‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 106 sur 229 · IJ., I, p · texte numérisé non relu

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0. Hypéribe, Conlre Athénagtne, VII, 1. J'aisupposé ailleurs (Propriété foncière, p. 27.1], avec M. Caillemer, que l'acquéreur était libre de garder l'esclaïe, moyennant une indemnité. Mais cela n'est point démontré (Beauchkt, IV, p. iU).

7. Platon, Lois, Xi, p. 916. Il y a dans ce passage beaucoup de détails de son invention.

8. Beloch, Die Bevùlkerung der gr.-rùm. Well, p. 506. Je néglige dans yon tableau la Macédoine.

lOi LA main-d'œuvre INDUSTRIELLE DANS l'aNOENKE GRÈCE

Rucun esclave, et en outre parce qu'il est en désaccord formel avec les témoignages d Aristote, de Timée et de Ctésiclès qui attribuent respectivement à Égine quatre cent soixante-dix mille esclaves, à Corinthe quatre cent soixante mille, et à l'Attîque quatre cent mille'. M, Beloch, jugeant ces nombres très exagérés, les réduit considérablement, dans la pensée que les textes de ces auteurs ont été mal reproduits, et il donne il ]''gine soixante-dix mille esclaves, k Corinthe soixante mille, et à l'Attique cent mille ^, Mais ce sont là des rectifications tout à fait arbitraires. J'ai pu moi-même démontfer ailleurs, d'après Hypéride^, que la population servile de l'Attique dépas.sait de beaucoup cent cinquante mille âmes*. Au fond, le problème est insoluble. On a cette impression générale que les esclaves étaient bien plus nombreux en Grèce que les hommes libres ; mais il est impossible de rien affirmer de plus.

Les esclaves avaient des origines très diverses. Si l'on fait abstraction de ceux qui naissaient dans la maison de leurs maîtres, on remarque que les Grecs étaient parmi eux en petite minorité. Dans les actes d'atTranchissement, par exemple, on en compte peu qui soient de race hellénique. Sur un total de cent vingt-quatre esclaves, dont la patrie nous est révélée par le recueil de Wescher et Foucart, vingt-quatre appartiennent à la Grèce propre, et huit sont issus de l'Epire et de la Macédoine, contrées à demi hellénisées. C'est surtout à l'étranger que se recrutait la population servile. Dès le milieu du ix'' siècle, le prophète Joël reprochait aux Tyriens « de vendre les enfants de Juda et de Jérusalem aux enfants des Javanim (Ioniens^). » D'après l'historien Théopompe, les Chiotes furent les premiers à acheter en masse de.s Barbares pour leur usage". Quelle que soit la valeur de cette assertion, il est positif que les Grecs s'accoutumèrent de plus en plus à importer du dehors le personnel dont ils avaient besoin, et Démosthène constate un fait notoire, lorsqu'il dit que, de son temps, les Athéniens tiraient leurs esclaves des pays barbares",

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