ACTE IY, SCENE III
Rien, docteur, rien!
GERTRUDE
Laissez-moi lui dire deux mots.
vernon a part Quel est donc l'intérêt qui peut empêcher une jeune fille de parler, quand elle est victime d'un pareil guet-apens.
GERTRUDE
Eh ! bien, Pauline, vous n'avez pas eu longtemps en votre possession les preuves de l'accusation ridicule que vous vouliez porter à votre père contre moi !
PAULINE
Je comprends tout, vous m'avez endormie pour me dépouiller.
GERTRUDE
Nous sommes aussi curieuses l'une que l'autre, voila tout. J'ai fait ici ce que vous avez fait chez Ferdinand.
PAULINE
Vous triomphez, madame, mais bientôt ce sera moi.
GERTRUDE
Ah ! la guerre continue.
PAULINE
La guerre, madame?... dites le duel ! L'une de nous est de trop.
GERTRUDE
Vous êtes tragique !
vernon, à part.
Pas d'éclats, pas la moindre mésintelligence apparente! ah ! quelle idée !... Si j'allais chercher Ferdinand? (Il veut sortir.
GERTRUDE
Docteur !
vernon.
Madame?
GERTRUDE
Nous avons à causer ensemble. (Bas.) Je ne vous quitte pa« que vous ne m'ayez rendu...
VERNON
J'ai mis une condition...
PAULINE
Docteur !
VERNON
Mon enfant ?
PAULINE
Savez-vous que mon sommeil n'a pas été naturel?
VERNON
Oui, vous avez été endormie par votre belle-mère , j'en ai la reuve... Mais, vous, savez-vous pourquoi?
PAULINE
Oh! docteur! c'est...
Docteur !
PAULINE
Plus tard, je vous dirai tout.
VERNON
Maintenant , de l'une ou de l'autre , j'apprendrai quelqre chose... Ah pauvre général!
GERTRUDE
Eh bien! docteur?