L4 VIE DES OUVRIERS
dire. Le même châtiment, accompagné de la confiscation des biens, frappait celui qui abattait dans sa mine les piliers de soutènement; et ce n'était pas là une simple menace '. On punissait aussi avec sévérité quiconque laissait la fumée envahir les galeries -.
Les Sybarites reléguaient dans les faubourgs les ateliers bruyants, comme ceux de foi^eron et de charpentier^, et il y a apparence que des règlements analogues existaient ailleurs^. A Athènes, les tanneries étaient établies hors de la ville, dans le quartier de Lépros^. Les autres professions étaient disséminées un peu partout. Quelques-unes pourtant se groupaient sur certains points, par exemple les potiers dans le Céramique '•, les fabricants de coffres et les fabricants d'Hermès dans deux rues qui avaient reçu leurs noms'. Les abords de l'Agora étaient encombrés de boutiques, celles peut-être qui occupaient le moins d'espace ^. Toute la région du Laurion était un grand centre métallurgique où s'opéraient le broyage, le lavage et la fonte du , minerai de plomb argentifère, et le chiffre de vingt mille âmes qu'on attribue à sa population pour l'époque de Périclès n'a rien d'exagéré ", Les carriers travaillaient principalement à Eleusis et dans la partie de la presqu'île de Munychie qui s'appelait Akté, et les marbriers sur le Pentétique. Enfin le Pirée était peut-être le siège des vastes manufactures, telles que les fabriques d'armes de Lysias et de Pasion.
Les ateliers étaient ouverts aux passants, et chacun pouvait y entrer à son aise. Dès le temps d'Hésiode, on allait volontiers
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