‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 89 sur 235 · Thucydide, IV, lOo; Aristote, Goiivem. des Athén · texte numérisé non relu

Thucydide, IV, lOo; Aristote, Goiivem. des Athén

88 LA main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GRÈCE

Laurion. Tel était Nicias. dont la fortune montait à cent talents (600.000 fr. environ) ; il exploita d'abord lui-même sa concession avec mille esclaves, puis il sous-loua le tout à un certain Sosias pour une redevance lixe^. Celle d'Epicratès et C"" fournissait un bénéfice annuel de cent talents-. Diphilos avait i^'ag-né beaucoup d'ari^ent en nég-lig^eant de prendre dans la sienne les mesures de sécurité prescrites par la loi; c'est au point que, lorsque ses biens furent confisqués, il fut distribué cent soixante talents (9G0.000 francs) entre les citoyens^'. Tous ces lots étaient assurément fort considérables, mais ils formaient une infime minorité. (( La multiplicité des traA^aux anciens, le nombre des puits, le réseau si serré des galeries, tout laisse supposer que le partage des terrains miniers était extrême et les concessions très morcelées^. » Aussi étaient-elles à la portée des plus petites bourses ; témoin cet Athénien qui, avec un patrimoine de i.oOO francs, en acquit une où il fit la besogne d'un simple ouvrier ^

Il en était de même des ateliers de métallurgie. L'examen attentif des lieux a conduit M. Ardaillon à cette conclusion qu'il n'y avait pas au Laurion <( de Aastes ensembles organisés sous une même direction et par un seul maître pour traiter en grand des masses énormes de minerai », mais plutôt une foule de petits ateliers, « ayant chacun leur indépendance et leurs moyens propres, et appartenant chacun à un propriétaire distinct ''. » Cette assertion est confirmée par les textes. Nous connaissons notamment deux ateliers de ce genre, dont l'un fut hypothéqué, esclaves compris, pour la somme de G. 000 francs ', et dont l'autre, garni de trente esclaves, servit de garantie à une créance de lO.oOO francs «..

Le morcellement des lots dans les adjudications de travaux pu])lics atteste également la prédominance de la petite industrie-'. S il y avait eu en Grèce de gros industriels, ils auraient réussi d'une façon ou d'une autre à se faire réserver quelques grands

1. XiixopiioN, Beveniis, IV, 14; Phtarqle, Nicias. 4 : 'ExézttjTO h -.7, AxjsîfoT'./'.^ zoÀÀà. [j.EyâXat zlç — poaooov.

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