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LE tRAVAIL LIBRE 179
Delphes.
Nicodamos et Pasion .... Eitraclion de pierres, 34 mines et 26 sUlères.
NicodamosetTt^léplianès. Colonnade 1 talent, S minée et 20 statC'res.
■ Chairolas Transport de pierres. . . i talent '.
Ces individus ii'unt pas pu s'acquitter k eux seuls de leur tâche, d'autant plus que les délais d'exécution étaient nettement stipulés au contrat'-. Ils avaient donc des ouvriers à leur solde, et euxmêmes ne faisaient rien que de les diriger.
Ea revanche, il est naturel de penser que les adjudicataires de petits lots étaient des artisans qui travaillaient en personne, parfois avec le concours d'un associé temporaire, ou d'une très modeste équipe d'ouvriers. Or ces lots sont les plus nombreux dans les documents '.
Quant aux ouvriers, on n'en parle pas généralement, ou bien on les désigne par le terme de yucOwTOÏ *.
On ne voit pas que l'Etat ail jamais songé à protéger la maind'œuvre nationale contre les gens du dehors. Ce n'est pas par libéralisme qu'il s'abstenait, c'est plutôt parce qu'il jugeait son intervention inutile ; preuve évidente que la concurrence des étrangers n'était pas un péril pour les citoyens. Même quand il décidait une adjudication, il laissait aux premiers pleine liberté de disputer les lots aux seconds ; il les sollicitait jusque chez eux, et il s'appliquait à supprimer les obstacles qui auraient pu les écarter ■'. Le Trésor y trouvait son profit, puisqu'il obtenait par là de plus forts rabais; mais il en résultait aussi des facilités plus grandes pour les individus en quête d'ouvrage. Dans toute la Grèce, il y avait comme une masse flottante de patrons et d'ouvriers toujours â l'affût des adjudications qui se préparaient et des chantiers qui s'ouvraient. Ils n'avaient aucune répugnance à se déplacer, et ils couraient de ville en ville, partout où l'on avait besoin de bras. Nous en connaissons notamment qui ont eu des entreprises ii Delphes après en avoir eu à lïpidaure ''. Le citoyen était peut-