‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 174 sur 229 · LE TRAVAIL LIBRE · texte numérisé non relu

LE TRAVAIL LIBRE

naient des vêtements d'hommes ' ; Léocrate, Euphémos et SophiU los,IepèredeSophocle, tous trois forgerons"; Cléophon, fabricant de lyres ^; Théodoros. le père d'isoerate, fabricant de flûtes'; Démosthène le père, fabricant de glaives et de lits ^ ; Philoctémon, dont la succession comprenait quelques esclaves artisans * ; Conon qui laissa dans la sienne des droguistes et des passementiers ' ; le parfumeur malgré lui, qui fut si bien dupé par Athénogêne; enfin le père de Timarque, qui était corroyeur^. Tous ces gens-lk étaient des ctefs d'industrie plutôt que des artisans, et ils se déchargeaient sur leurs ouvriers de toute la partie matérielle de leur besogne.

D'autres travaillaient eux-mêmes, comme des ouvriers, sans se confondre pourtant avec eux, puisqu'ils étaient au service du public et non d'un patron. Tels étaient, je suppose, les charbonniers du dème d'Achames'; le meunier Lykidas, qui remplit les fonctions d'arbitre'" ; celui qui eut pour (ils l'orateur Pythéas"; l'orfèvre Pamménès, à qui Démosthène commanda une couronne et un vêtement. lors de sa chorégie '- ; Eucratès, qui loue au Pirée un petit atelier et une maison d'habitation pour la modique somme de cinquante -quatre drachmes par an '■* ; Philocharès, le frère d'Eschine, qui peignait des vases à parfums et des tambours''; Pamphilos le foulon, qui était peut-être un étrangeriii; le forge-

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