TANT
Son taux est d’ailleurs variable chez un même malade. Elle peut manquer dans les périodes de calme et réapparaître transitoirement au moment des poussées (obs. II, Thérèse L.…., et obs. VII).
Il faut noter qu'après splénectomie, la fragilité globulaire subit une amélioration parfois notable, mais ne disparaît pas complètement.
‘Ainsi deux points restent acquis :
La fragilité globulaire recherchée par les procédés que nous avons décrits coïncide bien avec une anomalie des globules rouges, mais nous ne pensons pas qu’elle soit la constante directe et le témoin fidèle de cette anomalie et de l’hémolyse qui en résulte.
D'autre part, il n’existe pas de corrélation étroite entre le degré de l’anémie et de l’ictère et celui de la fragilité globulaire. Dans notre observation V, la mère et la fille ont la même fragilité globulaire ; la première est ictérique et non anémique, la seconde n’a ni ictère, ni subictère et est atteinte d’une anémie très discrète. Une fragilité marquée peut même évoluer sans ictère et sans anémie.
En résumé la fragilité des globules rouges n’est pas absolument constante — elle n’est pas non plus pathognomonique de la maladie hémolytique, puisqu'elle peut se voir dans l’anémie pernicieuse, les anémies post-hémorragiques et quelques formes de leucémies. Cependant quand elle existe elle constitue avec la
microcytose et le pourcentage élevé d’hématies granuleuses un signe de valeur.
RCI