Aristophane, Oheaux
9. Ahistopbane, Paix, 1146; Apjaxapjdrides, fr. SI Kock ; Apollodoros, fr. 8; HÉnoNDAS, II, 18-19; CIA, 11,1328.
10. Aristophane, i,ysis(M(a, 184; Ménandre, fr. 33S ; Antiphane, fr. 146; PoLYBE, IV, 38, i; Strabon, XI, p. 493.
H. Paroxemplûceluide Tibios (Strabon, VII,p. 304; CIA, II, 1328).
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individu qui avait été esclave à Athènes '. Il y en avait enlïn qu'on amenait de l'illyrie, de l'Italie méridionale, et même de l'Ethiopie ",
Cette prédominance de l'élément barbare s'explique d'abord par l'orgueil de race. Les Grecs étaient persuadés non seulement qu'ils avaient un droit incontestable de suprématie politique sur les États barbares^, mais encore que tout barbare avait une nature d'eselave, et pouvait être asservi par eux sans ménagement ^ En outre, à mesure que s'élargissait le champ de leur activité extérieure, il leur était plus facile de se procurer des étrangers, d'autant plus que l'abondance de cette marchandise dans les pays voisins avait pour elfet d'en avilir le prix ••. J'ajoute que la Grèce, surtout après Philippe et Alexandre, se mit à exporter des esclaves ; elle en fournit à ces contrées d'Orient que la conquête macédonienne avait ouvertes à la civilisation hellénique; elle en donna également aux Romains, quand ils commencèrent à subir le charme de ses mœurs. Ce trafic nécessitait un appel constant aux Barbares, seuls capables de combler les vides qu'il créait, et ainsi se forma un courant ininterrompu d'importation, qui servit ii remplacer par des esclaves barbares les esclaves Grecs ou hellénisés que le commerce ne cessait de répandre au dehors.
La valeur de ces individus était très variable, et une foule de causes, telles que le sexe, l'âge, les qualités physiques, les aptitudes professionnelles, influaient sur les pris. L'esclave était un objet de spéculation comme un autre. Il pouvait même être un objet d'affection, et les marchands étaient passés maîtres dans l'art du chantage'"'.
Il serait téméraire de se risquer à déterminer le prix moyen d'un esclave grec ; car les moyennes ont toujours quelque chose de factice, et par conséquent d'erroné, surtout si elles portent sur