DU 19 JUILLET
{Ibid.)
M" Antoine Chasteau, procureur au Chastelet de Paris et du sieur François-Paul Le Roi, receveur de la capitation des arts et métiers de la ville et faubourg de Paris, et de dame Madelaine-Elisabeth Perrard, son épouse, propriétaires de treize seizièmes et douze quatre-centièmes au total d'une maison sise à Paris, rue de Richelieu vis à vis la rue Vildot et régnant le long du mur du jardin du Palais- Royal. Et poursuivant la vente et adjudication par licitation de ladite maison, en conséquence de la sentence contradictoire rendue en cette cour le vingt-trois avril dernier signifiée le vingt-neuf dudit mois. Entre lesdits sieur et dame Le Roi et Jacques Des Mary, au nom et comme tuteur des enfants mineurs de Jacques Petitsigne, maître tailleur d'habits, et Jeanne Des Mary sa femme, par représentation de la dame deffunte leur mère, héritiers conjointement
pour un cinquième du deffunt Jacques Des Mary leur ayeul ; en lesdites qualités propriétaires pour dix -huit quatre -centièmes au total de ladite maison ; d'autre part, Antoine Des Mary, Octavien Calchy et Madelaine Des Mary, sa femme, Antoine Caccia, au nom et comme tuteur de François, Charles, Fortuné et Angèle Marie Dassy, enfans mineurs de Jacques Dassy et de deffunte Marie Madelaine Des Mary, sa femme, lesdits Des Mary, la femme Calchy et les mineurs d'Assy héritiers chacun pour un tiers de François Guillaume Des Mary leur père, qui étoit propriétaire pour un seizième et vingt quatre-centièmes de ladite maison ; en ces qualités propriétaires pour ledit seizième et vingt quatre-centièmes au total de ladite maison encore d'autre part.
Enchérit et met à prix le fonds et très-fonds, propriété, superficie, joiiissance, circonstances et dépendances de ladite maison rue de Richelieu, ainsi qu'elle se poursuit et comporte, aux charges et conditions suivantes. i° Sera tenu l'adjudicataire de payer la somme pour laquelle elle sera adjugée à chacun des copropriétaires selon la part et portion qui doit lui en appartenir.
2" De payer les cens et droits seigneuriaux aux seigneurs et dames à qui ils peuvent être dus ;
3° De payer les impositions royales imposées et à imposer sur ladite maison ;
4° De payer les droits de consignation si aucuns sont dus ;
5° De payer les frais de la précédente licitation tant en demandant qu'en deffendant, même le coût des avis de parens et procès-verbal de rapport d'expert aux procureurs poursuivans et collicitans sur leur quittance ;
6" Sera loisible à l'acquéreur de faire décréter sur lui ladite maison et dans le délai de huit mois qui coureront du jour de l'adjudication ;
7° De retenir par ses mains la part et portion revenant aux mineurs jusqu'à leur majorité et d'en payer l'intérêt si mieux n'aime ledit adjudicataire rembourser à la charge d'emploi en acquisition d'héritages ou rentes au proffit des mineurs, enfin à la charge de la rétention des douaires si aucuns y a ;
Et en outre moyennant le prix et somme de trente mille livres de première enchère.
S'ensuit la teneur consistance et dépendances de ladite maison rue de Richelieu.
Une maison sise à Paris rue de Richelieu vis à vis la rue Vildost, consistant en un corps de logis double en profondeur
sur ladite rue, élevé d'un étage de rez-de-chaussée avec entresol, trois étages quarrés au dessus et grenier avec comble à la françoise couvert de thuille avec chenaux et godets de plomb sur la rue et egouts sur la cour dont partie en chenaux de plomb.
Cour ensuite ayant vue sur le jardin du Palais- Royal et fermée par un mur à hauteur d'apui, à droite de laquelle est un bastiment élevé à la même hauteur du second étage, couvert en thuiles.
Au rez-de-chaussée de l'aile à droite est un passage qui communique au jardin du Palais-Royal, dans lequel passage est un puits mitoyen avec la maison voisine.
Caves sous toute l'étendue de ladite maison, distribuées en plusieurs berceaux.
Tenant la maison à droite à M. de Ravanne, à gauche à celle de M. Dopptier, d'un bout au jardin du Palais-Royal et sur le devant à laditte rue de Richelieu.
Le rez-de-chaussée est composé d'un passage de porte cochère aïant son entrée sur laditte rue et qui communique à la cour cy dessus designée et à l'escallier ; à droite du passage est une boutique et sale ensuite occupée par un parfumeur.
A gauche dudit passage est une pièce servant de cuisine, escalier ensuite une petite sale à cheminée servant de logement au portier.
L'autre salé ^ est divisée en trois pièces sur la rue, dans l'une desquelles est un passage qui communique à une autre chambre à l'aile droite ; dans l'aile gauche est encore une autre pièce.
Le premier étage est composé d'une antichambre et d'une salle de compagnie, chambre à coucher ensuite.
Le second étage est composé de trois pièces sur la rue, chambre à coucher ensuite sur la cour avec garde-robe et deux pièces ensuite.
Le troisième étage est distribué en deux pièces sur la rue, séparées par une cloison de charpente et de maçonnerie dont une sert de cuisine, chambre à coucher ensuite sur la cour ; à droite est une autre chambre éclairée sur le Palais-Royal.
A droite de l'escalier est un petit retranchement pratiqué avec des planches servant à mettre du bois.
Le grenier au-dessus dudit étage est séparé par des cloisons de planches dont partie sert de chambre de domestique.
LiscE : l'entresol.
Au haut dudit escalier et au rez-de-chaussée sont deux cabinets d'aisances.
Chasteau.
Ladite enchère escheoit au samedi vingt- quatre mai 1766.
Du samedi 7 juillet 1766.
Remis à quinzaine et permis d'afficher. DuPONT.
Du samedi 21 juin 1766.
Remis à quinzaine. Groizier du Bouleau.
Du samedi 5 juillet 1766.
Par Duclot à xxxiij mille livres.
Par Cattel à xxxviij —
Par Chasteau à xl —
Par Duclot à xlv —
Par Chasteau à 1 —
Par Cattel à lij —
Par Chasteau à liij —
Adjugé sauf enchère. Dupont.
Du samedi 19 juillet 1766.
Par Duclot à liiij mille livres.
Par Chasteau à Iv —
Adjugé. Dupont.
Et le 26 juillet 1766. Est comparu au greffe de cette Cour ledit M." Chasteau, procureur en icelle, lequel a dit et déclaré que l'adjudication à luy cy dessus faitte de la maison mentionnée en la présente enchère moyennant la somme de 55 mille livres est pour et au proffit de sieur François Paul Le Roy, receveur de la capitation des arts et métiers de la Ville et faubourg de Paris, demeurant rue Ventadour paroisse Saint- Roch, propriet-
470 J'IÈCES JUSTIFICATIVES.
taire de treize seizièmes et douze quatre-centièmes au total de laditte maison, lequel pour ce présent et en personne a accepté laditte déclaration, promettant payer le prix de l'adjudication pour ce qui en revient à ses copropriétaires, satisfaire aux charges de l'enchère et du tout acquitter, garantir et indemniser ledit M' Chasteau, son procureur, et a élu son domicile en sa demeure susdeclarée, et ont signé
Le Roy. Chasteau.
P. 7, ligne 9, — Au lieu de 182 mètres, lisez i8y mètres.
P. 28, ligne 14. — Au lieu de vendu, lisez rendu.
P. 30, ligne 22. — Au lieu de 1639, lisez 1659.
P. 40. — Ce fut au mois de mai 1879, en apprenant que je venais de découvrir la véritable maison mortuaire de Molière au n» 40 de la rue Richelieu, que M. Charles Nuitter voulut bien m'abandonner les docunients qu'il avait recueillis sur le n° 42 et qui lui devenaient inutiles. Je maintiens les remerciements que je lui dois, et je ne veux attribuer qu'à un malentendu l'incident qui vient de donner lieu à la correspondance suivante :
A Monsieur le Directeur du Moliériste.
Paris, le 28 juillet 1882 Mon cher Confrère,
Le Cercle de la critique dramatique et musicale me charge d'avoir l'honneur de vous envoyer copie de la lettre qu'il vient d'adresser à M. le Président du Comité des inscriptions parisiennes, au sujet d'un rapport de M. Nuitter dont vous avez publié le résumé dans le Moliériste du i'"^ juillet.
Le Cercle de la critique dramatique et musicale espère que vous voudrez bien reproduire cette lettre dans le prochain numéro de votre journal.
Croyez à mes sentiments de vive cordialité.
Le Président, Hekri de LAPOMMERAYE.
A Monsieur Henri Martin, sénateur^ membre de l'Académie française, président du Comité des inscriptions parisiennes.
Paris, le 26 juillet 1882.
Monsieur le Président,
Le Cercle de la critique dramatique et musicale, que j'ai l'honneur de présider, me charge de vous communiquer quelques observations que vous accueillerez sans doute avec intérêt.
Elles sont provoquées par un rapport qui a été présenté, récemment, au Comité des inscriptions parisiennes, par un de ses membres, M. Nuitter, et dont un résumé a paru dans la revue mensuelle le Moliérisie, du i»"" juillet courant, au sujet de la maison natale de Molière, rue Sauvai, n° 2, et de sa maison mortuaire, rue de Richelieu, n°40.
La première de ces maisons porte, en façade, sur la rue Saint-Honoré, une plaque de marbre, avec inscription commémorative qui^ avec l'autorisation du préfet de la Seine, a été posée en 1S76, par les soins et aux frais du Cercle de la critique, sur l'initiative d'un de ses membres, M. Charles de La Rounat, aujourd'hui directeur du théâtre national de l'Odéon.
Trois ans plus tard, au mois de juin 1879, le Cercle de la critique, ayant appris qu'un autre de ses membres, M. Auguste Vitu, avait découvert, d'après des documents irrécusables, que Molière était mort n° 40, rue de Richelieu, et non n» 34, décida qu'il agirait pour la seconde maison comme pour la première, c'est-à-dire qu'il y ferait également poser à ses frais une plaque commémorative, aussitôt que M.Auguste Vitu aurait publié son travail justificatif. Cette décision a été annoncée par plusieurs journaux, au mois de juin 1879.
Ni l'un ni l'autre de ces deux faits n'étant rappelé dans le rapport de M. Nuitter, le Cercle de la critique a pensé qu'il était utile de réparer cette omission, en les portant directement à la connaissance de l'illustre président du Comité des inscriptions parisiennes.
Je suis heureux, en accomplissant ce devoir, de saisir l'occasion de vous prier d'agréer, monsieur le Président, l'hommage de mon profond respect.
Le Président du Cercle de la critique dramatique et musicale Henri de LAPOMMERAYE.
P. 80, ligne 16. — Au lieu de partitions, lisez partition.
P. lOI. — Au nécrologe littéraire de la rue Richelieu, à la suite de Molière et de Marivaux, il faut ajouter le nom de Diderot. Voyez ci-après l'addition à la page 334.
P. 108, lignes 40 et 41. — Au lieu de familles de Rozan de
Flamanville, le comte de Nouant : lisez de Flamanville et le Comte de Nouant.
P. 109, ligne I. — Au lieu de Baine de Roquefort, lisez baron de Roquefort.
Ibid., ligne 3. — Au lieu de M. Bourrier, lisez M. Boursier.
Ibid., ligne 4. — Au lieu de M. Barthélémy, lisez M. Berthêlemy.
P. 113, ligne 36. — Au lieu de Collin, lisez Cottin.
— lignes 30 et 31. — Au lieu de Lirassier, lisez Linassier.
P. 117, ligne 36. — Au lieu de Rasson, lisez Rassan.
P. 157, ligne 37. — Au lieu de Newkererque, lisez Newkerque. — La dame dont il s'agit ici, avant de devenir madame de Nieuwerkerque et madame de Champcenetz, avait été madame Pater ; c'était une hollandaise, femme d'un riche négociant. Voir les Mémoires secrets à la date du 14 janvier 1763.
P. 158, ligne 34. — Marie-Joseph Chénier habitait le no 12 de la rue Richelieu, avec sa mère née Santi Lomaca, et sa maîtresse M"" de La Bouchardie, veuve d'un inspecteur des remontes, remariée en 1799 à M. de Lesparda de Maisonnave. M. Robert de Bonnières a publié de curieux et tristes détails sur le faux ménage de M.-J. Chénier dans l'excellente notice qui précède son édition des Lettres grecques de M"^ Chénier la mère (Charavay, Paris, 1879). Il y faut ajouter trois lettres de M"* Chénier, reproduites en facsimilé dans la Revue des documents historiques de septembre et octobre 1879, adressées à M. Mahérault. Mais aux âmes tendres, qui ne sauraient supporter l'idée d'un Chénier insulté et battu par une mégère ivre d'eau-de-vie, nous conseillons la lecture d'une admirable nouvelle, trop peu connue, d'Henri de Latouche^ le Cœur du poète (dans la Vallée aux Loups, Paris, 1833, in-80), où les amours de M.-J. Chénier avec M*"* de la Bouchardie sont racontées sous des couleurs moins vraies, mais plus consolantes. M"* de Chénier mourut à soixante-dix-neuf ans, dans la maison de la rue Richelieu n» 12, le 6 novembre
P. 159, lignes 8 et 9. — Au lieu de et Nicolas eut pour fils Pierre-Nicolas de L'Espine, lisez et Pierre-Nicolas, qui eut pour fils Pierre-Nicolas II de L'Espine.
P. 167, ligne 33, au lieu de Gaillard, lisez Guillard.
P. 176, ligne dernière, au lieu de adjoint à son professeur, lisez adjoint a professeur .
P. 186, avant-dernière ligne, au lieu de qui paraît avoir disparu, lisez qui a disparu.
P. 188, ligne 27, au lieu de un épigramme, lisez une épigramme.
P. 193, ligne 20, au lieu de ciuq, lisez cinq.
P. 194, ligne 16, au lieu de vol commis du cabinet, lisez au cabinet.
P. 196, ligne dernière, au lieu de François Pidou, lisez Pierre Pidou.
P- I97> ligne 3, au lieu de y^ viens de parler, lisez y^ vais parler.
P. 200, ligne 28, au lieu de à a Constituante, lisez a la Constituante.
P. 205, ligne 24, au lieu de l'angle sud, lisez l'angle nord,
— ligne 25, au lieu de l'angle nord, lisez l'angle sud.
— ligne 33. Il n'est pas douteux que ce Pierre Edenin ne
soit ici pour Pierre Éduin, mais je ne prends pas sur moi de modifier les textes authentiques.
P. 207, ligne 27, au lieu de coin sud-est, lisez coin nord-est.
P. 212, ligne 37, au lieu de l'est, lisez l'ouest.
P. 217, ligne 18. — M. de Saint-Florentin ne mourut pas ministre ; il résigna ses charges en juillet 1775, deux ans avant de mourir.
P. 218, ligne 3. — Au lieu de 1^84, lisez 1764.
P. 221, ligne 34, au lieu de 16.., lizez 1692.
— ligne 36, au lieu de 16.., lisez 1707.
P. 238, ligne 37. — L'almanach du commerce donne une raison sociale plus étendue : Cherubini, Creutzer, Boïeldieu, Méhul, etc., professeurs associés. Au reste, Boïeldieu ne cessa pas de faire le commerce de la musique. Voyez ci-après l'addition sous la page 249.
P. 249, à la suite de l'article sur la maison n° 92. — Le magasin de musique de Janet et Cotille paraît avoir succédé à celui de Boïeldieu jeune, frère puîné du grand compositeur. L'auteur de la Dame Blanche écrivait le 16 décembre 1823 à Charles Maurice, rédacteur en
chef du Courrier des Théâtres : « Si vous parlez de « notre intermède à l'Hôtel de Ville qui a eu, vous << le savez peut-être, beaucoup de succès, vous obli- « gérez bien mon frère et moi si, par une petite note, « vous pouvez dire que les morceaux de musique se « trouvent chez Boïeldieu jeune, rue de Richeljeu, « n° 92. »
P. 275, ligne 26, au lieu as. juste, lisez juste.
P. 278. — M. Duruey périt sur l'échafaud révolutionnaire ; je n'avais pas d'abord trouvé son nom dans les diverses listes des victimes, parce qu'il y est défiguré ; le Moniteur l'appelle Durney, et la Liste très exacte^ Damey. Voici la rubrique qui le concerne dans les comptes rendus du tribunal révolutionnaire au Moniteur : « Joseph « Durney, âgé de cinquante-deux ans, né et demeu- « rant à Paris, ci-devant receveur général des finances « de la généralité de Poitiers, ci-devant trésorier des « affaires étrangères et administrateur de la trésorerie « générale, nommé par le tyran. » (Séance du 28 ventôse an II, — 18 mars 1794.)
P. 280, ligne 12. — Au lieu de Cornis, lisez Cormis.
P. 285, ligne 4, au lieu de da, lisez du,
P. 286, ligne 38, au lieu de boulevad, lisez boulevard.
P. 300, ligne 35, ajoutez : « Le portrait de Brizard par M°° Guyard a été gravé en tête du quatrième volume de \ Histoire du Théâtre français, par Etienne et Martainville.
P, 304, ligne, au lieu de Faucault, lisez Foucault.
P. 318, ligne 22, au lieu de elle porte, lisez il porte.
P. 320, ligne 23, au lieu de mais on n'en possède^ lisez mais on en possède.
P. 323, ligne 17. — La date du 3 février 1742 pour la mort de Catherine Mignard comtesse de Feuquières est confirmée par le recueil de Bois-Jourdain (Mélanges, t. II, p. 86, Paris, in-8°, 1807), Il paraît que les neveux de M"* de Feuquières, fils de Rodolphe Mignard, avaient grand besoin de l'héritage de leur tante. L'un d'eux, au dire de Bois-Jourdain (Ibid., p. 87), parut un jour à la foire Saint-Germain, où il gagna net vingt mille écus par des tours de souplesse. Après la mort de sa tante, il acheta une terre en Champagne et s'y retira.
P. 3z6, ligne 3. — Au moment où j'achève l'impression de mon livre, on m'apporte une pièce authentique qui explique la transmission à M. Gaillet du domaine que représente aujourd'hui la maison n» 29. Après la mort, en 1698, du conseiller d'Etat Rouillé comte de Meslay, la propriété dont il s'agit passa à l'une de ses filles Marguerite-Thérèse, veuve du marquis de Noailles, duchesse de Richelieu, qui la vendit le 12 juin 1719, par contrat reçu Billeheu, à Cristophle Gaillet, bourrelier ordinaire du Roi, et Marie- Anne Bongredien, sa femme. Ces énonciations résultent d'un contrat de constitution de rente par M. et M""* Gaillet à messire Jean-Baptiste-René de Grouchy, écuyer, seigneur de Meneuil, conseiller secrétaire du Roi, demeurant rue Richelieu, paroisse Saint-Roch (devant Billeheu et Capet, le 10 juin 17 19, avec quittance du i*' octobre suivant).
P. 331, ligne 14 du texte, au lieu de salle, lisez salle. P. 338. — La propriété de l'ancien hôtel Bezons (n° 39) venait d'être attribuée à M, Fauveau par le partage des 3 avril et 4 mai 1784 lorsqu'elle reçut un nouvel hôte en la personne de Diderot, qui vint y rendre le dernier soupir.
Le Journal de Paris^ du 3 août 1784, enregistre sous la rubrique MORTS, à la date du 31 juillet précédent : « M. Denis Diderot, de l'Académie des Sciences de « Berlin, de celles de Stockholm et de Saint-Péters- « bourg, bibliothécaire de Sa Majesté Impériale Ca- « therine II, Impératrice de Russie, rue de Richelieu. »
La notice sur Diderot, attribuée à sa fille M"' de Vandeuil (Paris, 1830), donne la date du 30 juillet ; mais cette date est fausse comme la plupart des autres renseignements contenus dans ce travail bizarre et suspect. L'acte mortuaire dressé par M. Marduel, curé de Saint-Roch, et publié par Jal, ne laisse aucun doute: Diderot, mort le 31 juillet, fut inhumé chrétiennement, le lendemain i^r août, à Saint-Roch, sa paroisse, sous le dallage de la chapelle de la Vierge. Je pense qu'il y est encore.
Les témoins de l'acte d'inhumation furent Abel-François-Nicolas Caroilhon de Vandeuil, écuyer, trésorier de France, gendre de Diderot : et les deux frères de M. de Vandeuil, Claude Caroilhon des Tillières, écuyer, fermier-général de Monsieur frère du Roi, et
Denis Caroilhon de la Charmotte, écuyer, directeur des domaines du Roi; assistés de Nicolas-Joseph Philpin de Piepope, chevalier, conseiller d'Etat, lieutenant-général honoraire au bailliage de Langres. M. des Tillières (dont j'ai parlé au n» 112) fut le père de la marquise d'Osmond; MM. d'Osmond actuels sont donc les petits-neveux par alliance de Diderot. Ajoutons que M, des Tillières, grand spéculateur en terrains et l'un des acheteurs du domaine du Raincy, qu'il morcela, était lieutenant du grand louvetier lorsqu'il acheta la maison Frascati en i8ir.
L'auteur du Père de famille était gravement malade à Sèvres lorsque Grimm obtint que l'Impératrice de Russie se chargeât de son logement. On l'installa aux frais de Catherine II « dans un superbe appartement « de la rue Richelieu. » Il y mourut douze jours après son installation. La maison mortuaire de Diderot était certainement située du côté gauche, celui de la paroisse Saint-Roch, le côté droit relevant tout entier de la paroisse Saint-Eustache, et la demeure de l'un des témoins semble indiquer le voisinage de la rue Traversière. C'est donc avec toute vraisemblance qu'une note inédite de M. Walferdin, qu'a bien voulu me communiquer M. Tourneux, assigne au dernier domicile de Diderot l'ancien hôtel Bezons, appartenant aujourd'hui à la famille Bricard. Mais un séjour si court ne devait pas laisser de traces ; la location faite par ordre de l'Impératrice de Russie fut sans doute verbale ou sous seing privé. Le fait est que, malgré la parfaite obligeance de MM. Bricard père et fils, proprétaires actuels, et de M. Tollu, notaire de leurs prédécesseurs MM. de Gasville, je n'ai rien pu découvrir.
Il me reste à ajouter que l'appartement du premier ^ étage, où mourut sans doute Diderot, et auquel on accède par un bel escalier qui a conservé sa rampe ancienne en fer forgé, a été consacré par MM. Bricard frères, les célèbres successeurs de la serrurerie d'art de Sterlin, notables commerçants, à une destination aussi intelligente qu'intéressante. MM. Bricard frères y ont réuni, sous d'élégantes vitrines, un véritable musée de serrurerie d'art ancienne et moderne, française et étrangère : serrures de fer et de bronze, clefs ouvrées, pentures, encoignures, boutons déportes
et poignées de croisées, bras de lumière, etc. On y admire, outre de beaux heurtoirs italiens du XVP siècle, des débris de nos palais voués à la destruction et à l'incendie, et par-dessus tout d'admirables ornements provenant de la succession de Falconnet, dont MM. Bricard m'ont appris la singulière histoire, qui rappelle celle du Cousin Pons de Balzac.
P. 342, ligne 19, au lieu de considérale^ lisez considérables.
P. 344, ligne 20, au lieu de gouvernement, lisez gouvernement.
P- 347? ligne 18, au lieu de Novion, lisez Nomion.
— ligne 32, même correction.
P. 350, ligne 18, au lieu de Saint-Mars., lisez Cinq-Mars.
P. 360. Note. — Rectifions un lapsus dont je m'accuse d'autant plus franchement qu'il est impardonnable : la vente des meubles du maréchal de Saxe eut lieu dans son hôtel du quai Malaquais, mais c'est à Chambord qu'il était mort, le 30 novembre 1750. Tout le monde sait cela, même moi, qui ai commis la bévue.
P- 373> ligne 7, au lieu de quatrième lot de ■•'ardin, lisez du jardin.
P. 379, ligne 32, au lieu de du joint-stock banks, lisez des.
P. 384, ligne 9, au lieu de partie subsistant, lisez subsistante.
P. 386, ligne 16, au lieu de honéraire, lisez onéraire.
P. 415, ligne 34, au lieu de étant, lisez était.
P. 422, ligne 2, au lieu de des contes, lisez de contes.
P. 433, ligne 33, au lieu d^façace, Wsqz façade.
P. 443, ligne 35, au lieu de Virivile, lisez Viriville.
P. 458, ligne 16, au lieu de Barthélémy, lisez Barthélémy.
— ligne 35, au lieu de Barthélémy, lisez Barthélémy.