ABD.VILUO.N, Les mines du laurion, p
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se chaufTer dans les foires pendant l'hiver ; les pauvres même j couchaient '. Les boutiques des coiffeurs étaient très fréquentées par les oisifs. » Elles jouaient le rôle de nos cafés ; on y venait pour rencontrer des amis, pour apprendre et répéter les cancans du jour, pour discuter sur la politique. Chaque classe, chaque personne avait ses habitudes, et quand on connaissait un peu son Athènes, on savait que dans telle ou telle échoppe on avait chance de trouver telles ou telles gens-, n Aristophane parle de ces « adolescents qui s'installent chez les parfumeurs, et y bavardent à tort et à travers^ ». Un plaidoyer, peut-être apocryphe, de Lysias fait allusion à l'attrait qu'avaient pour les Athéniens les boutiques des coiffeurs, des parfumeurs, des corroyeurs, surtout quand elles avoisinaient l'Agora^. Le poète Machon nous montre un individu « assis chez un corroyeur avec quelques amis '. » Socrate se rendait souvent auprès des peintres, des statuaires, des armuriers, des bourreliers, et là c'étaient pour lui des occasions de causeries interminables. On citait un corroyeur du nom de Simon qui le soir notait par écrit les paroles sorties de sa bouche pendant la journée ''. Sur un vase peint, deux personnages drapés dans un manteau et appuyés sur un bâton regardent des ouvriers qui finissent une statue de bronze; on a supposé avec vraisemsemblance que c'étaient des visiteurs de la fonderie '. Un autre vase nous fait apercevoir dans une forge deux hommes assis, dont l'un, immobile, est peut-être un étranger". J'en dirai autant d'un spectateur qui sur un fragment de poterie examine attentivement un ouvrier exécutant une besogne dont l'objet nous échappe '.
Les monuments figurés ne donnent qu'une esquisse très sommaire des intérieurs d'ateliers. II en ressort pourtant quelques
1. ScHOL. d'Hésiode, Travaux et Jourg, 493 (cité par Flach dans son
édition) : Ta ^oXt^eTk i:ap« roi; icaXaioîf £6upa tjv, aoU o ^ouïd[icva; t!<n|ci xkî