‹ La manufacture nationale de Sèvres 1879-1887Chapitre 51 sur 106 · FORMULES · texte numérisé non relu

FORMULES

KAOLIN calciné.

<?\RLF

CARBONATE

de baryte.

SiO2.

BaO.

3AP03, 4BaO

APO3, 2BaO

A1203, 3BaO

AK)3, 3BaO

Chauffés dans le four de porcelaine nouvelle, à la température d'environ 1 350°, ces mélanges ont donné les résultats suivants :

6 a éprouvé un commencement de fusion, mais il est bouillonné ;

7 est assez bien vitrifié et glacé;

8 est parfaitement glacé et bien Iransparent : il ne iressaille point sur les pâtes renfermant beaucoup de quartz ;

9, qui ne diffère de 8 que par une acidité plus forte, est intermédiaire entre 6 et 7.

Les échantillons, cuits rapidement au four Perrot, sont, en général, mieux glacés et moins bouillonnes que ceux qui ont été cuits et refroidis lentement dans un grand four.

6° Silicates m APO*, ?iSr'0,pSi02.— On obtient, àl'aide de la strontiane, des résultats à peu près identiques à ceux que fournit la baryte. Toutefois, la strontiane donne un peu moins de fusibilité que la baryte. Elle ne provoque pas de bouillons comme cette dernière.

Les mélanges préparés à l'aide de cette base dérivent de ceux que nous avons indiqués, dans la catégorie précédente, par la substitution au carbonate de baryte d'une quantité équivalente de carbonate de strontiane ; celui qui renferme trois équivalents de strontiane pour un équi-

valent d'alumine et possède un degré d'acidité - = 3,60 a

glacé assez convenablement à la température de nos expériences.

7° Silicates wA/203, nZnO, pSiO2. — Aucun des mélanges préparés avec l'oxyde de zinc n'a pu fondre dans les conditions où nous nous placions : quelques-uns se sont agglomérés. Les limites entre lesquelles ont varié les compositions des silicates que nous nous proposions d'ob-

ZnO

server ont été de 1 à 3 pour le rapport ^jâQj e^ de 3,60

à 2,40 pour le degré d'acidité—. Lesrésultats obtenus avec

l'oxyde de zinc sont donc tout à fait comparables à ceux que donne la magnésie.

Cette première série d'essais permet de classer de la façon suivante les bases essayées, au point de vue de la fusibilité qu'elles apportent à un silicate double alumineux, dans lequel elles se substituent les unes aux autres en quantités proportionnelles à leurs équivalents :

Poids atomique.

1° Potasse 94,27 ) A1 r

- Soude 62,08 { AlcallS-

3° Baryte 153,20 \

4° Strontiane 103,50 f . . ..

M ' > Alcalmo-terreux.

5° Chaux 56

6° Magnésie 40 /

7° Oxyde de zinc 81 Oxyde métallique.

On remarque qu'en groupant ensemble les bases en bases alcalines et alcalino-terreuses, ce sont dans chaque groupe celles qui possèdent le poids atomique le plus élevé qui donnent le plus de fusibilité. Le fait se vérifie également pour les bases métalliques; nous n'avons à la

vérité expérimenté que l'oxyde de zinc, mais il est bien connu et bien établi que l'oxyde de plomb, qui sert pour les émaux de moufle et qui possède un poids atomique plus fort que l'oxyde de zinc, donne plus de fusibilité que celui-ci.

Nous avons cru remarquer également que le même ordre de classement peut être adopté pour exprimer la tendance de ces différentes bases à provoquer la tressaillure.

Enfin, d'une manière générale, nous avons constaté que, dans les limites dans lesquelles nous avons fait varier la composition de nos divers mélanges, la fusibilité est d'autant plus grande que le rapport de l'alumine à la base associée est plus faible et le degré d'acidité moins élevé; toutefois, cette règle ne doit pouvoir être applicable qu'entre certaines limites, et pour chacune des bases es-

. . base incolore

savées, il doit exister une valeur du rapport : :

J alumine

correspondant à un maximum de fusibilité pour un degré d'acidité donné.

Si nous considérons, par exemple, la chaux avec laquelle nous avons pu obtenir une couverte parfaitement fondue à la température de nos expériences, et que dans le silicate alumino-calcaire, nous fassions va-

. chaux

rier le rapport — : — de 0 a 1 intini, nous aurons, comme

alumine

termes extrêmes de notre série, d'une part, du silicate d'alumine simple, d'autre part, du silicate de chaux, tous deux également infusibles; il est donc certain qu'il existe

cli et u

une valeur du rapport — — correspondant à un maxi-

alumme

mum de fusibilité. Ilnous a paru que cette valeur du rapport

alumine

est d'autant moins forte que la base consibase incolore

dérée donne des silicates simples moins fusibles ; nous avons cru observer que pour la magnésie, par exemple, elle est très voisine de 2, tandis que pour la chaux elle serait supérieure à 3.

Série B. — En associant en proportions convenables deux mélanges à bases différentes, choisis parmi ceux que nous venons d'indiquer dans nos essais de la première série, on obtient après fusion un silicate renfermant deux bases incolores combinées à la silice et à l'alumine. Il était intéressant de rechercher si ce nouveau silicate présente un degré de fusibilité inférieur, égal ou supérieur à la moyenne de ceux des deux mélanges composants; la connaissance de la loi de variation de cette fusibilité pourrait en effet, si elle était suffisamment simple, permettre de préparer facilement une couverte fondant à une température donnée, à l'aide de deux autres couvertes plus ou moins fusibles.

Pour chercher à déterminer cette loi, nous avons mélangé deux à deux les silicates de chacune des bases essayées, en choisissant de préférence, pour opérer ces mélanges, ceux que nos premiers essais nous avaient indiqués comme étant les plus propres à remplir le rôle de couvertes aux températures dans lesquelles peuvent cuire les différentes pâtes de porcelaine. La composition des silicates obtenus par la fusion de ces divers mélanges peut s'exprimer d'une manière générale par la formule

mAl203, nB', pB\ qSiO2

B' et B" désignant successivement les diverses bases essayées m, n, p, q, étant des facteurs variables dans des rapports

simples, pour lesquels nous avons le plus souvent adopté les valeurs suivantes :

Ces nombres correspondent à un silicate renfermant équivalents égaux des trois bases et présentant le degré de

basicité g = 3,60.

Nous diviserons les mélanges de cette série en différentes classes, suivant que les bases des mélanges composants seront de même espèce ou d'espèces différentes.

1° Mélanges à bases alcalines. — La seule association qui puisse ainsi exister est celle de la soude et de la potasse. Nous avons indiqué dans la première série les défauts que présentent les couvertes obtenues à l'aide des frittes : les inconvénients que nous avons signalés se sont renouvelés pour la plupart des mélanges dans lesquels nous avons voulu introduire simultanément de la soude et de la potasse; nous avons toutefois pu préparer quelques mélanges à bases alcalines avec le feldspath; en faisant varier le degré de basicité d'un mélange feldspathique dans lequel le rapport de l'alumine aux alcalis est exprimé parla formule 7 APO3, 6 NaKO, nous avons composé la série suivante :

NUMÉROS

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