‹ La manufacture nationale de Sèvres 1879-1887Chapitre 69 sur 106 · ORGANISATION DES CONFÉRENCES · texte numérisé non relu

ORGANISATION DES CONFÉRENCES

Art. 7. — L'élève qui se sera le plus distingué par son assiduité et son travail sera désigné comme moniteur par M. le professeur Bonhommé.

Art. 8. — Le présent arrêté entrera en vigueur à partir du 3 mai prochain.

L'administrateur : Cu. Lauth.

Sèvres; le 3 mai 1879.

Conférences de M. Reiber.

Une série de douze conférences sur la « création des formes des vases et leur décor » sera faite à l'école de Sèvres par M. l'architecte Reiber.

Ces conférences commenceront le lundi 5 mai et continueront les lundi suivants, de 10 à 11 heures du matin. — Ces jours-là, les cours de M. Bonhommé auront lieu de 8 h. 1/2 à 9 h. 1/2 du matin.

L'administrateur : Ch. Lauth.

Sèvres, le 10 septembre 1881.

Conférence sur la porcelaine nouvelle.

L'administrateur fera mardi prochain, à 4 heures, une conférence sur les applications dont est susceptible la porcelaine nouvelle. Il prie Messieurs les artistes de vouloir bien y assister.

L'administrateur : Ch. Lauth.

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Sèvres, le 44 juin 1882.

Conférences de M. Milet.

Conformément au règlement de l'école, des conférences doivent être faites aux élèves sur la fabrication proprement dite, sur la partie chimique de la céramique, sur l'art décoratif.

Une première série de conférences aura lieu les 17, 21, 24 et 28 juin, de 5 à 6 heures, dans la salle des conférences.

Elles seront faites par M. Milet.

Les élèves devront prendre des notes ; le personnel est autorisé et même invité à y assister.

L'administrateur : Ch. Lauth.

Sèvres, le 1er juillet 1885.

Conférences de M. Ménard.

M. René Ménard, professeur à l'école des arts décoratifs, fera à la manufacture cinq conférences sur l'histoire de l'art décoratif chez les différents peuples et sur l'application des principes de cet art. — Elles auront lieu dans la salle des conférences les lundi 6, vendredi 10, mercredi 22, vendredi 24 et mercredi 9 juillet à 10 heures du matin.

L'administrateur invite MM. les artistes peintres et sculpteurs, ainsi que les élèves de l'école à y assister.

L'administrateur : Ch. Lauth.

XXXVII — XXXVIII — XXXVIII bis

Première conférence.

De l'art et de son origine. — L'art est un besoin inhérent à tout

CONFÉRENCES DE M MÉNARD

homme, non un caprice agréable pour quelques-uns. — L'art existe à un degré quelconque chez tous les peuples, à l'état rudimentaire chez les nations sauvages, à l'état perfectionné chez les nations civilisées.

L'art est exclusivement décoratif dans les temps primitifs ; ce qui caractérise les temps primitifs, c'est que le dessin qui couvre les surfaces est purement géométral et jamais perspectif, que la couleur est toujours posée en aplat, et cernée dans un contour, mais jamais modelée.

L'étude de l'ombre et de la lumière, d'où est né l'art du tableau, n'existe que dans les époques très avancées, et presque exclusivement dans les peuples modernes de l'Occident.

Le contact avec les peintres de tableaux, et l'examen de leurs ouvrages, ont entraîné les décorateurs à abandonner les principes qui leur avaient toujours servi de règles et amené les hésitations de l'époque contemporaine, hésitations qui étaient inconnues autrefois.

Deuxième conférence.

L'art égyptien est le* plus ancien que J'on connaisse et le premier dont on puisse apprécier la marche. — Toutes les formes employées dans la décoration l'étaient également dans l'écriture (dite hiéroglyphique), de telle façon que le dessin et l'écriture n'étaient à l'origine qu'une seule chose. — Les lettres dont on se servait pour écrire, avaient pour mission de traduire, non des sons comme les nôtres, mais des objets dont ils reproduisaient la forme, ou bien des idées qu'on exprimait par un objet ayant de l'analogie avec l'idée à énoncer. Ainsi le lion, qui est un animal, ou la force, qui est une abstraction, pouvait s'exprimer par la même lettre, qui a la forme d'un petit lion, et ainsi de suite pour tout ce qui pouvait s'écrire. — Delà une fixité de formes, qui est nécessaire pour déterminer une écriture, mais qu'on retrouve également dans la décoration, et qui constitue des types dont les caractères généraux peuvent se résumer ainsi:

1° La forme d'un objet ou d'un animal est représentée en géométral et jamais en perspective, ce qui eût rendu la lettre illisible. De là absence de raccourcis : un animal est représenté de profil et dans sa plus grande longueur, et allant de droite à gauche, jamais venant de face, ou vu par derrière. Pour l'homme, dont la forme a semblé beaucoup plus complexe, on a montré la tête de profil, la poitrine de face et les jambes de profil, etc.

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2° La teinte, toujours conventionnelle et couchée en aplats, s'applique à une espèce, non à un individu. Ainsi un ton de chair briqueté veut dire un Egyptien, blanc rosé un Européen ou homme du Nord par rapport à l'Egypte, jaune un Asiatique, noir un nègre ou homme du Sud. — Il en est de même pour les animaux ou les plantes, ou parties de plantes, la fleur étant déterminée par un ton, la feuille par un autre.

3° Les dieux étant des abstractions, dont la qualité particulière doit être lisible, ont emprunté la forme de leur tête à l'animal qui possède au plus haut degré cette qualité. Ainsi, Ammon, le Dieu qui donne la vie aux êtres, prend la tête du bélier, générateur du troupeau, et il en est de même pour les dieux à tête d'épervier, d'ibis, de chacal, dont le visage peut sembler grotesque, mais n'est jamais arbitraire.

4° Les plantes employées dans la décoration ont toujours un caractère symbolique, de là l'importance donnée à la fleur du lotus, emblème d'immortalité, etc.

Troisième conférence.

Le style égyptien a été le point de départ de tous les styles de date postérieure, qui n'en sont en quelque sorte que des transformations. Il faut excepter toutefois l'extrême Orient (Inde, Chine, Japon), qui forme un groupe à part, qu'il est difficile de rattacher aux autres. — L'Afrique, la Perse et l'Asie Mineure ont emprunté à TÉgypte ses ornements, mais sans lui prendre son culte, en sorte que les ornements symboliques ou emblématiques ont perdu toute leur signification première et sont devenus de simples caprices. Par la même raison les dieux ont perdu leurs têtes d'animaux. — Les monuments de l'ancienne Asie sont trop rares pour qu'on puisse déterminer bien nettement le style décoratif qui a été employé. Ce qu'il est bon de constater en passant, c'est l'importance qu'a prise dans ces pays la céramique architecturale. L'absence complète de carrières aux environs de Babylone, et la difficulté de se procurer des pierres à Ninive, a fait adopter dans ces pays un mode de construction dont la brique et le bois étaient les matériaux, et dont un revêtement céramique formait la décoration extérieure. Quelques fragments du palais de Korsabad, et quelques briques émaillées de Babylone sont aujourd'hui tout ce qui en reste. — C'est par l'Asie Mineure que les formes décoratives employées en Asie se sont introduites en Grèce. L'Asie, qui les

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tenait de l'Égypte, les avait déjà transformées, mais la Grèce, tout en les empruntant, les a complètement métamorphosées. — Les principaux caractères de l'art grec peuvent donc se résumer ainsi : 1° pour la figure humaine, l'idée de beauté implique toujours la force musculaire pour les hommes, et la grâce des mouvements pour les femmes. De là l'énorme importance donnée dans l'éducation à la gymnastique et à la danse. 2° Pour les emblèmes religieux, les dieux grecs sont toujours représentés sous la forme humaine, sans emprunts à l'animalité et accompagnés d'attributs qui déterminent leurs caractères particuliers. La forme que prend le dieu répond toujours à sa qualité morale ou physique. Ainsi la majesté est en quelque sorte l'apanage particulier de Jupiter, comme la souplesse convient à Mercure, la grâce à Vénus, la gravité conjugale à Junon, la mollesse efféminée à Bacchus, etc. Enfin les animaux ou les plantes qui sont donnés pour attributs aux dieux ne sont jamais choisis arbitrairement et répondent à leur caractère, à leurs habitudes ou à leurs légendes, comme on le voit pour le chêne, le laurier, la vigne, etc.

Le vêtement ou draperie n'est réputé beau que lorsqu'il accompagne et fait valoir le corps humain, et l'étude de la statuaire prouve assez qu'il n'est pas autant que de nos jours soumis aux caprices changeants de la mode.

Le style monumental est caractérisé par la recherche du rythme et des alternances. Dans l'architecture, les Grecs ont constitué les ordres, c'est-à-dire le rapport qui existe dans la forme et la proportion des parties qui forment un tout, et ils ont apporté le même esprit dans leur décoration. Si une palmette surgit de bas en haut, sa voisine prendra sa direction de haut en bas. La forme arrondie desoves contraste avec la forme aiguë des fers de lance, et dans les moulures, on voit toujours les baguettes plates alterner avec les bandes arrondies, et les moulures saillantes alterner avec les moulures rentrantes. — Gomme tous les arts de la Grèce, la céramique a son point de départ en Asie, et c'est pour cela qu'on donne le nom de vases de style asiatique, à ceux dont la décoration consiste en quadrillés, ou en bandes d'animaux disposés par zones et marchant autour de la panse du vase. Dans la grande époque, les sujets mythologiques, toujours accompagnés d'ornements, forment la décoration des vases.

La forme architecturale est presque toujours fort belle et le décor d'un dessin élégant, mais le coloris est très monotone et ne peut en aucune façon être comparé à celui de la céramique orien-

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taie. Les vases à figures noires sur fond rouge ou jaune passent pour être les plus anciens et les vases à figures rouges ou jaunes sur fond noir sont relativement plus récents.

Après la conquête macédonienne, le goût de l'orfèvrerie venu d'Asie a complètement remplacé celui de la céramique d'art, et la fabrication des poteries s'est bornée à des objets usuels de peu de valeur.

Quatrième conférence.

Rome a été le trait d'union entre le monde antique et le monde moderne. — L'art étrusque avait marché parallèlement avec l'art grec, mais sans s'élever aussi haut. Ce qui le caractérise c'est l'emploi de la voûte qui est toujours assez rare en Grèce, et qui est un des traits de l'architecture romaine, et dans la céramique, la fabrication des poteries à relief. — Malgré quelques différences, les idées grecques ont fini par prédominer en Italie, comme ailleurs, mais à partir de l'empire romain, l'invasion des mœurs orientales commence à se faire sentir, et leur triomphe est complet sous Constantin.

L'art byzantin qui surgit alors peut se caractériser ainsi : 1° Dans l'architecture, les coupoles remplacent les toits inclinés avec leurs frontons triangulaires, en même temps que le chapiteau cubique, couvert d'ornements gravés en creux, se substitue à l'ancien chapiteau à cloche renversée, décoré de feuillages; — 2° La peinture, favorisée par l'emploi de la mosaïque et des émaux, arrive aux plus riches colorations, en même temps que le dessin abandonne les principes symétriques de l'ancienne Grèce, pour devenir capricieux.

L'art arabe dérive du byzantin. Il supprime l'emploi delà figure humaine, mais en apportant dans la décoration un élément nouveau, par les inscriptions répandues partout. Les lettres arabes, par leurs formes élégantes, ajoutent un grand charme à l'ornementation arabe, qui est surtout formée denlacements géométriques où domine la forme étoilée.

La flore, qui n'a qu'une importance secondaire dans la décoration mauresque, garde pourtant la première place lorsqu'on approche de la Perse. La céramique hispano-mauresque est caractérisée par ses reflets métalliques, mais ces tons irisés vont en s'effaçant à mesure qu'on s'approche de la Perse, où dominent les teintes des fleurs, disposées sur un fond blanc laiteux d'une douceur incomparable. La flore et même la faune jouent un

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grand rôle dans cette décoration, et les combinaisons géométriques, provenant de l'intersection des lignes droites, deviennent de plus en plus rares.

En Inde, où l'industrie des tissus est prédominante, nous trouvons la recherche d'un éclat neutralisé dans l'ensemble, et où la richesse des teintes se manifeste surtout dans les détails toujours assez minces qui composent un ornement hindou.

La flore, ou la faune traitée conventionnellement forme la base de la décoration chinoise, et la figure, complètement supprimée dans l'art arabe, reprend au contraire une certaine importance.

Les traits caractéristiques de l'art chinois sont : 1° Le sentiment de la beauté des proportions et de l'harmonieuse cambrure des formes, qui est le premier principe de l'art grec appliqué à la figure, a complètement disparu et est remplacé par un certain penchant à la bizarrerie et un goût déterminé pour les lignes tourmentées ; 2° Dans l'ornementation, le système des alternances symétriques, chères à l'esprit grec, fait place à la recherche de l'imprévu et des formes jetées capricieusement sur une surface. On peut donc dire que l'art chinois est en quelque sorte l'antipode de l'art grec, et si la Grèce garde une incomparable supériorité sous le rapport de l'équilibre et du balancement des lignes, l'extrême Orient est sans rival pour la délicieuse harmonie de ses teintes.

Cinquième conférence.

Dans la première partie du moyen âge, en Occident, la décoration se forme avec trois éléments d'origine très différente. — 1° Le vieux style latin, qui répond à Rome dégénérée, et reproduit machinalement des formes ornementales copiées sur les précédentes, mais dont le principe est pour ainsi dire ignoré ou tout au moins oublié. — 2° Des emblèmes chrétiens s'introduisirent forcément dans ces vieux types dont ils modifient peu à peu le caractère. L'ancre de sal ut, la croix, les calices, et plus tard les crosses, les mitres et la représentation des tabernacles, imposés à l'ornemaniste par nos croyances, prennent dans le décor une importance toujours croissante- — 3° L'ornement dit cedique, particulier aux races occidentales et septentrionales, et composé presque exclusivement d'entrelacs et de rubans, se fait jour partout, mais principalement sur les miniatures, en dépit de la tradition latine et en dehors des emblèmes religieux. — A ces

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trois éléments principaux, se joignent des ornements byzantins et arabes, que le commerce introduit dans nos usages.

Pendant toute la première partie du moyen âge, l'art a été exclusivement pratiqué par des moines, mais après l'émancipation des communes, les artisans laïques, parfaitement illettrés, se sont mis de la partie, et leur ignorance des emblèmes chrétiens aussi bien que des traditions latines, a amené la création d'un style nouveau qui est l'art ogival. L'emploi universel des ogives a donné à l'ornementation géométrique un caractère absolument spécial, et l'étude de la flore nationale s'est substitué à celle des emblèmes religieux qu'avait adopté le christianisme naissant.

Les principaux caractères de la décoration dans la période ogivale sont : 1° Dans la figure humaine, la longueur démesurée des saints, dont le corps n'exprime aucune forme, par la raison qu'on n'étudie pas le nu, mais dont la maigreur indique le jeune et le caractère ascétique, et dont l'attitude est uniformément celle de la prière — par opposition, le mouvement toujours bizarre et contourné desdiables etdes damnés, qui semblaient autrefois effrayants et qui paraissent aujourd'hui ridicules ; — 2° Dans la faune, la création d'une foule d'animaux fantastiques, que l'histoire naturelle ne reconnaît pas, mais qui répondent aux légendes du temps ; — 3° Dans la flore, l'exactitude minutieuse avec laquelle l'artisan reproduit le chou, l'artichaut et les plantes dont il a les modèles dans son petit jardin. — Les vitraux donnent une grande importance à la verrerie, pendant le moyen âge, tandis que la céramique compterait à peine comme art, si elle n'avait pas ses carrelages.

C'est le contraire qui a lieu sous la renaissance. Le vitrail coloré disparaît pour faire place aux vitres incolores, et la céramique se couvre des plus riches colorations. Les caractères de la décoration à cette époque sont : 1° L'art se rattache autant que possible aux traditions antiques, mais comme on les connaît fort peu, les artistes, qui se croient imitateurs, demeurent originaux; 2° Les sujets païens, chers aux peintres et aux sculpteurs, se montrent partout dans la décoration, et on trouve jusque sur les assiettes, des divinités grecques et des héros romains. Une certaine confusion s'établit entre l'art du décorateur et celui du peintre de tableaux, auquel le premier emprunte souvent ses compositions, mais en en modifiant toujours la couleur dans un sens purement conventionnel. Les fabriques d'Urbino, Chaffagiolo, Deruta, etc., reproduisent des tableaux, mais en les modifiant toujours de manière à conserver à la céramique le caractère

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décoratif qu'elle doit avoir; 3° L'ornementation formée d'arabesques, auxquelles se mêlent des figures, des animaux et des plantes, n'a ni la pureté, ni la rigidité de Fart grec, mais elle est bien autrement capricieuse et vivante.

Dans la période suivante, la décoration prend un caractère grandiose et un peu massif dans l'architecture, mais elle demeure capricieuse et colorée dans le meuble, et le genre inauguré par Boule, se transforme peu à peu jusqu'au style rocaille. La céramique française, qui dans la Renaissance avait produit les faïences d'Oiron et les poteries de Bernard Palissy, voit ensuite se développer les manufactures de Nevers et surtout de Rouen, dont le décor à centre rayonnant a toujours été fort apprécié.

La figure se montre, en même temps que quelques imitations de la Chine dans la fabrique hollandaise de Delft, mais elle se manifeste surtout dans les porcelaines de Saxe et ensuite dans celles de Sèvres à la fin du dix-huitième siècle.

Mais les figures ne suffisant pas pour faire un tableau, conservent toujours dans une certaine mesure les vraies données décoratives.

C'est seulement au commencement de ce siècle, sous l'influence classique de David, que tous les genres ont été confondus, et qu'on a commencé à traiter de la même manière les surfaces courbes et les surfaces plates. On a peint sur des vases de forme arrondie de véritables tableaux, toujours conçus dans un style réputé noble, et qui ont remplacé les bergerades et les arlequinades de l'époque précédente. On a abandonné aujourd'hui cette manière de voir, résultant d'une théorie étroite et exclusive, et la plupart de nos décorateurs de Sèvres, tout en conservant à la porcelaine la finesse qu'elle doit avoir, cherchent le décor, soit dans les sculptures adoptées à la surface, soit dans les peintures sans modelé, comme il convient à une surface courbe.

Sèvres, le 3 novembre 1879.

Note relative au chauffage à prix réduit.

L'administration informe le personnel que, sur sa demande, M. le directeur de la compagnie parisienne de chauffage et d'é-

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clairagc accorde une réduction de dix centimes par hectolitre de coke livré à domicile à toute personne attachée à l'établissement, sur la présentation d'une lettre d'authenticité qui sera délivrée au secrétariat de l'administration.

L'administrateur : Ch. Lauth.

Sèvres, 22 décembre 1879.

Augmentation momentanée de traitement.

L'administrateur a la satisfaction de porter à la connaissance du personnel que, sur sa demande, M. le sous-secrétaire d'État des beaux-arts a bien voulu, à cause de la rigueur de la saison, donner une allocation supplémentaire de 10 p. 100 sur les mois de novembre et décembre pour tous les employés dont les traitements sont de 1500 francs et au-dessous.

L'administrateur : Ch. Lauth.

Sèvres, le 7 avril 1883.

Création d'un réfectoire.

A partir du lundi 9 avril 1883, un réfectoire sera mis à la disposition des personnes dont le domicile se trouve éloigné de la manufacture.

En conséquence, il est interdit de prendre dorénavant ses repas dans les ateliers; il sera fait exception pour des cas de force majeure dont le chef de service devra être prévenu.

MM. les artistes, ouvriers et élèves qui désirent déjeuner au réfectoire sont priés de se faire inscrire au bureau du secrétaire de l'administration.

L'administrateur : Ch. Lauth.

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