‹ La malaria [electronic resource]Chapitre 29 sur 32 · O.OI · texte numérisé non relu

O.OI

Vert- Malachite

i o.oo3r

48 — survie

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survie

survie

— lôg —

La fabrique Weiler-ter-Meere, à Uerdingen (Hollande) a fabriqué pendant un certain temps une couleur d'aniline plus énergique et moins coûteuse que le gallol, « la larvicide ,, ; mais ce produit ne se trouve plus dans le commerce.

Action culicide des substances suivantes sur les larves et nymphes de moustiques (Culex pipiens, C. annulatus)

à la Température de i8 à 20° c, d'après Celli

Numéro

Substances employées

Durée maxima de vital, des larves | nymphes

Snhition saturée de Sog

io-5o'

Permanganate K o,3-|-HCl 5%o

Solution sat. aq. de Na Cl

Poudre de chrysanthème (fleurs non épan.)

Poudre de chr3'-san thème 2'-' quai.

Pétrole 0,20 cm'' sur 100 cm^ de surface

Permanganate K 2"/o

Ammoniaque à 2 ° '0

Huile (couche mince recouvrant toute la surface)

Pétrole o.io cm^ sur 100 cm- de surface

Permanganate de K i.5 °/o

Poudre de chrysanthème (fleurs non épanouies) 0,006 °/oo

Formaline (aldéhyde formique à 40 °/o)

Chaux vive à 10 °/'oo

Poudre de chrysanth. 2<= quai. 0,06 °/oo

Il h.

Lysol 0,1 à 0,5 %

Lait de chaux à 10 °/o

Chlorure de chaux du commerce à i °/o

id. à I %o

Bichromate de K à i "/oo

Permanganate K à i °/o

C) Destruction des moustiques adultes.

La grande puissance de reproduction des moustiques, permet à priori de considérer comme utopique, toute tentative faite dans le but d'amener la destruction en masse des insectes adultes. Dans certaines régions infectées de l'Amérique, on a néanmoins cherché à y parvenir, en allumant le soir de grands feux par lesquels on espérait attirer et tuer les moustiques. Mais ce procédé, comme on pouvait s'y attendre, ne fut jamais que très imparfait dans ses résultats. Dans l'état actuel des choses, mieux vaut se détourner de ce côté de la question, et porter tous ses efforts vers l'application des mesures moins compUquées et plus facilement réalisables que nous avons préconisées dans les paragraphes précédents. Toutefois, comme nous le verrons plus loin (Ch. II § 3), la lutte contre les moustiques adultes peut jouer dans la prophylaxie privée, un rôle important.

Nous pouvons donc conclure qu'au point de vue de la prophylaxie générale, la dispensation gratuite de la quinine à tout malarique, est la mesure la plus indispensable, pour combattre la malaria dans les pays fortement affectés. C'est à l'emploi généralisé de la quinine que doit être attribuée, pour la plus grande part, la disparition des fièvres malariques dans plusieurs pays, sous nos climats principalement. Il s'en suit qu'une surveillance soutenue, et la cure systématique de tous les cas latents ainsi que des récidives printanières' s'imposent à la pratique, là où ces mesures sont applicables.

Nous pouvons conclure également que la lutte contre les moustiques adultes n'est guère réahsable que dans la proph)daxie individuelle ; qu'au point de vue de la prophylaxie générale, mieux vaut s'attaquer aux larves et aux nymphes, dont on peut déterminer assez facilement la mort au moyen du pétrole, d'infusions de tabac ou de chrysanthème.

Enfin, il est à noter encore, que les grands travaux d'assainissement, tels qu'ils ont été généralement compris et exécutés, n'ont guère contribué à amener la disparition des moustiques, et par suite, à diminuer la sévérité des épidémies malariques. A l'avenir, lors de

l'exécution de pareils travaux, l'hygiéniste devra surtout avoir en vue la disparition des collections aqueuses dans h voisinage immédiat des habitations humaines. Ce dernier facteur joint à l'emploi judicieux de la quinine, constitue la base de la prophylaxie générale.

Chap. il — PROPHYLAXIE INDIVIDUELLE

§ I. MOUSTIQUAIRES Moustiquaires autour du lit.

Les mesures prophylactiques de premier ordre que nous venons de signaler, ne doivent pas faire omettre, en attendant que l'homme soit sorti définitivement vainqueur de sa lutte contre les moustiques, l'application de mesures plus simples, mais non moins nécessaires. Tant que les moustiques n'auront pas été complètement chassés d'une zone malarigène, ou n'y auront pas été exterminés, les habitants de ces zône.s seront tenus à prendre des précautions spéciales tendant à les mettre autant que possible à l'abri des piqûres de ces insectes.

Pour atteindre ce but, l'un des moyens les meilleurs, et les plus en usage d'ailleurs, consiste dans l'emploi de la moustiquaire.

Avant de fermer la moustiquaire entourant un lit, on s'assurera avec beaucoup d'attention qu'aucun moustique ne sommeille, attaché à la face interne de la gaze. Si, au cours de cet examen, on en voyait un ou plusieurs, on les chasserait au moyen d'un essuie-mains ou d'un linge quelconque. Le lit étant préparé, et l'intérieur de la moustiquaire ayant été reconnu exempt de moustiques, on fermera le lit pour ne plus y toucher qu'au moment de se coucher.

La moustiquaire ainsi préparée pour la nuit, ne peut jamais pendre à terre. Les deux chefs libres, convenablement superposés, doivent être repliés sous le matelas

Le ht et la moustiquaire seront chaque jour préparés, ainsi que

nous venons de l'indiquer, au moins une lieure avant le coucher du soleil, c'est-à-dire avant que les moustiques ne prennent leur vol. Toute déchirure survenue dans une moustiquaire sera immédiatement réparée.

Moustiquaires métalliques aux portes et fenêtres.

L'usage

de la moustiquaire, limitée exclusivement au lit, est insuffisant dans la prophylaxie individuelle. Application doit également en être faite aux portes et fenêtres des appartements, sous forme de portes et fenêtres à treillis métalliques. On doit veiller, toutefois, à ce que ces moustiquaires ne gênent pas l'ouverture et la fermeture facile des portes et fenêtres ordinaires.

En Italie, elles sont devenues obligatoires dans les bâtiments des administrations publiques situés dans les zones nialarigènes. Il est de la plus grande utilité d'en préconiser et d'en répandre l'usage dans toutes les localités qu'attaque l'infection malarique.

Vérandas à clôture métallique.

Les Européens qui vivent en Afrique, et les habitants des zones malarigènes dans les pays méridionaux, aiment bien, on le conçoit, de se tenir à l'air le soir. Presque tous ont dans ce but, une sorte de galerie entourant leur maison, encore appelée véranda, où ils aiment à prendre l'air entre le moment du coucher du soleil et celui du repas du soir. Or, c'est précisément à ce moment que les moustiques prennent leur vol, et qu'ils s'attaquent avec le plus de persistance aux victimes qu'ils rencontrent sur leur route. C'est pourquoi ces vérandas devraient être complètement fermées au mo3^en d'un treillis métaUique à mailles étroites, de façon à ce que les habitants puissent, le soir, jouir à leur aise et en toute sécurité de ce bien-être qu'on éprouve au dehors dans les pays chauds, après une journée de fortes chaleurs. Chambres en treillis métallique portatives.

Dans les pays

tropicaux, les voyageurs éviteront de passer la soirée et la nuit dans les huttes des indigènes, qui, en raison de leur obscurité, sont des repaires de moustiques. Toutes les habitations en paille, présentent là bas, un grand danger sous ce rapport. C'est ainsi par

exemple, qu'au Congo belge, l'Etal a fait construire de d.t nce en distance, sur les routes suivies par les caravanes, des « chu.beck » c'est-à-dire des huttes en paille plus ou moins spacieuses destmees a abriter les Européens qui ont, pour se rendre d'un poste à un autre à franchir des étapes de plusieurs journées. Ces chimbecks abritent alternativement des personnes descendant de l'intérieur pour aller s'embarquer à la côte, c'est-à-dire d'anciens impaludés, et d autres nui récemment arrivées d'Europe, se rendent à leur lieu de destination. Il s'en suit que les moustiques qui ont élu domicile dans ces sombres demeures, et qui se repaissent de sang sur tous ceux qui y sont de passage, s'infectent sur les fiévreux, et transmettent leur infection les jours suivants, à d'autres personnes qui jusque là en étaient restées indemnes. De telles habitations sont donc pour ceux qui y pénètrent, une source permanente de dangers ; car tour à tour, l'anophélès s'y infecte, et infecte.

Les personnes qui ont à fournir de longues étapes, et qui, avant d'arriver à destination, doivent passer la nuit dans un certain nombre de localités où elles ne trouveront point d'habitation convenable, devraient être munies de chambres portatives en treillis métallique; ces chambres, qui peuvent être de différentes dimensions suivant le nombre de personnes pour lesquelles elles sont construites, sont formées d'un simple cadre rectangulaire en barreaux de fer, entre lesquels sont tendues des parois à treillis métallique.

On comprendra facilement toute l'importance que peut avoir pour une caravane en Afrique, la possession d'une ou de plusieurs chambres semblables. En admettant que le voyageur doive nécessairement passer la nuit dans une maison en paille, il aura toujours pour se préserver des moustiques la nuit, la moustiquaire dont il enveloppera son lit. La chambre à treilHs métallique lui permettra de se préserver des piqûres de ces insectes, durant l'intervalle de temps qui s'écoulera entre le moment du coucher du soleil et celui de se mettre au lit.

Dans cette chambre, à l'intérieur de laquelle on pourra disposer chaises et tables, le voyageur pourra se reposer, ou se livrer à ses occupations.

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