‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 81 sur 235 · DiODORi:, XIV, 41-13. CI'. XIV · texte numérisé non relu

DiODORi:, XIV, 41-13. CI'. XIV

8. VrrnnvE, Livre X, préface : » Architectus cum pul)licum opus ciirandum rccipil, pollicetur qiianlo somptu sit futariim ; Iradita a^stimaliono mao-islraltii i)nna ojus ohligaiilur, donec opus sit perfectum : absoluto autem cum ad dictnm imponsa respondet, decretis et honoribus ornalur.

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Les salariés étaient souvent de simples manœuvres ou des portefaix ' ; mais souvent aussi ils exerçaient un métier plus relevé. Ainsi, sur le chantier de l'Kreclithéion, on aperçoit des scieurs et des charpentiers ', sur celui d'Eleusis des maçons et encore des scieurs •'% à Délos des tailleurs de pierres et des charpentiers'', et la liste serait bien plus longue, si on rattachait aux journaliers les petits tâcherons.

L'ouvrier se louait pour un temps plus ou moins long, ou même pour une période indéfinie, et alors il pouvait se faire qu'il demeurât jusqu'à sa mort au .service du même patron '. Mais je doute qu'a Athènes tout au moins, il fût autorisé à s'enchaîner d'avance par un lien viager". Agir ainsi, c'eût été renoncer à sa qualité d homme lil)re, et 1 on sait que la législation athénienne était absolument hostile aux conventions de ce genre ^.

Une fois embauché, 1 ouvrier n'avait plus le droit de refuser son travail, 'soit seul, soit par une grève collective. Nous connaissons un agoranome de Paros qui mérita de grands éloges pour avoir tenu la main « à ce que les journaliers remplissent leui\s obligations envers leurs employeurs '''. » Alcibiade ayant enfermé chez lui le peintre Agatharchos pour le contraindre à décorer sa maison, ce dernier s'évada au bout de quatre mois, et Alcibiade

Item si non amplius quam quarta ad sestima'ionem est adjicienda, de publico pra^statur, neqiic ulla pœna tenetur : cum vero amplius quam quarta in opère consumilur, ex ejus lionis ad pcrficieudum pecunia exigitur. » C'était là une « lex vetusta a majoribus constituta. »

1. Aristophane, Grenouilles, 172; Démostiiène, XLIX, ol ; Pollux, VIT, 130-131 ; CIA, I, p. 174, col. 1 : {' V~o-jç,y rrx y.aO" fjaEpav îpyfavOaivotç). Michel, b94, 1. 71 : M'.iGwTol; ijvâpacj'. tov •/.(ova. L. 96 : Mi-rOtoToïç Ta; -javioaç à7:=viYxai;v a!; -6 îîpo'v.

2. CIA, I, p. 173, col. 2 : IlptcjTX'.; y.'Jf f|;xlpav £pyaÇo[i.Évoi;. IV, 1, p. 76, col. 2 : Téy.-orji atTOfôaaTa zal zaOriaapî'j'.a.

3. CIA, II. 834 h [aflcl.), col. I, 1. 26 : TcV.Toatv tou -X'.v8oÇoÀr;7a7tv xaî

Ta ÇûXtva cpYaTa|i.£vot?. Col. II, I. 23 : rip'.axojv '^vjjî'. toï: Ta ?uÀa oia-pîjaaiv, -f,ç f,a£pa; o!/.rj7''xo'ç h 1" !"•

4. Michel, ;jlt4, 1. 69 : 0coorj;j.fi>t Ti/CTOv. r^<^j.ir,y^ ojo. L. 70 : X;/.")v. x.ai

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