SCENE PREMiÈEE
MARIE, seule.
Allons, tout est préparé pour la toilette de Madame. . . <^uel dommage qu'une si bonne maitresse. . . Cette lettre «leJul.en m mquiète; ce qu'il m'écrit est-il possible?... ^ ir , l " l? "'"' P'' ^^^ ^^"« ^O''' <^epuis trois jours, » Mamzelle Marie parce que je suis toujours occupé ^> chez ce banquier de la rue d'Artois, qui marie son fils. >. bi vous saviez ce que j'ai entendu dire sur le compte de . votre maîtresse, Madame Darbel!. . . Figurez-vous que >. ) étais a poser les draperies d'un salon : jeatends dans la ^> pièce a cote , e père qui disait à son lils : Maintenant, ^. je sais ce qu elle est, votre .Vladame Darbel. . . Vous la « disiez veuve , elle n'a jamais été mariée. —11 est certain.
j> Mam'zelle, que quand on n"a jamais élé mariée , il est dif- 5) ficile qu'on soit veuve. Mais moi (jui vous épouse , parce p) que vous êtes une hounéte fille, et que vous avez tout » ce qu'il faut pour faire une Ijonne et jolie tapissière , » vous sentez bien que je ne peux pas voir de bon œil, que :» vousrestiez au service de cette dame. Et, pardonnez-moi 3) de vous le dire, mais si vous voulez être ma femme, X j'ai bien peur que vous ne puissiez plus être sa servante. » Votre serviteur, Julien. »
Que faire?. . . Je ne peux pas croire ça. . . Pourtant Julien n'est pas me'disant, et il a bien le droit. . . Un parti comme on n^en rencontre pas tous les jours. . . Garçon tapissier, de la conduite. . . ( Elle range le boudoir. ) 11 a peut-être raison enfin. . . Madame a Tair de se cacher de moi. . . Et ce M. Ernest qui est si familier dans la maison. ( Bn rengeant elle trouve un portefeuille sur une ottmianne ou au pied d'un fauteuil. ) Un portefeuille! un souvenir!. . . Serait-ce à lui?. . . Oh! sans doute j car hier au soir, quand Madame m^a sonne'e, il était là , auprès d'elle.
AIR du f^audeuUle de la Somnambule.
Si je l'ouvrais , j'en aurais l'assurance ; C'est uu Hîo^yen certain de tout savoir... Mais non !... je crois que la prudence Me le défend autant que le devoir :
Ce que Julien , en amant plus qu'en maître , Demande ici , sans pourtant l'exiger , Ce souvenir l'exigerait peut-être , Et j'aime mieux ne pas l'interroger.
On vient!