INVENTAIRE DU MOBILIER DE LA MAISON DE VILLE
2 janvier 1678
Rolle des meubles remis a Mous. François Butini, Sr Saultier, entré en charge le 2 janvier 1 678 et veriffié en sa presence.
PREMIEREMENT en la sale du Conseil : Vingt six cussin ; un tapis vert ; trois escabeaux garnis de vert; une grande ardoise; un lion de noyer a siégé ; un chandelier de latton a bras ; un grand chandelier de latton pendant au plancher tenant huict chandelles ; trois rideaux verts, trois
1 Voir p. 87, note 1.
2 Nous connaissons 8 autres inventaires de la Maison de ville ; du 1er janvier 1630 (ICC. C., \ol. 4, f” 217), du 3 janvier 1649 (Ibid., vol. 5, f° 107), du 24 août 1653 (Ibid., f° 122), du 25 juin 1662 (Ibid., P 158 v°), du 17 mai 1664 (Ibid., f" 162), du 15 janvier 1690 (Ibid., vol. 9, f° 419), du 6 juin 1691
PIÈCES JUSTIFICATIVES
verges de fer ; une petite ardoise. — Pour le fourneau : une fourche de fer, deux gros chenets de fer.
En la chambre des harnois : Une table, le dessus de noyer, le dessous de sapin, grande ; six chiezes basses de noyer ; deux chemins de pierre avec les armes de la ville ; un garderobe de noyer fermant a clef ; une bible a plaque d’argent avec son estuy ; item un grand tapis de Turquie dont l’on se sert aux fermes, sur la table de marbre, a la cour ; un tapis, armes de la ville ; un tapis de Turquie rond pour la table de l’alliance ; un grand tapis de table, vieille tapisserie ; un grand tapis a fleurs pour le marchepied du tribunal ; un grand tapis a personnage pour le tribunal ; deux cussins violets de velours, trois cussins rouges de velours figuré ; un rideau vert ; quatre bancs de sapin a dossier peint, de noyer ; une paire espinssettes ; une paile pour le feu.
A la cour : Les pontets tous adjutés.
Au lavoir : Une pierre a eau, avec son couvert et la boiette de bois ; le cendrier, avec son couver ; un lavoir de chesne ; un esgouttoir de sapin ; quatre tablas.
Dans la cusine : La porte sans clef ; deux cramaillers, suspendues avec la barre de fer ; une plaque de fer ; un tablas a la cheminée ; huict tablas, y compris ceux de l’aumoire ; la seille de cuivre avec son couvert de cuivre ; un aumoire de sapin dans la muraille avec sa serrure et clef ; trois petites cocasses d’estein, d’environ trois demi-pots la piese, marquées a la marque de la ville, deux desquelles ont la moitié du pied fondu et l’ance du pied rompue.
Au poisle : La porte, sans serrure et clef ; huict chevilles et porte manteaux ; un aumoire, avec deux serrures et deux clefs.
A la sale : La première porte fermant a la clef et l’autre porte sans clef et serrure ; deux grands landiers de latton ; un tapis de Turquie.
A la chambre des cocasses : La porte de l’entrée fermant a clef ; les cheville a tenir les cocasses ; six grandes cocasses dont l’une a le dessus du couvecle rompu ; quatre autres cocasses; un cabinet fermant a clef avec six tablas ; un aumoire dans le mur fermant a clef ; deux grandes chevres de fer.
Sur la galerie : Une clochette de fonte.
Au galatas a lessive : Une porte fermant a clet ; dix sept perches ; une table de sapin.
Au grenier a bled : Une porte fermant a clef.
A la chambre des enfans : Deux portes dont la première ferme a serrure et clet.
A la fariniere : Une porte fermant a clef.
A l’antisale : Vingt six bancs de noyer pour messieurs des Deux Cens ; trois tables de sapin avec ses tréteaux ; une grande carte ; un tableau d’alliance ; un tableau représentant la Justice ; deux chemins de pierre, ou il y a les armes de la ville ; une grande table de noyer qui se tire , une banque de noyer.
A la chambre des appellations : Un banc de noyer a dossier ; une table de noyer ; un banc de noyer ; un tapis de coste, diverses couleurs ; une chiere couverte de peau rouge ; un mortier de pierre a feu.
(Ibid., f« 525), et du 19 janvier 1698 (IL C. C., vol. 10, f" 141 V). L’inventaire de 1630 a été publié dans M. D. G., t. XV, 2e partie, p. 153. Celui de 1678, que nous publions ici, est l’un des plus complets; les autres ne nous fournissent aucun renseignement nouveau sur le mobilier de la Maison de v i 1 le, et mentionnent seulement quelques salles de plus : le petit poisle (1653), la chambre des comptes (1662), la cave (1664), la petite chambre (1690, 1691 et 1698), la chambre des blés (1690), et la chambre des arrêts (1690 et 1691). Les objets mobiliers qui figurent dans ces inventaires ont presque tous disparu. Le Musée
archéologique a conservé le lion de noyer à siège, le tableau d’alliance (voir p. 8/, note) et le tableau
représentant la Justice. On peut voir au Musée des armures un grand lustre en laiton et une table ronde avec banc circulaire, qui sont censés provenir de la Maison de ville.
Je me charge des susdits meubles aux deux feuillets cy-devant et cy-dessus.
Butini.
Les hoirs du Sr Pierre Blanchet deffunct, jadis Saultier doibvent rendre compte des meubles cidessous, trouvés manqués à la Maison de ville.
Pour le fourneau manque : Un grand bernard de fer.
Au-dessus de la chambre du Conseil, manque : Une porte fermant a clef ; huict tablas, fort
larges.
A la chambre des harnois manque : Deux' gros landiers de latton ; trois rideaux, quatre verges ; une vieille carte soit mappemonde.
Au lavoir manque : Une boette de latton et on y a mis en place une de bois.
Dans la cusine manque : Un chemin de pierre ; une table de sapin avec ses tréteaux ; un tablas a la cheminée ; une polie de bois pour pendre la chair.
Au poisle manque : Une verge de fer pour pendre les linges.
A l’antisale manque : Deux petis bancs de sapin.
A la chambre du bois : Les aix du petit cabinet des cocasses ; une eschelle, une table de
sapin.
(Registre de la Chambre des comptes, vol. 9, fos 16-19.)