‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 349 sur 464 · Tallemant, Ilisl., l. II, p · texte numérisé non relu

Tallemant, Ilisl., l. II, p

3. Cardinal de Helz, Mémoires (A. Keillol), Paris, 1H70, I. I, p. i'X'.. i. Avenel, Leilres..., l. VII, p. 190(3 août 1638j.

.">. Un trait piquant contre de Saint-Georges rapporté par l'auteur d'un des libelles écrits sous l'inspiration du Cardinal est encore une preuve des inimitiés que le capitaine des Gardes s'était attirées par son caractère parmi les familiers de Kiclielieu [Les Entretiens des (^lutnips-Elizées, s. 1., lG3i, iu-8°, p. 84).

6. l<"lo(|uet, Diaire ou journal du voyarje du clinncelier Séguier en Xorniamlie, Houen, 1842, p. 51.

7. Mercure français, 1C28, p. 588. La mère de René de Vignerod, seigneur du Pont de Courlay en Poitou qui épousa Françoise de Richelieu, la sœur du Cardinal, était une Renée de la P'orest, de la maison de Reaurepaire près Hlessuire (P. Anselme, Le palais de l'honneur, Paris. 1603, p. ■)40j. Si lelieutcnaiit des Gardes appartient à celte famille, voilà un nouvel exemple à ajoutera ce que nous avons dit sur le mode de recrutement employé par le Cardinal pour ses domestiques.

la Houdinière ; toujours est -il que ce dernier était lieutenant des Gardes à la fin de 163') ', et nue suivant ■< l'ordre requis dans la maison du roi ', il devenait capitaine, au départ de Saint-Georges ; sa promotion à ce grade coïncidait précisément avec l'entrée dons la maison de Pierre de Broc, l'évêque d'Auxerre, d'une famille alliée à la sienne, car l'un des beauxfrères du nouveau maître de chambre, Ambroise des Escoutais, était le fils d'une dame Antoinette de la Houdinière''. C'est lui que nous trouvons au Compte de 1639, dressant comme capitaine les rôles pour le paiement des monstres de la Compagnie ; ainsi que nous le verrons plus loin, Richelieu l'appréciait et le tenait en singulière estime.

De la Houdinière devait indirectement sa situation au P. Joseph. Le Cardinal, séduit par la franche bravoure et les protestations de fidélité de Gassion, songeaun moment, en effet, bien qu'il fût iuiguenot, à l'attacher à la garde de sa personne, au commencement de l'année 1636 ; c'est à peu près la date du départ de Saint-Georges qui devait être probablement dès lors chose arrêtée dans son esprit ; le P. Joseph remontra à Richelieu que « ces sortes de Braves n'étoient bons qu'à tuer bien des gens, et non pas à conserver un maistre; que rien naprivoisoit ces Lyons, et qu'il ne faloil jamais se conlier à leurs pâtes ''. » Le Cardinal, chagrin, cédait à contrecœur à cet avis, peut-être motivé, en réalité, soit par la question confessionnelle, soit par la rancune de quelques brusqueries piquantes du colonel à 1 adresse du capucin '.

Le nouveau capitaine des Gardes qui en bénéficiait, ne jouit pas longtemps de sa fortune: il fut à sa mort remplacé par de Bar qui commandait en ! 638 ''et 1 630 " une compagnie du régiment de chevau-légers de Son Eminence . De Bar fut le dernier à occuper son poste, car il survécut au Cardinal, et il exerça pour la dernière fois ses fonctions en veillant à son chevet, vêtu de deuil, et assis à sa droite, le corps de son ancien maître, exposé sur son lit de parade, pendant trois ou quatre jours ^.

En même temps que de la Houdinière passait capitaine, son enseigne de

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