ACTE II
et Callimaco sont riches et de chacun d’eux, par divers moyens, je vais soutirer beaucoup. Il convient de garder la chose secrète, parce qu'il en va autant pour eux que pour moi de la dévoiler. Et quoi qu’il arrive, je ne m’en repens pas. Il est bien vrai que je crains des difficultés, parce que madame Lucrezia est sage et bonne; mais je l'enfilerai par sa bonté. Au fond, toutes les femmes ont peu de cervelle; et s’il en est une qui sait dire deux mots, on en prêche partout: au pays des aveugles, les borgnes sont rois. La voici avec sa mère, laquelle est vraiment une bête. Elle me sera d’un grand secours pour conduire l’autre à mes volontés.