‹ La maison du cardinal de Richelieu, document inéditChapitre 77 sur 464 · I.E MAÎTni: DE rHAMHRF. ET I.E CONFESSELH · texte numérisé non relu

I.E MAÎTni: DE rHAMHRF. ET I.E CONFESSELH

avoit fort j^rand besoing ' ». Il était encore auprès du Cardinal en qualité de confesseur en lt>29 -, au siège de Privas où il fut pris pour un ministre et faillit être expédié par les soldats du roi << plus fâché ensuite de la qualité qu'on lui donnait que du péril ([uil avait couru ' ».

« Ce M. Mulot n'avait rien tant à contre-cieur que d'être appelé aumônier de son Eminence. » Peut-être y voyait-il, ce qui est fort possible, une allusion ironique à l'assistance qu'il avait jadis prêtée à son ancien élève, alors évêque ! C'était un personnage violent, d'une brus([uerie bizarre et d'une franchise brutale ' qui ne l'abandonnaient jamais, même en faveur de ceux qui le traitaient sans lui offrir de bons vins qu'il appréciait fort, au dire du ehroniciueiu- ; il égayait de ses boutades le P. Joseph et Richelieu -', ce qui fournissait contre ce dernier un sujet fréquent de raillerie aux pampldétaires qui lui reprochaient d'en faire à la fois son confesseur et son bouffon ''.

La famille Mulot avait toujours servi le Cardinal ; c'est l'abbé peutêtre qui est en cause dans une lettre adressée par de Bonzi à Richelieu et datée de Blois le 17 juin 1017", de même que dans une autre de ce dernier à Desmaretz du commencement de 1618^, mais, dans une lettre du 10 janvier l(')27, il est question de la veuve d'im sieur Mulot qui semble avoir rempli une charge dans les affaires de la navigation dont le Cardinal était alors surintendant '■'. L'on peut même se demander si ce n' est pas un fils de cet agent que le « petit Mulot » auquel Richelieu laissait dans son testament un legs de 1500 livres, comme « écrivant sous le sieur Charpentier, son secrétaire ».

Richelieu jugea-t-il que Mulot ne lui convenait plus par ses familiari-

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