‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 63 sur 235 · Ihid., IV, 1, p. 76, col. III, 1. la et suiv · texte numérisé non relu

Ihid., IV, 1, p. 76, col. III, 1. la et suiv

10. CIA, I, 324, fr. a, col. I, I. 7 et 23, col. II, I. 1 1 et i:i (?] ; fr. c, col. II, 1. 76.

du mur où devait s'appuyer le plafond ; mais ce fut le charpentier Dinokratès qui disposa sur cette assise une planchette destinée à recevoir l'extrémité des traverses'. Il fallut refaire les deux battants de la porte du Propylée, brisés par la chute du pilier en pierre qui les soutenait. La porte fut refaite naturellement par im charpentier ; mais le pilier fut relevé par le maçon à l'aide d'une grue ou d'un treuil, que d'autres individus eurent à transporter, à dresser et à démonter. On eut recours en outre au charpentier pour certaines réparations que réclamait la machine ~. Ailleurs le même maçon descella les vieilles poutres du toit fixées dans le mur et v encastra les nouvelles'^. Les caissons qui ornaient le plafond du temple d'Apollon furent l'œuvre de deux menuisiers ''. Antidotos peignit et dora les lis et les rosaces du temple d'Asclépios ^ Enfin des tailleurs de pierres étaient attachés en permanence au service de ladministration, et un forgeron aiguisait leurs outils*^. Une inscription d'^pidaure énumère les nombreuses professions qui concoururent à l'érection du temple en 380-375. Ce sont des tailleurs de pierres, des maçons, des ravaleurs, des tuiliers, des couvreurs, des charpentiers, des menuisiers, des ornemanistes, des doreurs, des orfèvres, des sculpteurs '' . Il est rare que ces artisans sortent de

1. Michel, ;J94, 1. 49 : Tov Ocàvov -o\ï vsw toj 'A~oXXtovo; ir.'.y.ô^oLv-zi

Nîxwvt , ^z'.') 07.0 i- Il Trjv Taivtav i-\ tov 6pavov -oj v£w ir.'.bvi-'.. Cf. BCII, XIV,

2. L. 66: Toj 7:pci-jXo'j xàç 8joa; ti; a'jVT0t6î('ja; xa-a^x.ïuaTX'Jt xa'. l~'.'j-r\n(xiii.

Ta OûpcTpa 'A[J.îivov{/.'jj'. Y.7.\ ©£oôr|!j.w.. L. 68 : Tov /.''ova toù' -fO-jÀou TotA

"ECTo'vTa, T^pô; un Ta 0-jpîTpa à'aTTjxev, mqxz aT/îaai, jxia6ojTOÏç ttju. ji.r,yav7]v âÇcViy/.aai ■/.al '3-y\n3L'ji. L. 69 : ©îoÔt^jjloji Ti/.TOVi -T^[x [xr^y x^ni'/ l-t^xsuâ^ovTt. L. 70 : Ntxwvt

xal Twt uico'. âpyx^ajxivoi; â-t toO' xîovo; Mi'jO'otoï: ^-jvâpa^t TOy xîova MiiOwtoT;

TTja tjL7;yavr|V xaOc).oj7'. xal à-sviyxaT'.. Cf. BCH, XIV, p. 474-47o. Contrairement à l'opinion d'IIomolle, je crois que le pilier était en pierre, et non en bois. J'en vois la preuve dans ce fait que seul le maçon y travaille.

3. Ihkl., L. 51 : Toû rioiptvo-j Ta; — apasTi'Sa; àpat xal Ta; ooxoOr/.a; ly— STp^'aat

xal -otXtv xa6ap[j.daai TipyoXâ8r|7av Ni'xtov xal 'ApiaTOxXfj;. Cf. BCH, XIV,

4. Ihid., L. 4o : noirjaai çaTvaç OïxanivTS TjpyoXaCrjaav <ï>av£aç... xal IIîiTt- 6ouXo;. Cf. p. 467.

5. Ihid., L. 72 : T^; opoçfî; Ta xptva XsuxoS^avTi xal Ta; y.oL^yxi ypuWj^avTi.

6. Ihid., L. 83 : ToT; X-.Oojpyoï;. L. 106 : l^i^lw. Ô^ûvovt-. Ta a'.or|p'.a Tot; XiOojpyoï;. Cf. p. 481.

7. Cavv.\dias, Fouilles d'Epidaure, n° 24i (Michel, 584). Defkasse et Lechat, Epidaure, ch. III. Les individus mentionnés dans ce document sont des entrepreneurs; mais la plupart sont aussi des ouvriers ou de petits lâcherons,

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leur domaine propre pour empiéter sur celui du voisin; on en rencontre pourtant quelques exemples. Tels sont Aristaeos qui successivement enduit une porte de poix, place les tuiles dun toit, grave des lettres, et bâtit un petit édifice i, Sotaeros, qui fournit des clous, de l'orme, du bois de lotus, du buis et de l'ivoire 2, Lykios, qui fournit du sapin et taille des pierres'^, Euterpidas, qui taille aussi des pierres, et coupe des soli^'^es '*. Encore convient-il de noter que Sotaeros semble être un simple commerçant, que Lykios n'est pas charpentier, mais marchand de bois brut, et que si Euterpidas n'est qu'industriel, c'est, comme Lykios, un entrepreneur riche qui, sans travailler de ses mains , peut avoir groupé sous sa direction des équipes d'ouvriers différentes.

Platon, dans ses Lois, interdit le cumul des métiers, sous prétexte que « nul ne réunit en soi les talents nécessaires pour exceller dans deux arts à la fois\ » Ma*is cette conception lui est personnelle. Il était, en effet, assez fréquent qu'un individu exjiloitât simultanément deux industries. C'était le cas du père de Démosthène, qui fabriquait des lits et des armes o, de Gonon, qui était passementier et droguiste", d'Anytos, qui était tanneur et cordonnier^. Mais la réunion, dans leurs ateliers, de deux industries distinctes n'empêchait pas leurs ouvriers de se spécialiser. Ainsi, chez Démosthène, les esclaves armuriers n'avaient rien de commun avec les ébénistes. Il y avait encore des artisans libres qui pratiquaient des métiers plus ou moins similaires, comme ceux de boucher et de cuisinier-', ou, dans un ordre

1. L. 253 : niCTTûtaio; 'Aptaïaûot 9upàv. L. 277 : 'Aptaxaîwi ôupa; 7:taaâjto; xal TTiaàv 7:apoyàç. L. 280 : 'Aptaxaio; é'Xsto -o-JXoiT.oy xo -/.spaatzô zîpâij.o xEpaijLwaai. L. 289 : 'Aptatai'wt zspajxwaio; tô vaô. L. 292 : 'ApiaTi:uot Ypaixa^wv IvxoTia;. L. 300 : 'Apiatatrot Grjaaupô Ipyaaîa;.

2. L. 43 : Swiarpo; ïkzzo àXo; zal yoiviza;. L. 44 : SwTaipo; ïkixo ~ù.ici.v zaï XfijTÔv /.al T.-j'zO'i. L. 64 : Swrarpo; £t').STO ÈÀcçavia Tzapiyev.

3. L. 25 : Aux'.o; tj^sto ta; iXix'xc, -a.^r,-/i.'i (pour 4.390 dr.). L. 5 : A. r^ixo XaxojjLtav tatiÊv xal àyaYÊv (6.300 dr. au moins).

4. L. 14 : Eù-îp-îoa; tjXexo Xaxoij.tav xat àytoyav (6.167 dr.). L. 234 : E. ei'Xsto aTpojTTj'ptov ÈTrixo-âv (48 dr.).

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