I.E I.VIIINET : LES SECRÉTAIRES I I ^î
stat Boma/ia, virisquc. Je luv dis un jour, ayant été député de notre Faculté, qu'il eût été à souhaiter qu'il nous laissât dans l'observance rigoureuse de nos statuts, plutôt que de nous porter à les rompre, et que nous étions résolus avec sa j)erniission de n'en rien faire '. »
Tout aussi vindicatif que lui, il révoqua ce don. et dans son testament, il n'omettait point de rappeler cette révocation, aussi peu oublieux que lui des injures.
Dans sa donation de rente à la Sorbonne, pour la bibliothèque, il désignait son cousin Hubert Le Masle -, alors étudiant en théologie, pour en être, après sa mort, le conservateur; lui aussi, comme on le voit, protégeait les siens, et il ne faisait pas moins pour ses amis, comme il s'en présentera tout à l'heure un exemple typique.
Nous avons vu Le Masle, de même que Richelieu, échanger son bonnet et son manteau contre le casque et la cuirasse, en prenant le commandement de la garde bourgeoise de sou quartier; ce n'était point là une velléité belliqueuse de circonstance, et il portait volontiers l'épée comme son patron ; il la conserva longtemps après la mort de celui-ci et n'abdiqua rien de son humeur combative. Sous la Fronde, jusqu'en 1649 ', il est encore colonel de la Cité et Faubourg Saint-Jean, où il est populaire ; il y est connu pour la traverser fréquemment, au milieu de l'eifervescence de la rue, en tète de sa compagnie « en souliers et bas de soie, avec le garde-bas de toile à passemens de Gênes, un grand juste au corps ou casaque de velours plein noir avec passement d'or, le haussecol au col, l'épée au coté, la pique à la main, sur la hanche droite * » ; il reçoit les instructions militaires des prévôts des marchands et échevins de la ville de Paris •', assiste aux assemblées '', fait faire la garde des portes de la ville qui lui sont confiées', ainsi qu'à son confrère Berthelemy, tantôt les portes de Saint-Germain et de Saint-Michel '^j tantôt de