CIA, I, p
9. Hypéride, Contre Athénogène, XII, 1-3. Le plaignant, qui a pris bien malgré lui un fonds de parfumerie, dit : Où ;j.upo7:wÀT,;) cîu.1 ojt' aXÀr,v -i-pn^v (ïyw àyopxîav, àX)À" 'ir.tz. h raTrjp aoi |k')ôwxEv yztiiZ'^îL.
OROAMSATION DE l'iNDUSTRIE 67
l'instruire ', » et il ajoute que nul ne peut se flatter d'acquérir une certaine habileté dans un métier quelconque, sans avoir reçu l'éducation nécessaire"-. D'après lui, pour connaître l'agronomie, il suffit de regarder les autres et d'écouter leurs conseils, tandis que les métiers industriels exigent une préparation prolongée'^. Platon parle en divers endroits de l'apprentissage du potier, du corroyeur et du tisserand ''. Les poètes comiques insistent sur celui du cuisinier, qui, paraît-il, ne demandait pas moins de deux années =•. Tout ceci donnait lieu à un contrat que 1 on rédigeait volontiers par écrit, et qui spécifiait les conditions de prix et peut-être de durée, avec les garanties usuelles*'. Si les mœurs étaient les même, jadis qu'au temps de Lucien, c'est souvent par des coups et des pleurs que l'apprenti était dressé à son métier^. Une ligne de Platon indique que les maîtres ne communiquaient pas toujours à leurs élèves tout ce qu'ils savaient eux-mêmes et qu'ils se réservaient les secrets essentiels de leur industrie *^. En tout cas, l'Etat se désintéressait entièrement de ces conventions privées, qui demeuraient sous l'empire du droit commun, et il laissait à chacun la faculté de se former comme il lui plaisait. Il n'existait chez les Grecs rien de comparable à nos anciennes corporations. Les associations diverses qui rapprochaient les gens de métier n'avaient aucun caractère professionnel et ne portaient pas la moindre atteinte à la liberté des travailleurs. Tout chef d'industrie organisait son atelier à sa guise. Il employait à son choix des esclaves, des étrangers ou des citoyens, des ouvriers expérimentés ou des novices. Il était maître chez lui, et l'Etat ne contrôlait ni le recrutement ni la direction de son personnel. Il ne surveillait pas davantage ses
1. Xénophon, Mémor., IV, 4, 5 : Eî ij.£v tiç (SoûXoito axuTÉa BiôâJaaOat uva y\ TEXTOva t] -yaXxÉa ij Imzix, [xt] àropsïv onoi av Tzéii-^OLi tojtoj tjvoi.
2. Ibid., IV, 2, 2 : 'OSwxparr,; vSr^Ozi ïcpT) elvai lô oVsaGat là; [jlèv ôX-'you àÇi'a; Tsyva? 1X7^ ytyvïTOai a-o'joai'oy; avsu ôiàaTxâXcov îxavwv.