LA SANTÉ DE RICHELIEU; SES INFIRMCTÉS. — LES MÉDECINS, APOTHICAIRES ET
CHIRIRGIENS. CITOYS, LE MÉDECIN. PERDREAU ET RLOIYN, LES APO-
TIIICAIRES. l'infirmière. BERTHEREAU, LE CHIRIRGIEN SECRÉTAIRE.
DENIZON, LE DROGUISTE. LE CHIRIRGIEN DUCOMMVN. LE MÉDECIN
DEPOIS.
La vie de Richelieu ne fut qu'une Innn^'ue suite d'infirmités et de souffrances physiques. Dans le Tefstunienl polilir/ue, il est souvent revenu sur « sa mauvaise santé qui n'a pu soulîrir qu'il ait donné accez à tout le monde ». sur « la faiblesse de ses forces », sur « la force et la santé de corps nécessaire au ministre d'Etat qui n'est pas toutefois si nécessaire, que les conseillers d'Etat ne puissent remplir leurs fonctions..., pouvant confirmer par expérience ce cjue la raison enseigne à tout le monde, que c'est la tête, et non les bras, qui gouverne et conduit les Etats ».
« J'avoue cependant, disait-il encore, que j'ay souvent désiré d'être hors le gouvernement de l'Etat pour ma mauvaise santé, dont la ligne a été si courte, qu'il m'a été presque impossible de n'en pas excéder souvent la mesure '. »
Sa correspondance, quoique généralement sobre de détails sur ce point, nous permet de suivre à grands pas son état morbide presque ininterrompu ; dès 1608, c'est une fièvre << lente réglée en tierce »qui le travaille-; en juin 1611, il se plaint à nouveau d'une fâcheuse fièvre quarte qui le tourmente depuis plus de six mois, et l'empêche de pouvoir vovager autrement qu'en litière ^ ; une grave maladie le cloue dans son évèché jusqu'à la fin de cette même année ^. Un an après, il était encore imparfaitement remis, car il remerciait le général des Chartreux d'un « bezouart » que celui-ci avait adressé ^.
1. Teslamenl politique, chap. viii, secl. V. — G. llanolaux, Maximes d'Étal et fragments polUirjues. .., p. 764.
2. Avencl, Lettres..., t. Vil, p. .318. .3. Ihiil., t. I. p. r,C. 72.