‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 182 sur 229 · Sthabon,V11I, p · texte numérisé non relu

Sthabon,V11I, p

8. CiGËHON, Pro Flacco, 8: i< Opîfices et tabernarios atquc iUam omnem faL'cem civitatum. >i II parle de ces gens-là il propos d'une conlio.

9. Un auleur anonyme distingue les professions servîlcs et les professions libres. Il classe dans, la première catégorie les cuisiniers et les cochers, dans la seconde le ya.Xx.tJi, le «utiùs, le t^xtiuv, le /jjuao/^oo;, sans spécifier si ce sont là des citoyens ou des étrangers (Mullach, Fragni. det philo», ffrec», 1, p, G")l].

176 LA MA1^-D'(EUVBE IHDUSTHIELLE DANS L'AffClENNË GRÉCt:

prospère et fructueuse, les citoyens ne devaient pas être assez naïfs pour en abandonner tous les bénéfices aux métèques. Les auteurs, il est vrai, ne disent pas toujours en termes formels qu'eux aussi y prenaient part ; mais il est légitime de suppléer à leur silence. Que dans une contrée agricole la production industrielle fût surtout aux mains des étrangers, cela se conçoit k la rigueur. On conçoit également que dans les villes industrielles les citoyens préférassent la condition de patron à celle d'ouvrier. Mais, satif de rares exceptions. Tune et l'autre étaient recherchées par eux, dès qu'ils y avaient avantage.

Plusieurs noms d'industriels et d'artisans de cette classe surnagent çà et là dans les documents, alors même qu'on néglige les artistes, que pourlant l'opinion commune confondit longtemps avec les artisans proprement dits.

Nous connaissons au vii° siècle un potier sicyonien. Boutades, qui plus tard s'établit à Corinthe '. Thucydide et Hérodote parlent de deuxcélèbresconstructeurs de navires, Ameinoclès de Corinthe, qui vivait i» la fin du viii' siècle, et Rhoïkosde Samos, qui vivait au début du vi' ^. Un autre Samien, Théodoros, partage avec ce dernier l'honneur d'avoir inventé ou tout au moins introduit d'Egypte en Grèce le procédé de la fonte en forme ^. Vers la même époque se place le bronzier corinthien Eucheiros*. Mnésarchos, le père du philosophe Pythagore, était graveur en pierres fines ^. Le potier Lykios, d'Eleuthères en Béotie, donna son nom à certains vases qu'il fut le premier à modeler''. Théophraste d'Erésos était fils d'un foulon '. Hérondas, dans son vu* mime, met en scène un cordonnier de Cos non moins habile à vendre ses chaussures quîi les fabriquer ; bien qu'il ait treize ouvriers dans sa boutique, il travaille lui-même, « cloué sur sa chaise du matin au Soir », et ses clientes réclament parfois « un ouvrage de ses mains ^i. Parmi les cuisiniers en renom, on vantait en particulier Agis le Rhodien, Néreus de ChioS et Cariadès d'Athènes, qui tous apparemment étaient citoyens dans leur pays d'origine ^. Peut-être étaitce aussi le cas de ce cuisinier d'Epidaure qui indique bravement

i . CoLUGNON, Histoire de la scalplOre grecque, I, p. 219.

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