XII. — CuiHAUo. — La mafn-if iCDIii-F. S
66 LA MAIN-D*ŒCVBt; INDUSTRIELLE DANS l'aKCIENNE TiRÈCE
Eucheii-os^ Ce sont lèi quelques exemples choisis presque au hasard parmi une infinité d'autres.
Cette coutume n'était point propre au monde des artistes; beaucoup d'artisans l'adoptaient aussi. Platon parte des ouvriers qui se livrent à la même occupation que leurs pères ^. c Comhien de temps, dit-il ailleurs, le fils du potier aide son père et le regarde travailler, avant de toucher lui-même à la roue ! ' » Socrate apprit du sien l'art de tailler la pierre ^. Le tanneur Anytos enseigna son métier à son fils, et Socrate plaint le jeune homme d'être condamné à une tâche si humble, alors que son père est une sorte de personnage dans l'État*. Le politicien KéphaloR était fils d'un potier, et il semble bien qu'il eût hérité de la profession paternelle ^. Le métèque athénien Atbénogène possédait une parfumerie qui avait appartenu successivement à son père et à son grand'père ''. Sur les chantiers publics plus d'un ouvrier associait ses enfants à sa besogne". Enfin la facilité qu'on avait de confier à un préposé libre ou esclave la direction de ses affaires permettait de chercher son agrément ou son profit hors de l'industrie, tout en conservant l'atelier familial.
Bien qu'elle fût très répandue, l'hérédité était si peu obligatoire qu'on voit une foule de gens embrasser des professions toutes nouvelles pour eux. Tel individu, jusque-là agriculteur, devenait tout à coup industriel 3; tel autre quittait son métier pour en choisir un qui fût plus noble ou plus lucratif; souvent même c'était le père qui engageait son fils dans une carrière différente de la sienne.
L'apprentissage n'était pas ignoré des Grecs. « Si l'on veut, dit Xénophon, faire d'un homme un cordonnier, un maçon, un forgeron, un écuyer, on l'envoie auprès d'un maître capable de