‹ La Mansarde des artistes (volume 2)Chapitre 14 sur 19 · VICTOR , FRAIS V^ , AUGUSTE · texte numérisé non relu

VICTOR , FRAIS V^ , AUGUSTE

M. FRANVAT,, 56 levant et le regardant sortir.

Voyez, vous le gaillard... je me reconiiais-là... voilà comme j étais pour ma prenûère maladie an peu importante j aurais franchi les escaliers... et il faut ca, parce qu’un malade... je dis un bon malade, ça ne se trouve pas tous les jours. {H passe près de Victor , et regarde son tableau.)

AUGUSTE

Oui... il faut souvent se dépêcher...

cAsriLLE, sortant de la porte à droite , bas à u4uguste.

Je suis d'une inquiétude... je viens de parler à üucros... il ne veut rien entendre ; et si on ne lui donne pas le ta-» bleau , il va faire saisir.

AUGUSTE, zfe meme.

Ah î mon Dieu! comme ça va arriver... juste au oûliect

(lu dîner... {haut a Franval en riant) eh! Lien... vous dites donc?..

M. franval, qui , pendant ce temps ^ a toujours eu l'air de causer avec Victor.

Je disais que j’ai fait mon chemin, et que vous ferez le vôtre... parce que, quand on a de l’ordre, de l’économie, et qu’on n’a pas de dettes...

AUGUSTE,

Ca se trouve hien.

M. FRANVAL

Surtout (juand on ade la conduite et des mœurs., {aper-^ cevant Camille qui a passé entre lui et Victor) Quelle • est cette jeune fille?

AUGUSTE

C’est elle qui préside à notre petit ménage.

M. FRANVAL

Quoi! vous avez une gouvernante de cet âge!., mot ^

qui en ai renv oyé une de cinquante-cinq ans , parce que cela faisait jaser. • \

Non, Camille n’est pas ce que vous croyez... elle est chez elle.

* M. franval, s’inclinant.

Ce serait madame votre épouse!., combien je suis désolé.. . aussi je me disais : il est impossible (jue des jeunes gens aussi sages , aussi rangés...

VICTOR

Vous ne vous trompiez pas , monsieur, nous sommes dignes de votre estime; et cependant... il faut vous l’avouer, Camille...

franval.

Achevez.

CAMILLE

Est line jeune orpheline, élevée par eux, et qui ne com naît pas sur la terre d’autres parens , ni d’autres amis.

M. FRANVAL

Qu’entends-je!., mes amis!., quoi! vous pouvez rester ainsi?

CAMILLE

Pt qui peut s’en offenser. . . qui peut blâmer mon atni-

tië , ma rpconnaîssance?.. ne sont*ce point mes frères?.,: mon unique famillo?..

M. FRAKVAL.

D'accord^ mon enfant... mais songez donc que 1» monde. . .

CAMILLE

Ce monde dont vous me parlez... s’est-il jamais occupé de moi?., m'aurait- il secourue?., m’aurait-il protégée?.. Eux seuls ont daigné le faire... eux seuls seront pour moi le monde,, l'univers entier ; et jamais je ne les quitterai. AUGUSTE ET VICTOR.

N) nous non plus...

y^AMVAL. ^

Uvy*2 /

Z^/c/Tyir

Oui , Camiller.; monsieur a raison.., ou du moins il n’est qu’un seul moyen de ne pas nous séparer... ( avec émotion ) Auguste et Scipion vous aiment tous deux , et veulent vous prendre pour femme. . .

CAMILLE , à part.

Que dit-il?., lui, Victor. {On sonne)^

Ah! mon dieu ! c’est Ducros.

M. FBANVAL.

Encore un convive.

AUGUSTE

Ah ! c’est Soipion.

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