SCENE V
Les Mêmes, hors DUCROS.
AUGUSTE
L^excellente affaire!., que Victor se plaigne encore... c’est lui qui est notre sauveur, c’est lui qui nous tire d’embarras !.. Victor ! Victor !..
vicTon, sortant de la porte de gauche.
Tlli bien! <jii y a-i-il doue?., j ai cru que vous n’en finiriez pas.
SCIPION
Les galions sont arrives... ïout 1 or du ^^oiiveau IMonde... cinq cents francs... jamais nous n’avons été aussi riches, et cela grâces à toi...
VICTOR
Mais explique-moi donc.
SCIPION
Auguste te le dira... je cours à mes malades; M. Franval, mon vieux professeur, part demain pour la campagne, et J en son absence de trois jours, il m’a confié sa cliemelle... A propos de cela, mes amis, puisque nous voilà en fonds ^ il me semble qu’il serait convenable d’inviter aujourd'hui à dîner ce cher professeur... c’est un brave homme, un homme des anciennes méthodes.
AUGl’STE.
Et un gaillard qui a le mot pour rire , tu feras trèsbien... si en môme temps tu invitais ce jeune étudiant en droit , l’auteiu' de mon opéra-comique.
SCIPION
C’est trop juste... je m’en charge... Camille, tu auras soin de nous donner un petit dîner fin et délicat-
VICTOR
IMais^ mes amis, permettez donc...
SCIPION
Qu’est-ce que tu as à dire? c’est toi qui nous régale, c'est toi qui paie.
CAMILLE
Ah! Scipion... si en môme temps, puisque nous voilà ric'iies... vous vouliez faire raccommoder ma cliaine qui est ca.'=séc {la détachant de son cou ); je crains de pcrdie le portrait, et comme c’est celui de ma mère...
SCIPION
C est bien... c’est bien... je m’en charge... et en môme temps JC le ferai nettoyer à neuf chez le premier bijoutier.
VICTOR
Ah çà, il VOUS est donc arrivé des millions?...
SCIPION
Tomme tn dis, le terme est payé) et de pliis... nous somm en argent...
h'Vf C v* t, v**/*^ ^
(Sci/ilon sort en courant.)