‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 62 sur 229 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

58 LA MAIN-d'œDVRE industrielle dans l'ancienne GRÈCE

cuirasses^, des épées-, des piques 3, des traits ou des arcs*. Il n'est pas jusqu'aux luthiers qui ne trouvassent pas plus avantageux de produire soit des instruments à corde, soit des instruments à vent''.

Nous sommes suffisamment renseignés sur l'industrie du bâtiment par les comptes de dépenses que nous ont conservés les inscriptions ; nous y pouvons voir de près ce qu'était un chantier grec.

Dans un compte relatif à la toiture d'un temple athénien, nous apercevons un scieur, des charpentiers, un peintre et des individus qui fixent au comble des moulures en bois préparées par d'autres *". Sur un document épigraphique qui concerne l'Érechthéion, on relève des noms de tailleurs de pierres qui travaillent à la cannelure des colonnes, de marbriers qui sculptent les rosaces du plafond après en avoir fait la maquette en cire, de peintres à l'encaustique, de doreurs, de scieurs, de charpentiers qui posent les toitures, qui dressent et abattent les échafaudages'. On remarquera que tous ces ouvriers sont toujours affectés à la même tâche. II n'est dérogé que deux ou trois fois à cette règle. Ainsi Gérys est classé tantôt parmi les tailleurs de pierres, tantôt parmi les charpentiers^. Mikion et Komon sont appelés soit téxtoveç, soit ÇuXcupY*^ "^^ T^^ "'^ "^^ d'anormal; mais le second taille des chevrons et mure des entre colonnements ^, Enfin le marbrier Manis remplit parfois l'office de charpentier"'.

Voici comment on procédait à Délos en 279. Au temple d'Apollon, ce fut le maçon Nikon qui nivela l'assise supérieure

t. XÉNOPHOK, Mémor., III, 10, 9.

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