CIA, II, 834 h (adcl.), col. I, I
0. Michel, 594, I. 46, 52, 57, 59, 62, 66; Michel, 591, I, 1. 14, 15, 97.
7. Michel, 585, I. 21-22 : ISIt) ÈÇsa-o) Si in]ùe xoivàvaç ysvE'jOa'. -Às'ov f] Sûo It:\
8. Démosthène, XXXVII, 38 : Tàj [j.cTaÀÀ'./.à; sivai oiV.a; toî; xo'.vfDVoOat [i.îTâXXou.
9. Hypéride, Pour Euxénippos, 37 : Mîtêr/ov o" aj-o3 oî -ÀojauÔTaTOi (t/£Oov
Tt TÔiv Iv -çî -')Xv..
10. Ibid., 36 : Ttjv ojaîav <I>iXî~~0'j xai NaJTtxÀiou;, toç iÇ àva-oypâçojv
(j.EX<xXX(ov TZczXourrJxaai.
1 1. CIA, II, 782. L'interprétation de ce texte est quelque peu conjecturale. Cf. Ardaillon, Les mines du Laurion, p. 154,
OItr.ANISATlO.N DK l'iNDUSTRIE 91
est curieux de noter ({ue 1 un d eux était seul responsable des amendes infligées à la société ', Peut-être deux inscriptions témoig-nent-elles que l'association avait encore sa place dans la métallurg-ie -. Mais, somme toute, ce n'étaient là que des exceptions, et la forme d'industrie qui prévalait en Grèce était la forme individualiste.
On a prétendu que la petite industrie eut de plus en plus de difficultés à lutter contre la grande, et que celle-ci ne cessa de gagner du tefrain '. Voilà, je le crains, une de ces assertions que les esprits aventureux énoncent sans trop savoir pourquoi, et qui ne résistent pas à l'examen. On croit remarquer dans le présent un phénomène économique; on suppose qu'au lieu d'être particulier à notre temps, il est de tous les temps, et on veut absolument le retrouver dans toutes les sociétés, en dépit des faits les mieux établis.
Mais où sont les preuves à l'appui de l'opinion que je viens d'indiquer? Quels sont les documents où se manifeste cette tendance à la concentration de la production industrielle? A vrai dire, on n'en aperçoit aucun. S'il existait au iv*" siècle de grosses concessions de mines, comme l'atteste le cas d'Epicratès, il y en avait aussi au v*^, à en juger par l'exemple de Nicias. C'est au v"^ siècle, et non pas dans la suite, que se place l'atelier le plus vaste dont on fasse mention, celui de Lvsias. Vers l'époque de Philippe de Macédoine, le Phocidien Mnason acheta mille esclaves; mais il n'est pas à présumer qu'il comptât les entasser dans une manufacture, puisque la Phocide était une contrée purement agricole ; il suffît d'ailleurs de lire le texte où ce détail est consigné, pour se convaincre que ces esclaves étaient destinés par lui au service domestique '*. L'auteur du traité des Revenus demandait que l'Etat athénien acquît dix mille esclaves qui seraient employés dans les mines; mais, dans sa pensée, ce personnel devait être loué aux concessionnaires qui se partageaient les gisements du Laurion '; et au surplus, son projet ne fut pas adopté.
1. Démosthène, XLII, '.). Voir l'explication de ce passage dans Ardail^ LON, p. 186-187.
2. CIA II, 781 : Kotaivo? A7]ijlo3''Xou /.xl oj iv (zo'.vov'a Ozîj ). 782 /; {adil.) :
Tô lpYa'j)Tr[piov -6 'Sr/Uo-j /.-v. oj av /.oivojv'a C-^). (;f. ZiEBARxn, Das griechische Vereinsioesen, p. 10.
3. Voir par exemple G. Platon, La déinncraiie el le régisnie fiscal, p. îi.