ILid., p
4. L. Banck, Taxa S. CaneeUariai romnn.T, Kranckene, IGol, p. 132.
5. Ihid., p. 412. En 163',), Mathieu Mole protestait contre le « haussemeiil l'ail ii Rome des ducats do la Cliambie ([ui durant le Concordat ne valaient que ([uaraulo sols cl mainlenanl en valent qualro livres deux sous plus ou moins » ; cel al)us ainsi que les nouveaux droits établis depuis le Concordat faisait « pour beaucoup d'évèchés et d'abbayes, monter les annales à deux années de leur revenu ». Mémoires, Paris, 18:i:i, t. Il, p. 470.
84 LA MAISd.N Dl" CARDINAL UL ItlCllELIEU
à celle qu'il a eue avec ses prédécesseurs, de Marcillac ou de Beauveau, l'on seul une diirérence de ton faite de mille riens imperceptibles isolément dans la netteté et la précision de la phrase de Richelieu, mais qui, jjroupés, laissent une impression caractéristique ; elle se dégage bien de celte première lettre d'instructions qui ouvre la campagne de l'évêque d'Auxerre :
« C'est beaucoup estimer votre personne que de vous croire capable d'estre, en une mesme qualité en une armée, où j'ay pris plaisir à Corbie d'estre, c'est-à-dire chasse-avant. Pour mériter ce titre... il fault faire, en un jour, par sa diligence, ce qui d'ordinaire ne se faict qu'en deux ou trois. Au nom de Dieu hastez les travaux, quoy qu'ils puissent couster... Pressez le S'' de Chastillon d'avancer son attaque ' . »
Le maréchal de Clialillon avait commencé les opérations du siège de Saint-Omer, avec sa lenteur accoutumée et l'évêque d'Auxerre avait pour mission de réveiller son activité ; la tâche était rude, car ainsi qu'il l'écrivait au Cardinal n dont il était les yeux » et qu'il instruisait au jour le jour par le menu de tout ce qui se passait, « à moins d'avoir une grue toujours auprès de luy pour s'en servir aux occasions, il eust esté bien difficile d'esbranler cette machine - ». Ajoutons qu'il fallut lever le siège, à la grande colère du Cardinal.
L'évêque était singulièrement redouté autant pour sa franchise aveugle, que pour la confiance que Richelieu avait en lui ; le maréchal de Chatillon invoquait son témoignage, soit pour confirmer son propre dire sur l'état de ses troupes •', soit pour se défendre des propos imprudents qu'on lui prêtait contre la négligence du Cardinal à lui fournir ce qu'il avait demandé, munitions, canons, argent et vivres '>.
Toutes les précautions étaient prises pour assurer le secret de leur correspondance ; le service des courriers était fait par des gens de Richelieu, des valets de pied de .sa maison, notamment.
Les opérations de la campagne si malheureusement commencée se poursuivirent devant Louis XIII et Richelieu venus eux-mêmes à Amiens et à Abbeville pour les surveiller' ; elles se terminèrent par la prise de Renty, la disgrâce du maréchal de Chatillon, et la prise du Catelet, l'évêque d'Auxerre continuant, pendant leur durée, à exercer ses fonc-
1. AvciK-1, iMtrox..., l. VIII, p. 3.(2(7 juin 1638). ■>. Ihl'l., i. Vllt, p. :i:i:i.