‹ La maison d'un bourgeois au dix-huitième siècleChapitre 4 sur 40 · REZ-DE-CHAUSSEE · texte numérisé non relu

REZ-DE-CHAUSSEE

Vestibule. — Une chaise à porteurs, fraîchement décorée, rêve de tout bourgeois et, surtout, de toute bourgeoise, qui trouvait fort agréable de se faire porter sans secousse , à travers les rues mal pavées de la ville. Cela avait d'ailleurs très bon air, et tout en ne voulant pas afficher un luxe qui aurait juré avec les habitudes réservées et modestes de M. Tamisier, M""' Tamisier était bien aise de suivre, avec modération, le courant qui portait la classe bourgeoise à imiter la noblesse.

Salon de compagnie. — Riche tenture en satinade cramoisie, rideaux assortis, un grand canapé, douze chaises à cabriolet ' , huit chaises volantes rouges, une table à jeu (damier et trictrac), deux

1 — « Chaises dont le siège est évasé et cintré en plein, et dont le derrière se termine en demi-cercle, ce qui oblige à faire ce dossier d'une forme creuse. »

(L'oArt du menuisier. Paris 1772 , p. 615.)

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