L'ictère
Les malades sont atteints d’un ictère en général léger, jaune clair, teintant téguments et muqueuses. S'il revêt parfois l’aspect d’un ictère france, il n’apparaît le plus souvent que comme un subictère.
Son caractère primordial est de subir des variations constantes dans son intensité, soit légères d’un jour à l’autre, soit plus importantes et par poussées ; c’est bien souvent au cours d’une de celles-ci qu’on est ap-
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pelé à pratiquer un examen clinique, surtout chez l'enfant où la première poussée ictérique ou subictérique apparaît seule ou associée à d’autres signes de la maladie et attire pour la première fois l’attention.
Parmi les facteurs déclenchant des paroxysmes ictériques, on a souligné le rôle de la fatigue, des émotions, des épisodes génitaux. Ce sont les mêmes que ceux que l’on observe à l’origine des poussées de déglobulisation.
Aucun des signes habituels de rétention biliaire n’accompagne l’ictère ; il n’y a ni bradycardie, ni prurit, ni xanthelasma. Les urines sont limpides, d'abondance normale ; si parfois leur volume est réduit et lenr couleur rougeâtre, cet aspect ne rappelle en rien celui qu’elles présentent dans les ictères pa: obstruction. Elles ne contiennent pas de sels biliaires, mais par contre et dans tous les cas une quantité notable d’urobiline. Jamais elles ne donnent la réaction de Gmelin. L’ictère est donc du type acholurique. Cependant la présence de bilirubine a été souvent signalée à la suite de crises importantes de déglobulisation.
Les selles restent colorées, parfois même elles sont plus foncées que normalement. [’examen clinique les montre riches en stercobiline.
Tels sont les caractères de l’ictère dans la maladie hémolytique, mais s’il constitue comme nous l’avons dit son signe majeur, il n’en résulte nullement qu'il doive en être considéré dans tous les cas comme une
manifestation essentielle.