Odyssée, XV, 415 et suiv. ; Héhobote, i, I
3. Cf. IlcLBia dans les SUziingsberichle der Altad. der Wissenschaflen su MSnchen, 1896, p. 565-567 ; Revue archéologique, 1895, II, pi. XIV et XV.
LA HAIK-D ŒUVRE INDUSTRIELLE; DANS l'anCIENNE GBÈCK
vice beaucoup d'ouvriers exotiques. Ils devaient les fixer en Grèce, soit en traitant avec eux de gré à gré, soit en les acquérant comme esclaves ou les enlevant par la piraterie. C'est là une hypothèse que confirment une foule d'indices, tels que l'appel fait aux Cyclopes de Lycie pour Térection des murs de Tirynthe ' , la présence en Béotie ^t en Ai^olide de Cadmos et de Palamède qui paraissent symboliser le génie inventif de la race phénicienne -, l'habitude qu'avaient les Tvriens de vendre les captifs de guerre aux riverains de la mer ligée ■*, la prédilection encore persistante chez les Grecs de l'époque homérique pour les esclaves sidoniennes ', enfin la tendance toute naturelle qui poussa dans la suite la plupart des dynastes helléniques à rechercher les artistes et les artisans du dehors, quand leur cité en était dépourvue.
Ces immigrants, volontaires ou forcés, trouvaient dans le pays d'utiles auxiliaires. Trop peu nombreux pour tout faire par euxmêmes, ils étaient souvent obligés de recourir ii la main-d'œuvre locale. Les travaux d'endiguement et de canalisation qui fuivnt exécutés au lac Copaïs =, les travaux de construction qui eurent lieu k Athènes, à Tirynthe, à Mycènes, à Orchomène, exigeaient la concentration, sur un même point, d'une masse énorme d'ouvriers. Il en fallait beaucoup pour fabriquer les briques crues qu'on entassait dans les murailles de ce temps-lk'>. 11 en fallait encore davantage pour remuer et mettre en place les blocs gigantesques que l'on remarque à Orchomène, au mur pélasgique d'Athènes, et sur les acropoles de l'Argolide. I-a carrière avait beau être proche ' ; on devine combien de bras étaient