grèce les chlanides de Milet^ et les robes transparentes d'Amorgos-^.
La plupart des industries helléniques présentent un phénomène analogue. Si l'on prend, par exemple, le travail du cuir, on constate qu'il englobait les métiers de tanneur, de corroyeur, de bourrelier, de cordonnier, de savetier '% et une réflexion de Xénophon, que j'ai déjà citée, prouve que celui de cordonnier se ramifiait au moins en deux branches". Dans les premiers temps, le xcpa[j.£i;ç fabriquait tous les objetç en terre cuite, les statuettes aussi bien que les vases ^. Au v*" et au iv® siècles il n'en était plus ainsi. Il y avait alors des ouvriers qui, sous le nom de
1. IIiPPOCRATE, De diaeta, I, 14 : Kat oî yvacpÉs; Twùrô 8iazpr[aaov-ai, Xaxxî- Ço-j7t, x.o-TO-jatv, ÉA/.o'jTi, Âjaatvoasvo'. îayjpôtEpa -otso'jîjt, ZÊtpovTîç xà ii-î^v/m-x xaî 7capa;iXézovT£; (Bliimner lit : -apa-diTovTï;) y.oXV.im -oisouit. Blumner, I, p. 157 et suiv. Cf. Marquardt, Vie privée des Romains, II, p. 164-16o (tr. fr.).
2. Xénophon, Méinor., II, 7, 6 : Ar]!j.£a; ô Ko).Xu-£Ùi; àrJj -/XajjLUOO'jpyia;, Mevojv 0 à-Q yXav'.oo-oita:, Msyapifov ô' ot -ÀsTa-ot à~ô l?ojatoo7:oi;a; oiatpiçovtai.
3. PoLLUX, VII, 67 : Aî os -cAXrjv.xal yXaïvai rjaav eùôoztao'.. Schol. de PiNDARE, X, 82 : IlayÉa î[j.axta iv IIîXXtJvt) ayvaopa.