‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 84 sur 235 · CIA, II, 834 b lar/r · texte numérisé non relu

CIA, II, 834 b lar/r

i). -Michel, 594, 1. 44 ef suiv.

ORGANISATION DE l'jNDUSTKIE 81

Pour Tannée 21)9, nous avons des chilîres de 2.333 et de 7.000 drachmes ' .

A Trézène, on aperçoit plusieurs lots de 200 à 300 drachmes, un de2.l00 et un de 6.634 '. A Hermione, les prix sont insij^nifiants, puisque le plus fort atteint à peine 43 drachmes et 1 obole-'. Dans une inscription d'I^Didaure, les entreprises supérieures à 1.000 drachmes sont assez nombreuses; il v en a même une qui monte à 9.800 drachmes d'Égine, c'est-à-dire à 13.000 drachmes attiques '. Il est visible cependant qu'on avait une tendance à diviser les grosses adjudications. Il s'agissait une fois d'extraire et de transporter 16.000 drachmes environ de pierres destinées au temple d'Asklépios. Euterpidas soumissionna la moitié de la fourniture, et l'autre moitié fut partagée entre Archiclès qui se chargea de l'extraction et Lykios qui se chargea du transport'. Dans un texte épigraphique de même provenance, les lots sont beaucoup moindres, et souvent descendent très bas''.

A Tégée, on défendait qu'il y eût plus de deux associés pour chaque ouvrage, afin d'empêcher les coalitions, et on interdisait les accaparements de plus de deux ouvrages j^ar le même adjudicataire^. Mais ces règles étaient loin de prévaloir partout. Ainsi à Eleusis il arrive parfois que trois, quatre, cinq individus s'unissent pour exécuter une entreprise'^. A Délos également on se groupait volontiers à trois pour faire un travail de maçonnerie ou de charpente ". D'autre part le retour des mêmes noms dans les comptes dun même exercice financier semble signiiîer que là, comme ailleurs peut-être, le cumul des entreprises n'était pas absolument illicite"'.

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